Test des Astra de Sirui, l’anamorphique enfin autofocus sur Full Frame !
Les Sirui Astra marquent une étape importante dans l’histoire de l’anamorphique.
Pour la première fois, on a affaire à des objectifs anamorphiques Full Frame avec autofocus, pensés pour les vidéastes solo, le run & gun et les tournages légers.
Pendant longtemps, l’anamorphique a fait rêver… mais il est resté réservé à une élite.
Onéreux, contraignant, et entièrement manuel.
Avec les Venus, Sirui a ouvert la porte en les rendant abordables.
Avec les Saturn, ils ont simplifié l’expérience en les rendant plus petits et légers.
Mais il manquait encore une pièce essentielle pour démocratiser vraiment l’anamorphique : l’autofocus.
Aujourd’hui, Sirui franchit un cap. Les Astra sont tout simplement les premiers objectifs anamorphiques Full Frame autofocus au monde.

Ça fait maintenant 2 ans que j’utilise les objectifs anamorphiques de Sirui sur mes prods de fiction et de clip.
Avec eux, j’ai pu tourner Burn Out, 3rd round, Logout et aussi cette démo à base de laser.
Et le retour d’expérience que je peux faire c’est : ben il vous faut une petite équipe pour les utiliser.
Parce qu’entre le format et la mise au point manuel, c’est coton de les utiliser seul.
J’attendais donc avec impatience l’arrivée d’optiques anamorphiques full frame autofocus, et Sirui l’a fait avec la nouvelle gamme Astra.
Présentation de la gamme Astra
La gamme Astra se compose de 3 objectifs : 50, 75 et 100mm.
En ce qui me concerne, je n’ai que le 50mm que Sirui m’a fournis.
Mais vous connaissais le topo : ils n’ont pas de droit de regard sur ce que je vais dire et ils vont découvrir la vidéo en même temps que vous.
Ces 3 objectifs ont une ouverture de T 1.8 et un ratio de 1.33.
La promesse, c’est de pouvoir utiliser de anamorphique en solo, sans pointeur, là où on veut, et même en low light.
Et pour ça, je les ai amené en rando en montagne mais aussi sur un tournage en haut de la Sainte Baume pour voir ce qu’ils ont dans le ventre.

Qualité de fabrication
En terme de qualité de fabrication, on est un cran au dessus des Saturn et des Venus.
L’objectif est en full metal, il n’y a aucun jeu, et parce que les Astra embarquent de l’électronique, un effort supplémentaire a été fait en ce qui concerne la tropicalisation.

Parce que oui, quand une optique est full manuel, on s’en fout un peu qu’elle prenne l’eau.
Par exemple, celle-là, elle s’est carrément pris l’eau de mer sur un tournage.
Et bon, après l’avoir inondée d’eau claire et déshumidifiée à température tempérée, ben elle était comme neuve.
Aucun résidu de sel, pas de champignons, good as new comme dirait les gars outre atlantiques qui veulent envahir le Groenland.
Et qui dit autofocus, dit forcément composants électroniques à protéger.
Contrairement aux autres optiques anamorphiques de Sirui, celle-ci communique directement avec le boîtier afin de s’intégrer pleinement dans le workflow d’un vidéaste solo.
Cette intégration passe notamment par l’ajout d’un joint d’étanchéité au niveau de la monture, destiné à protéger à la fois les connectiques… mais aussi votre capteur.

Le joint d’étanchéité.
À cela s’ajoute une construction en alliage d’aluminium, qui apporte une protection supplémentaire contre la poussière et une pluie fine.

Les Astra sont donc tropicalisées, et c’est clairement un bon point si, comme moi, vous avez l’habitude de tourner dans des conditions parfois compliquées.
Ergonomie
Les Astra ont une taille normale, ni trop grand ou trop petit.
En vrai, ils sont pas si grand que ça vu qu’on a une ouverture à 1.8 en plus d’un système autofocus.
Le 50mm mesure 13,3cm pour un diamètre de 8cm ; et le tout pèse 636g sur la balance.

On est donc sur une optique pas si encombrante que ça, avec un poids dans la norme.
Elle sera donc facile à utiliser en Run and Gun ou sur un Ronin.

Perso, j’ai pu la tester sur le Nikon ZR en rig complet avec batterie VLock et moniteur externe ; mais aussi sur un rig plus minimaliste avec le boitier seul.

Et dans les deux cas, l’équilibre est parfait.
Idem si vous voulez l’utiliser sur un Ronin.
Pour faire ces plans, l’Astra était monté sur le Z9 cette fois-ci. Et ma fois, ça s’est très bien passé.

Qui dit optiques cinéma dit constance et ici c’est le cas.
Les 3 optiques partagent le même diamètre de filtre, à savoir 67mm.

Aussi, les bagues de focus et d’ouverture sont placées au même endroit quelque soit la focale.
Pratique si vous avez des changements d’objo à faire sur un set.
Puisqu’on est sur les bagues, parlons de celle de l’ouverture.
Vous avez le choix entre piloter l’ouverture directement depuis le boîtier ou la gérer manuellement sur l’objectif.
Et très honnêtement, le contrôle via la molette du boîtier reste le plus pratique, notamment en photo : c’est rapide, intuitif, et cet ajout est clairement bienvenu.

En revanche, si vous optez pour une gestion manuelle, l’objectif offre un vrai plus : le contrôle du retour de la bague.
Un bouton CLICK permet d’activer un crantage précis, ou au contraire de passer en rotation fluide (smooth), idéal si vous utilisez un follow focus ou travaillez en vidéo.

Enfin, un bouton IRIS Lock permet de bloquer la bague d’ouverture afin d’éviter toute fausse manipulation, un détail rassurant sur des tournages plus engagés ou en configuration run & gun.

À noter que les objectifs Astra nous proposent un bouton programmable comme les optiques officielles de Nikon.
Ce bouton est utilisable comme un bouton officiel, et si vous les avez intégrés à votre workflow ; vous ne serez pas dépaysé avec les Astra.


Concernant la bague de mise au point, je la trouve légèrement trop ferme, mais rien de réellement problématique.
Elle offre une course de 136° avec des butées physiques, et c’est un point important : il ne s’agit pas d’une bague électronique, mais bien d’une vraie bague mécanique, à l’ancienne.
En revanche, ce choix peut devenir un inconvénient si vous utilisez le bouton AF / MF du boîtier pour basculer entre autofocus et mise au point manuelle.
En revenant en focus manuel, la mise au point se cale automatiquement sur la position réelle de la bague, ce qui peut entraîner un décalage immédiat du point.
Avec les Astra, il est donc assez délicat de jongler entre AF et MF.
Mieux vaut faire un choix clair dès le départ et éviter de changer de mode en cours de plan.
Bon, et puisqu’on est dans le focus, je vais arrêter de faire languir et parler de l’autofocus.
Autofocus
Le gros intérêt de cette optique, on va pas se mentir, c’est l’autofocus.
Parce que sinon… eh ben c’est “juste” une optique anamorphique de plus.
Donc forcément, on va s’attarder un peu sur ce point, et vous allez voir, il y a du très bon, mais aussi du moins bon.
En bonnes conditions de luminosité, l’AF fait clairement le job.
La détection des visages et des yeux fonctionne sans problème.
C’est pas l’autofocus le plus rapide ou le plus nerveux du marché, mais il est fiable, il accroche, et il permet de bosser sereinement.

Mais vous me connaissez… j’aime bien pousser le matos dans ses retranchements.
Du coup, je l’ai utilisé sur cette prod quasiment tout le temps en contre-jour.
Et là, forcément, ça se complique : l’autofocus montre des limites, notamment sur la détection des yeux, avec quelques ratés assez visibles.
Heureusement, si vous êtes nikoniste, il y a une parade : le mode 3D.
Et là, clairement, c’est un tueur. Même en contre-jour, il arrive à accrocher le sujet et à le suivre correctement.
Sur le terrain, j’avais donc l’impression que l’autofocus s’en sortait plutôt bien.
Mais une fois rentré à la maison, devant l’ordi… le verdict est un peu plus dur :
j’avais quand même pas mal de plans ratés.
Donc oui, première impression : un peu déçu.
Mais en faisant les tests de mire pour analyser le piqué, je me suis rendu compte d’un truc important : l’objectif souffrait d’un front focus assez marqué.
Je l’ai donc passé sur une mire de calibrage pour corriger ça, et depuis… plus de souci.
L’autofocus est nettement plus cohérent, plus fiable, et les résultats sont enfin à la hauteur de ce que j’attendais.
Donc oui, cet autofocus, c’est un vrai plus.
Clairement.
Mais il n’est pas parfait non plus.
Je trouve quand même dommage d’avoir ce front focus, surtout à l’ère des boîtiers mirrorless… normalement, on est censés avoir réglé ce genre de problème depuis longtemps.
Cela dit, connaissant Sirui, je reste plutôt confiant.
L’Aurora n’était pas irréprochable en autofocus non plus à sa sortie, et le comportement a été corrigé par une mise à jour firmware.
Donc voilà : tout n’est pas parfait aujourd’hui, mais l’espoir est clairement permis.
Ratio de 1.33
Bon, maintenant qu’on a passé en revue les aspects pratiques et techniques, il est temps de parler des points plus créatifs de ces Astra.

Et pour commencer, on va voir ensemble ce que veut dire facteur anamorphique.
Les Astra proposent un ratio de 1.33
Alors qu’est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire que vous allez gratter un tiers d’image en plus, soit 16.5% de chaque coté.

Avec un 50mm anamorphique, vous avez une déformation équivalente à 50mm MAIS vous allez aussi gratter de la place sur les cotés, jusqu’à atteindre un champ de vision équivalent à 38mm.
Et ça, c’est trop cool, parce que vous allez pouvoir contextualiser votre sujet, sans le déformer.
En gros, vous avez tous les avantages du 50mm, combiné au 35-40mm.

Pour un 75mm, vous aurez une champ de vision équivalent à 56mm.
Et pour 100mm, vous irez jusqu’à 75mm.
Et tout ça sans déformer votre sujet.
En gros, avec l’anamorphique, on a un mix grand angle / longue focale qui est très interessant.
Bon, un ratio de 1.33, c’est bien mais c’est pas non plus ultra impressionnant.
Je dois avouer préférer le ration 1.6 de mes Venus et l’image ultra wide qu’ils proposent.

1.33, c’est bien mais pas très extrême. J’aurais préféré 1.5
Mais bon, ça reste un avis subjectif.
1.33, ça permet quand même d’avoir un look anamorphique sans que ce soit trop prononcé. Les Astra proposent un ratio plus consensuel, et donc plus facilement vendable à un client.
Alors vous imaginez bien que votre boitier ne va pas capturer une image ulta wide comme ça.
Quand vous allez prendre une vidéo, elle sera comme compressée.
Alors pas de panique, elle va pas rester comme ça.
En post prod, il vous faudra simplement appliquer un zoom de 0,33 à la hauteur pour obtenir une image qui n’est pas anamorphosée.
C’est pas plus difficile que ça.
Par contre, au moment de la prise de vue, les boitiers Nikon ne permettent pas d’avoir un aperçu optimal.
Pour le moment, parce qu’on espère tous une mise à jour du Zr permettant de désquizer une image en interne.
Il y a des rumeurs, mais rien d’officiel au moment où je tourne cette vidéo.
Donc en attentant; sur mon retour vidéo je vois une image compressée.
C’est pourquoi vous allez devoir utiliser un moniteur externe qui va desquizer l’image en direct pour que vous puissiez avoir un aperçu de ce que vous filmez.
Perso, j’utilise un moniteur externe : soit un Atomos Ninja V, soit un Portkey BM5 IV ; mais tous les moniteurs digne de ce nom proposent cette option.

Qualité optique des Sirui Astra
Bon, on va maintenant attaquer le nerf de la guerre, on va parler qualité optique.
Et on va commencer avec le piqué qui m’a agréablement surpris.
Un piqué étonnamment bon
Au centre, il est étonnamment bon pour une optique anamorphique ; et ce même à T1.8
Non vraiment, ce piqué il m’impressionne, je m’attendais vraiment pas à avoir d’aussi bon résultats.
Au centre.
Parce que sur les cotés, évidement que ça part couille.
Et il faudra passer T8 pour avoir un résultat convenable sur les bords.

Mais quand même, ce que je vous montre ce sont des images desquizées sur Capture One.
Perso, je trouve ça incroyablement bon pour de l’anamorphique.
Et en ce qui concerne le flou sur les bords, ben oui il y en a.
Mais sur de l’optique cinéma, c’est pas grave puisque c’est ce qu’on va rechercher.
Vignettage
En terme de vignettage, évidement qu’il y en a.
Mais arrivé à T5.6, il disparait.
Et là encore, pour moi le vignettage c’est un non-débat tellement c’est simple à corriger en post prod.

Aberrations chromatiques
Les Astra sont aussi sujettes aux aberrations chromatiques.
Vous pouvez clairement les voir sur ces plans ; mais là encore : anamorphique, optique ciné, on cherche à avoir du défaut, toussa toussa.

Distorsion des verticales
Et enfin, il nous reste la distorsion.
Là encore et sans surprise, il y en a, et pas qu’un peu.
C’est même carrément flag donc faites bien attention à ne pas avoir de lignes verticales au bord de votre cadre ; sans quoi ça ne va pas être folichon.

Bon, si je devais résumer la qualité optique de ces optique, je dirais qu’elles sont sujettes à tous les défauts possibles d’une optique anamorphique à savoir les aberrations chromatique et la distorsion.
Par contre, elles excellent en piqué, ce qui n’est pas commun pour ce genre d’objectif.
Flares
Impossible de parler d’optique anamorphique sans évoquer les flares.
Sur les Astra, Sirui propose deux rendus distincts : un flare bleu ou un flare neutre.
De mon côté, j’ai opté pour la version neutre, même si, dans les faits, elle ne l’est pas totalement.
Les flares ont clairement tendance à tirer vers des teintes orangées, ce qui peut surprendre. C’est d’autant plus dommage que la concurrence propose généralement trois options bien distinctes : bleu, neutre ou orange.

Au-delà des flares horizontaux, on observe également du ghosting, que je trouve un peu trop marqué.
Et surtout, en présence d’une source lumineuse directe dans le cadre, une orbe bleue très saturée peut apparaître à l’image.

Le rendu est donc très typé, et il faut l’assumer, en particulier cette grosse tache bleue, qui peut vite devenir envahissante selon les plans.
Bokeh
Passons maintenant au bokeh.
Sans surprise, il est ici ovale, anamorphique oblige, avec un effet œil de chat bien visible sur les bords du cadre.

Les aberrations sont également très marquées, au point que les billes de bokeh peuvent paraître floues, voire légèrement dédoublées.

Autrement dit, si vous êtes un ayatollah du bokeh parfaitement propre et maîtrisé, vous risquez de ne pas aimer ce rendu.
En revanche, si vous aimez les flous plus organiques et artistiques, il y a de fortes chances que vous adoriez.
Distance de focus minimum
Un point qui ne joue pas en faveur des Astra ; mais c’est le cas pour toutes les optiques anamorphiques : la distance de mise au point.
Elle est quand même importante avec 50cm pour le 50mm, 60cm pour le 75mm et 70cm pour le 100mm.
Il faudra donc utiliser des bonnettes pour vous approcher un peu plus de votre sujet, comme c’est le cas pour ce plan.
Avec tous les inconvénients que ça implique : aberrations chromatique, perte de piqué perte du goût et de l’odorat et courbatures.
Mais bon, là encore, toutes les optiques anamorphiques du marché dans cette gamme de prix ont une distance de mise au point pas ouf.
Donc je vais pas m’acharner outre mesure sur les Astra.
Focus breathing
Et un autre point négatif inhérent aux optiques anamorphiques : le focus breathing.
Si vous regardez cette vidéo, vous verrez qu’il est assez prononcé.
Alors on aime ou on aime pas, mais je dois vous avouer pour qu’est un détail qui me dérange de plus en plus.
Utilisation en photo
Bon, on a beaucoup parlé de la vidéo, mais vu que ces Astra ont un autofocus ; ben il est possible de les utiliser en photo aussi.
Alors oui, tant qu’on aura pas l’option desquiz en interne sur nos boitiers, ça va être un peu difficile de vérifier son cadre ; mais j’aime quand même le rendu qu’elle proposent.
Je me suis amusé à faire du paysage avec, et franchement j’aime assez le rendu.

Donc voilà, si vous n’êtes pas à cheval sur le piqué, vous pouvez utiliser ces optiques en photo ; et je suis sûr qu’elles s’en sortiront très bien en portrait.
J’ai hâte d’avoir un peu plus de temps libre pour aller proposer à des modèles d’aller shooter en golden hour.
Prix
Bon, tout ça c’est bien joli… mais parlons prix.
Les Astra sont affichées à 999 € l’unité, et 2 999 € le set de trois optiques.
Cela dit, Sirui a l’habitude de proposer des promotions quasiment toute l’année. Autrement dit, je ne vous recommande clairement pas de les acheter au tarif plein.
Vous avez déjà mon code promo PUSHAUNE, qui vous permet d’obtenir 5 % de réduction.
Et en ce moment, Sirui fait même un peu mieux, et au final je ne vous conseille pas de d’utiliser mon coupon mais plutôt de profiter des 50 € de remise par optique, et 300 € de réduction sur le set de trois.
On arrive donc à environ 950 € l’objectif, et 2 700 € le pack complet.
À ce tarif-là, le positionnement me paraît tout à fait honnête.
Oui, les Astra ont leurs défauts… mais de l’anamorphique avec autofocus autour de 1 000 €, ça reste une proposition vraiment intéressante.
Conclusion
Donc, les Astra, j’en pense quoi ?
Bon, ces objectifs ne sont pas parfaits.
Et honnêtement, ce serait suspect si ça avait été le cas.
On a plusieurs points négatif au tableau :
Le focus breathing est bien présent et certains rendus comme les flares, le ghosting et le bokeh sont très typés et demanderont d’être assumés ; ce qui ne sera pas évident sur toutes les prods.
Et surtout, il y a l’autofocus.
Sur le papier, c’est clairement l’argument numéro un de ces optiques. Sur le terrain, le bilan est plus nuancé.
En bonnes conditions, il fonctionne correctement, accroche les visages et permet réellement de travailler en solo.
Mais dès que la lumière devient plus compliquée, il montre ses limites, avec des ratés et un comportement parfois imprécis.
Ajoutez à ça un front focus présent à la sortie de boîte, et on se retrouve avec un autofocus qui demande d’être calibré et apprivoisé avant de pouvoir lui faire pleinement confiance.
Alors sur ce point quand même, j’attends une mise à jour de la part de Sirui.
Mais connaissant la marque, je me doute qu’ils la sortiront tôt ou tard.
Mais malgré tout ça, Sirui réussit un vrai tour de force.
Avec les Astra, l’anamorphique devient enfin accessible, transportable, et surtout utilisable en solo.
Ce sont des optiques qui ne cherchent pas à remplacer des focales photo classiques ou des optiques cinéma haut de gamme, et ce n’est clairement pas leur vocation.
En revanche, elles ouvrent une porte.
Celle des vidéastes qui n’osaient pas encore franchir le cap de l’anamorphique à cause des contraintes techniques, du budget ou de la taille d’équipe nécessaire.
À ce prix-là, proposer de l’anamorphique Full Frame avec autofocus, c’est tout simplement inédit.
Et même si la gamme mériterait clairement un ou deux vrais grands angles pour être totalement cohérente, les Astra marquent un tournant important.
Parce que oui, commencer à 50mm et finir à 100mm, c’est un peu étriqué.
J’espère qu’ils l’étofferont avec un 35mm pour faire du grand angle ; mais aussi un 135 ou 150mm comme pour les Venus.
Donc s’il vous plaît Sirui, ne faites pas comme avec les Saturn et ne laissez pas mourir cette gamme.
Mettez à jour l’autofocus et ajoutez une ou deux focale en plus.
Et avec ces deux ajustements, les Astras deviendront des optiques sérieuses.
Donc au final, si vous êtes un vidéaste solo et que vous voulez vous tester sur l’anamorphique, allez-y.
1000€ l’optique autofocus et avec un excellent piqué, ça vaut le coup.
Mais si vous avez la chance de bosser en équipe et que vous avez besoin d’un set plus complet, je vous conseillerais quand même les Venus qui restent la gamme que je préfère chez Sirui.
Mais big up quand même à Sirui pour le beau coup de pied dans la fourmilière qu’il viennent de mettre.
Grace à eux le monde de la vidéo gagne ou nouveau joujou et une nouvelle étape vers la démocratisation réelle de l’anamorphique vient d’être franchie.
Salut PUShAUNE, merci pour ce test très intéressant et d’avoir pensé à évaluer pour les photographes.
Ton article me permet de faire mon choix, qui va être de rester sur des objectifs photos pour faire de la photo (assez logique :-)
J’étais vraiment tenté par le rendu de l’anamorphique, mais je pense que le piqué moyen et les déformations sur les bords des images sont finalement assez rédhibitoires.
Bien content d’avoir profité de ton point de vue !
Merci à toi pour ton retour !