Test Portkeys LS7P : moniteur 7 pouces wireless, SDI et touch focus pour Nikon, Sony, Canon et multicam

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Test du Portkeys LS7P : un moniteur 7 pouces complet, pensé terrain, très malin sur le contrôle caméra, mais pas sans défauts.

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Sur le papier, le Portkeys LS7P coche beaucoup de cases : écran 7 pouces, contrôle caméra sans fil, touch focus, SDI, HDMI, outils d’exposition avancés, multicam, le tout pour un prix qui reste sous la barre symbolique des moniteurs vraiment chers.

Je l’ai testé parce que je cherchais un remplaçant plus grand à mon Portkeys BM5IV WR. Depuis que j’utilise le Nikon ZR et son écran énorme, les moniteurs 5 pouces me semblent franchement petits. Je voulais donc un écran 7 pouces, mais pas un truc bas de gamme acheté au hasard sur Amazon.

Mon cahier des charges était assez clair : pouvoir contrôler mes caméras, notamment le Nikon ZR, le Z9, le Z8 et le Z6III, le faire si possible sans monopoliser le port USB-C, et garder une luminosité suffisante pour tourner dehors, en été, à Marseille. Le LS7P semblait cocher toutes les cases. Portkeys m’en a envoyé un pour test, et voici mon retour.

Le Portkeys LS7P peut contrôler votre caméra sans câble USB-C

La première grosse force du LS7P, c’est le contrôle caméra sans fil. Le moniteur peut se connecter à la caméra en Wi-Fi et piloter certains réglages directement depuis l’écran, sans câble USB-C dédié au contrôle.

Une main manipule un moniteur Portkeys LS7P branché en wireless à une Nikon Zr.

Je peux ici contrôler à distance mon Zr avec le Portkeys LS7P.

La compatibilité annoncée est large : ARRI, RED, Sony, Nikon, Canon, Panasonic et Blackmagic. Fuji semble rester sur le banc de touche, mais pour le reste, on couvre déjà une grosse partie du marché.

La connexion est simple : on active le Wi-Fi de la caméra, on lance une recherche depuis le moniteur, puis on suit la procédure d’appairage. Chez Nikon, il faut entrer un mot de passe. Une fois le boîtier ajouté, il reste en mémoire dans le LS7P, ce qui évite de refaire la procédure à chaque connexion.

Une fois connecté, on peut accéder à plusieurs réglages selon la marque et le modèle de caméra :

  • balance des blancs, avec la possibilité de choisir une valeur précise ;
  • correction d’exposition ;
  • ouverture ;
  • vitesse d’obturation ;
  • ISO ;
  • modes de prise de vue ;
  • déclenchement de l’enregistrement.

Ce n’est pas exactement la même expérience selon les marques, mais l’idée est là : l’écran devient un vrai point de contrôle, pas seulement un retour image plus grand.

Le touch focus est pratique, mais pas parfait avec Nikon

Le LS7P propose aussi un menu dédié au focus. On peut choisir le mode de mise au point, gérer la box AF et utiliser le touch focus. En clair, on touche l’écran pour indiquer à la caméra où faire le point.

Une main gantée touche l’écran d’un moniteur de caméra affichant un petit dinosaure

Sur le principe, c’est excellent. Dans les faits, avec Nikon, il faut nuancer. Le touch focus du LS7P est précis, il ne pompe pas, mais il est très rapide. Si je tape sur l’écran du Nikon ZR, la transition peut être douce parce que je l’ai paramétrée comme ça dans le boîtier. Si je fais la même chose depuis le LS7P, le changement de point devient beaucoup plus brusque.

Donc pour moi, ce touch focus est très utile avant d’appuyer sur REC, pour placer rapidement le point. En revanche, pendant une prise, je ne le trouve pas vraiment exploitable si on cherche une transition douce.

Attention quand même : ce comportement est lié à Nikon. Chaque marque gère son software différemment, et Nikon n’est pas exactement la référence mondiale sur ce terrain. Si vous avez déjà essayé de connecter un Ronin ou SnapBridge à un Nikon Z, vous savez de quoi je parle. Chez Sony ou chez d’autres fabricants, le comportement peut être plus agréable.

À quoi sert vraiment le contrôle wireless sur un moniteur caméra ?

Sur le terrain, le contrôle sans fil n’est pas un gadget. Il répond à trois besoins très concrets.

1. L’accessibilité sur un rig compliqué

Si votre boîtier est monté sur une gimbal, une steadycam ou un rig un peu alambiqué, les contrôles de la caméra peuvent devenir pénibles à atteindre. Or l’écran est souvent l’élément le plus visible et le plus accessible pour l’opérateur. Pouvoir régler la caméra depuis le moniteur devient donc très pratique.

Caméra professionnelle montée sur une voiture.

Ici, la caméra était rigguée à l’extérieur de la voiture. L’opérateur la contrôlait depuis l’habitacle.

2. Un flux vidéo propre pour le client

J’aime garder les informations techniques sur l’écran de la caméra, mais envoyer un flux vidéo propre au moniteur externe. Ce flux peut aussi partir vers un client, un DA ou quelqu’un qui valide le cadre. Ces personnes n’ont pas besoin de voir mes grilles, ma waveform ou les paramètres caméra.

Personne filmant une scène sombre avec une caméra équipée d’un moniteur

Ici, le flux vidéo envoyé aux moniteurs est le plus minimaliste possible.

Le problème, c’est que si je dois vérifier rapidement une ouverture ou une valeur ISO, je dois normalement retourner voir l’écran du boîtier. Avec le LS7P, je peux faire apparaître ces infos directement sur le moniteur de contrôle, les vérifier, éventuellement les modifier, puis revenir à mon image propre.

3. Libérer le port USB-C

Oui, il faut toujours un câble HDMI ou SDI pour récupérer le flux vidéo. Mais si le contrôle passe en wireless, on évite d’occuper le port USB-C. Sur un hybride, c’est précieux, surtout si ce port sert déjà à alimenter la caméra via une V-Lock. Si vous avez un Z8 avec deux ports USB-C, vous êtes plus tranquille. Mais sur beaucoup de boîtiers, c’est un vrai sujet.

Le contrôle multicam du LS7P est une vraie bonne idée

Autre fonction très intéressante : le contrôle de plusieurs caméras depuis un seul moniteur. Un moniteur Portkeys maître peut communiquer sans fil avec jusqu’à quatre autres moniteurs Portkeys compatibles, avec une portée annoncée jusqu’à 50 mètres.

Deux appareils photo professionnels avec moniteurs externes affichant un studio de tournage

Les deux appareils sont contrôlés par un seul moniteur Portkeys.

Dans mon cas, j’avais un LS7P connecté au Nikon ZR et un BM5IV WR sur un Nikon Z50II. Quand je lançais l’enregistrement sur le Z50, cela déclenchait aussi l’enregistrement sur le ZR. Pour du multicam, c’est vraiment confortable.

Les moniteurs compatibles cités dans le script sont notamment :

  • LS7P ;
  • LH7P ;
  • LH5PII ;
  • BM7IIDS ;
  • BM5IV WR.

Si vous tournez de l’interview, de l’événementiel ou du mariage en solo, c’est typiquement le genre d’option qui peut vous éviter de courir vers une caméra fixe pour lancer un REC trop tôt, trop tard, ou de vous retrouver avec vingt minutes de rush inutile.

HDMI, SDI et cross convert : le point qui m’a fait râler

Côté connectique, le LS7P propose du solide : un SDI in, un SDI out, un HDMI in et un HDMI out. Sur le papier, c’est très bien. En pratique, il faut connaître une limite importante : le LS7P ne fait pas de cross conversion HDMI vers SDI.

Une main gantée tient un le Portkeys LS7P et montre les deux ports SDI.

Les ports SDI du Portkeys LS7P.

Caméra tenue à la main, avec les ports HDMI IN et HDMI OUT visibles

Les ports HDMI du Portkeys LS7P.

Dans ma configuration habituelle, j’envoie le signal de la caméra vers mon moniteur en HDMI, puis je récupère le flux pour l’envoyer vers mon DJI Transmission en SDI. Dès que je peux éviter le HDMI au profit du SDI, je le fais : c’est plus fiable, plus solide, et les câbles sont souvent moins pénibles sur un rig.

Avec le LS7P, ce workflow ne fonctionne pas comme ça. Si votre signal entre en HDMI, il sort en HDMI. Si votre signal entre en SDI, vous pouvez le sortir en HDMI, mais avec une grosse perte de qualité. Donc si vous comptiez utiliser le LS7P comme petit convertisseur HDMI vers SDI, oubliez.

Pour un vidéaste solo, ce n’est pas forcément dramatique. Mais si vous donnez souvent un retour écran à un client, un DA ou un pointeur, il faudra penser votre rig en conséquence.

Le support arrière pour transmetteur ou récepteur change beaucoup de choses

Portkeys livre le LS7P avec un accessoire qui permet de fixer un module de transmission à l’arrière du moniteur. On peut l’installer à l’horizontale ou à la verticale, et il donne accès à un port NP-F femelle.

Grâce à ça, un transmetteur vidéo peut être alimenté directement par l’écran. Pas besoin d’ajouter une batterie ou un câble d’alimentation supplémentaire vers une V-Lock. Il suffit de brancher un mini-câble HDMI et le setup devient beaucoup plus propre.

On peut aussi remplacer le transmetteur par un récepteur. Dans ce cas, le LS7P devient une station de commande déportée : un opérateur à distance peut contrôler le cadre, gérer certains paramètres caméra et même faire le point, selon la configuration.

Pour une caméra placée dans un endroit difficile d’accès, sur une voiture, en hauteur ou sur une grue, c’est le genre de détail qui peut réellement simplifier une production.

Intégrer le LS7P sur un rig : léger, mais pas toujours simple

Le LS7P pèse 409 g. Pour un 7 pouces, c’est plutôt léger. Il faut évidemment ajouter le poids d’une batterie NP-F si vous l’alimentez comme ça, mais on peut aussi utiliser le câble d’alimentation fourni pour passer sur V-Lock.

L’écran propose trois pas de vis avec trous de calage : en bas, en haut et sur le côté pour un rig vertical. Sur ce point, rien de très exotique.

Là où ça devient pénible, c’est le placement des ports HDMI. Les ports SDI sont accessibles sur le côté, mais les HDMI sont placés en bas. Sur le papier, c’est propre, parce que les câbles pendouillent moins. Dans la vraie vie, le HDMI out est trop proche du pas de vis : avec certains câbles, même coudés, ça ne passe pas.

La solution que j’ai trouvée, ce sont les câbles HDMI plats pour drone, ultra low profile. J’ai pesté contre le moniteur à cause de ça, mais au final, cette contrainte m’a fait découvrir un type de câble que j’ai fini par adopter sur plusieurs rigs. C’est un mal pour un bien, mais il faut le savoir avant d’acheter.

Des mains gantées tiennent un câble avec un connecteur métallique HDMI.

Les boutons physiques du Portkeys LS7P

Une fois le moniteur riggé, les boutons physiques restent utiles. En haut, on trouve le bouton power et un bouton pour verrouiller le tactile. C’est pratique pour éviter une fausse manipulation, surtout avec le touch focus.

À côté, Portkeys place quatre boutons personnalisables. Par défaut, on retrouve des raccourcis classiques comme le focus peaking, le zebra, les false color et la waveform, mais on peut assigner d’autres fonctions selon son workflow.

Qualité de la dalle : grand confort, mais pas une référence couleur

La base d’un moniteur, ça reste le retour image. Et sur ce point, la taille de 7 pouces change vraiment le confort. Le passage depuis un 5 pouces se sent beaucoup plus que ce que les chiffres laissent imaginer. Pour cadrer, faire le point ou montrer l’image à quelqu’un à côté, c’est nettement plus agréable.

Le contraste annoncé est de 1000:1 et la résolution est de 1920 x 1080 px. C’est propre, sans être exceptionnel. La dalle est en 10 bits, mais en réalité sur du 8+2 FRC, comme beaucoup de moniteurs terrain de cette catégorie, y compris chez Atomos ou chez Portkeys. Pour du monitoring, c’est suffisant.

L’angle de vue de 80° dans toutes les directions est un vrai plus si vous tenez votre rig dans des positions un peu dynamiques. En revanche, la luminosité de 1 000 nits mérite d’être nuancée.

En intérieur ou par temps mitigé, aucun problème. En plein été à Marseille, ça peut devenir un peu juste. Ce n’est pas inutilisable : sur une prestation au MUcEM à 16 h, il a très bien fait le travail. Mais personnellement, je préfère encore mon BM5IV WR et ses 2 000 nits sur ce point.

Un caméraman filme une femme allongée sur une terrasse avec vue sur la mer

En clair : le LS7P est taillé pour le monitoring terrain, pas pour servir de référence couleur ultra fidèle. Son rôle, c’est de vous aider à cadrer, faire le point et exposer correctement.

Outils de monitoring : le LS7P coche beaucoup de cases

Le LS7P propose à peu près tout ce qu’on attend d’un moniteur sérieux :

  • focus peaking ;
  • zebra ;
  • false color ;
  • waveform et waveform RGB ;
  • volume audio ;
  • histogramme ;
  • cadre de crop pour zoomer dans l’image ;
  • image capture avec overlay ;
  • HDR HLG ;
  • check field ;
  • guides et grilles ;
  • desqueeze anamorphique ;
  • fausses couleurs Log.

J’aime bien la logique d’interface : quand on active un outil, les réglages associés apparaissent directement en dessous. C’est plus intuitif que certains menus Portkeys plus anciens, notamment ceux du BM5IV WR, qui demandent un vrai temps d’apprentissage.

Log Stops : un outil d’exposition intéressant, avec une limite importante

L’outil que Portkeys met en avant sur ce LS7P, c’est le Log Stops. L’idée est de lire le signal Log et de le découper en zones d’exposition autour du gris moyen 18 %, avec six stops au-dessus et six stops en dessous.

Thermographie d’un dinosaure sur un écran, avec une échelle de couleurs en bas

L’outil Log stops de Portkeys.

En pratique, cela permet de visualiser rapidement ce qui est propre, ce qui commence à partir en vrille, et surtout la marge restante avant de cramer les hautes lumières ou de boucher les ombres.

Le plus intéressant, c’est la personnalisation. On peut choisir les zones affichées, leurs couleurs, et adapter l’outil à sa manière d’exposer. Si vous bossez de manière méthodique, ou avec un directeur photo très précis sur les ratios d’exposition, c’est vraiment utile.

Mais il y a un piège : si une LUT est activée, le LS7P prend en compte la prévisualisation avec cette LUT. L’exposition peut donc être faussée. Si vous utilisez Log Stops, faites-le sans LUT de conversion REC709.

Les vrais points négatifs du Portkeys LS7P

Le LS7P n’est pas parfait, et certains défauts se ressentent vite sur le terrain.

Le premier, c’est le temps d’allumage et la réactivité générale. Comptez 14 secondes pour allumer le moniteur. Le moniteur est lent. Très lent. En run and gun, mieux vaut l’allumer une fois et ne plus trop le toucher.

La reprise du signal est également lente. Si vous passez dans le menu lecture du boîtier, puis revenez à la prise de vue, il y a un petit moment de blackout. Ce n’est pas dramatique en tournage posé, mais en situation rapide, c’est dérangeant.

Deux boîtiers noirs ouverts tenus par des mains gantées sur un fond quadrillé

L’étui du moniteur fait un peu cheap.

L’étui fourni n’est pas incroyable, même s’il a le mérite d’exister. Le package comprend aussi un câble d’alimentation D-Tap et une clé USB pour les mises à jour ou les LUT. La clé est très compacte, au point qu’on peut la laisser branchée au moniteur.

Main ganté tenant une petite pièce métallique devant un fond quadrillé

Deux mains gantées tiennent un câble adaptateur avec connecteurs coudés

Prix du LS7P : un rapport qualité-prix très solide

Le Portkeys LS7P se trouve généralement entre 450 et 540 € selon les revendeurs. Pour un moniteur 7 pouces avec autant d’options avancées, du SDI, du HDMI, du contrôle caméra sans fil et des outils de monitoring complets, le rapport qualité-prix est franchement bon.

À ce tarif, il devient difficile de lui reprocher certaines limites sans tenir compte de ce qu’il apporte. Il n’est pas irréprochable, mais il offre beaucoup pour son prix.

Mon avis sur le Portkeys LS7P après l’avoir utilisé

Au début, je n’étais pas emballé. Les histoires de connectique, l’absence de cross convert HDMI vers SDI et le placement des ports HDMI m’ont demandé un vrai temps d’adaptation.

Mais une fois que j’ai compris comment l’intégrer intelligemment à mon rig, j’ai changé d’avis. Le LS7P n’est pas le moniteur parfait, mais c’est un moniteur avec beaucoup de bonnes idées.

Son grand écran 7 pouces change le confort de travail. Ses outils d’exposition sont solides. Le Log Stops est intéressant. La partie contrôle caméra est vraiment pratique. Et si vous bossez en multicam, les fonctions Portkeys peuvent devenir un vrai argument.

Le support arrière pour transmetteur ou récepteur est aussi le genre de détail qui montre que le produit a été pensé pour un usage terrain, pas seulement pour aligner des specs sur une fiche produit.

À qui s’adresse-t-il ? D’abord au vidéaste solo qui veut un grand retour, des outils de monitoring sérieux et la possibilité de contrôler sa caméra sans câble. Ensuite à ceux qui tournent avec plusieurs boîtiers : interview, événementiel, mariage, captation légère. Et enfin aux équipes qui savent composer avec ses limites de connectique.

Au final, oui, le Portkeys LS7P est un bon produit. Je trouve encore mon BM5IV WR supérieur sur certains points, notamment la luminosité, la sensation de finition et l’aperçu vertical/horizontal simultané. Mais quand je veux du confort, de la taille et des options intelligentes, le LS7P a clairement sa place dans mon setup.

Ce n’est pas le moniteur ultime. Mais pour son prix, il est franchement impressionnant.

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Nicolas Aune est Directeur Artistique basé à Marseille. Fondateur d’Épicentre Production et créateur de la chaîne YouTube PUShAUNE, il évolue depuis plus de 15 ans dans les domaines de la publicité, de la mode et du corporate. À travers ses productions photo et vidéo, il partage son expérience du terrain au travers de tests matériel, de tutoriels et de retours d’expérience dédiés à la photographie, à la vidéo et le développement WordPress.

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