Nikon ZR : la meilleure caméra cinéma pour les vidéastes solo ? Ergonomie, rigs, codecs et comparatif RED
Les specs font tourner les têtes, les groupes Nikon s’enflamment, et la promesse est énorme : une caméra cinéma, certifiée RED, à moins de 2 500 €.
Aujourd’hui, on va voir ce qu’elle a dans le ventre.
Vous avez été nombreux à me demander ce test, et il est enfin là !
Je avais précommandée le Zr dès son annonce par Nikon, et grâce à Nicolas de Camara Marseille j’ai eu la chance de recevoir l’une des 5 première de France.

Ça fait donc un mois que je délaisse mon Z9 et mon Z8 pour n’utiliser que le Zr.
Le but c’était d’accumuler le maximum d’expérience de terrain pour vous donner un Retex le plus complet possible.
Avec elle, j’ai pu faire des plans studio, du zénithal pour un unboxing, du JBone, un Vlog, un court métrage, mais aussi du portrait vidéo et un peu de reportage en extérieur.
J’ai donc beaucoup de choses à dire, en positif comme en négatif.
On va débunker le H265 soit-disant inutilisable, remettre à sa place le RAW de RED et parler de tous ces points ergonomie qui peuvent rendre fou sur le terrain.
Bref, oublie ta soirée mousse et installe-toi confortablement, sors une boisson énergisante et quelques biscuits en forme de dinosaure ; parce qu’on va passer pas mal de temps ensemble.
Ergonomie du Nikon Zr
Je dois vous avouer que je partais avec un aprioris plutôt négatif.
Me connaissant, je pensais que j’allais détester l’ergonomie du Zr ; mais au final, … c’est plus compliqué que ça.
Il y a du bon, de l’excellent, du moins bon et du détestable.
Bon déjà, il est clair que le Zr a été pensé pour la vidéo.
C’est une brique sans EVF de 134 x 80,5 x 49 mm pour un poids minime de 630g.

Poids plume et volume réduit donc, ce qui le prédestine au run and gun et aux prise de vue à la volée, sans s’encombrer d’un RIG trop imposant.
Mais on verra qu’on peut quand même la rigger pour des prods plus sérieuses.

Déjà ce qui marque quand on la prend en main pour la première fois, c’est l’absence de poignée.
Vous n’aurez aucun grip, et l’achat d’un L-Bracket ou d’une cage est ici indispensable.

Il n’y a pas de Grip sur le Nikon Zr.

La cage de SmallRig corrige ça.
La Zr est pensée avant tout pour la vidéo oui : des détails y font penser comme l’ajout d’une tally light pour que vos talents sachent quand vous tournez, mais aussi la possibilité de paramétrer votre shutter speed en degrés et non plus en vitesse ; mais bizarrement il n’y a aucun pas de vis.

La Tallylight du Nikon Zr.
Avec un look aussi carré, on aurait aimé en avoir ; et là encore, l’achat d’une cage s’avère indispensable.

Il est maintenant possible de régler le shutter speed en angle.
Un écran de 4 pouces
L’écran, c’est la première claque.
Quatre pouces, et tout de suite, t’as l’impression d’être passé d’un écran de montre à un vrai moniteur de tournage.

L’écran de 4 pouces.
Même mon Portkey de 5 pouces et demi n’a pas l’air si grand comparé à lui.
Non vraiment, cet écran, c’est un vrai confort.
Avec lui, vous pourrez vous passer d’un moniteur externe ; alors pas sur toutes les prods, mais sur de la prise de vue run and gun ou du vlog, cet écran suffit largement.

La caméra en configuration Run & Gun.
Niveau qualité et rendu des couleurs, on est aussi excellent.
On a droit à une gamme de couleur DCI-P3, 3 Millions de pixels et une luminance de 1000 cd/m2.
Donc même en plein caniard dans le sud de la France à midi, vous y verrez bien.
En tout cas, vous y verrez nettement mieux sur cet écran que sur votre Atomos, et je parle en connaissance de cause.
Bon par contre, Nikon continue de faire du pied aux utilisateurs de Sony au détriment de la raison ; et on retrouve ici le même fonctionnement que le flippy touchy screen trop mignon et à la mode du Z6III.

Bon, je vais pas y passer mille an, j’ai déjà suffisamment vomi sur sur ce système dans mon tests du Z6III, mais un écran qui se cale sur le coté comme ça c’est nul pour plusieurs raisons.
- il n’est pas dans l’axe du capteur, donc vous aurez plus de mal à cadrer droit.
- c’est beaucoup plus fragile en cas de chute ; et je sais de quoi je parle. J’en ai déjà cassé un sur mon Z6III alors que je n’ai jamais eu de casse avec le Z8.

L’écran n’est pas dans l’axe du capteur.

L’écran cassé de mon Z6III suite à une chute.
Par contre, on sent que Nikon a quand même retenu de ses erreurs du Z6III.
Avec le Zr, quand l’écran est calé sur le coté, il n’empiète pas sur les câbles.
Vous pourrez donc le câbler sur un moniteur externe sans soucis, et du coup je peux moins faire mon rageux.

Oui je déteste les écrans sur le coté ; mais ici il est quand même suffisamment bien pensé pour qu’il reste utilisable.
Donc je peux pas faire mon français de base et râler pour rien.
Et même si cet écran n’est pas optimisé pour filmer ce qui se passe devant vous, ben par contre pour vous filmer vous ou bien pour filmer une scène en Zénithal ; là il excelle.
Pour filmer un unboxing comme celui-là, avant je devais utiliser un retour écran via un DJI transmission.
Mais avec le Zr, l’écran se cale parfaitement dans mon axe de vue et surtout, il est assez grand pour que je puisse avoir une bonne vision de ce que je fais, mais aussi contrôler mon focus.

Je vais donc être plus nuancé avec le flippy screen de la Zr, qu’avec celui du Z6III.
Oui il n’est pas parfait de part son articulation ; mais il y a clairement une amélioration de son ergonomie et il sera parfait pour les youtubers ou créateurs de contenu.
D’autant plus que Alléluia ! Les information de l’écran rotationnent enfin si vous shootez en mode vertical.
Sans déconner Nikon, ça fait des années qu’on demande ça sur le Z9, puis sur le Z8, puis sur le Z6III.
Donc là plus d’excuses, vous l’avez fait sur le Zr, faites une mise à jour des autres boitier pour que toute la famille puisse en profiter.
Et qui dit écran plus grand dit plus d’informations affichées.
Nikon a ajouté deux modules : le premier sert à modifier la correction d’exposition.
Pourquoi pas, perso je ne shoot qu’en manuel, donc je trouve pas ça très utile.

Le nouveau module du Nikon Zr qui fait toute la différence.
Mais le second module lui, c’est juste un banger.
En appuyant ici, vous ouvrez cette fenêtre qui regroupe toutes les fonctionnalité d’aide à la prise de vue.
Vous allez pouvoir rapidement activer ou désactiver :
- le focus peaking,
- les zébras,
- la Prévisualisation rec709 si vous shootez en log,
- la grille de composition,
- l’horizon virtuel,
- le cadre REC,
- la waveform,
- l’utilisation du tactile pour la mise au point
- la rotation des informations.
- et enfin vous pourrez aussi y contrôler la luminosité de l’écran.
Et ce panneau de raccourcis, ça peut paraître anodin, mais ça change tout.
Sur mes autres boitiers Z, j’avais paramétré 4 écrans différents, et en plus de ça j’avais aussi du entrer pas mal d’éléments dans le menu personnalisé.
Et ici, plus besoin de tout ça, vous avez accès à tout via un seul clic ; et vraiment, ça va vous faire gagner énormément de temps.
En fait, avec le Zr, vous n’aurez pratiquement plus besoin d’aller dans les menus.
Tout ce qui est important est accessible via l’interface de l’écran.
Par contre, cet écran ne reprend pas toutes les information d’un écran d’épaule.
Parce que oui, sur le Zr, l’écran d’épaule disparait.

il n’y a pas d’écran d’épaule sur le Nikon Zr.
Et il y en a une super importante qu’on ne retrouve pas : c’est la durée d’enregistrement restante sur la carte mémoire.

Alors, vous avez bien ce décompte ici, mais il est limité à 2h05 ; ce qui est la durée maximale d’enregistrement en oneshot du Zr.

Donc si vous shootez en h265, impossible de voir combien il vous reste sur la carte.
Enfin, il y a une astuce trouvée par Mr Caméra que je vous partage ici : si vous allez dans le menu destination, vous aurez cette valeur qui va apparaître ici.
Mais c’est un peu relou de devoir aller dans un menu, là ou avant en un coup d’œil on avait accès à cette info assez importante quand même.

Bon et quand même, il faut parler du tactile ultra réactif qui égale facilement celui des iPhones. Entre ça, la taille de l’écran et le nouveau menu de raccourcis, vous avez devant vous la meilleure interface jamais faite sur un boitier Nikon, tout simplement.
Et heureusement que cet écran est bien pensé, parce que vous allez être obligé de passer uniquement par lui pour faire vos réglages.
Car qui dit grand écran et petit boitier dit aussi moins de place pour les boutons.

Peu de boutons disponibles
Bon, on va maintenant aborder LE point le plus dérangeant de cette caméra : l’ergonomie practicale.
Ici, on a quasiment pas de boutons. Et ceux que Nikon nous met à disposition sont soit :
- mal placés,
- ou bien mal conçus.
On va commencer par le plus dérangeant si vous êtes un Nikoniste : le switch ON / Off normalement présent sous le bouton de déclenchement disparaissait.
Il a été remplacé par un simple bouton pression situé sur le haut de la caméra, bouton qui s’allume quand on appuie dessus.
Alors, l’allumage et l’éteignage du boitier reste ultra rapide, pas de soucis de ce coté là. On reste au même niveau que les Z9 ou Z8.

Par contre, je trouve pas qu’il soit bien placé.
Je me suis retrouvé plusieurs fois à appuyer dessus sans faire exprès quand je manipulais ma caméra, et surtout quand je la monte sur une RIG.
Et comme l’écran est super grand et super tactile, ben, j’appuyais dessus sans faire exprès alors que je pensais que ma cam était éteinte.
Donc pas ouf ce bouton pression, mais en même temps il permet l’ajout de cette molette qui va soit :
- activer le powerzoom si votre objectif est compatible,
- soit zoomer dans la prévisualisation de votre image pour pouvoir rapidement vérifier votre mise au point.
Alors c’est marrant, ça me rappelle la molette que j’avais sur mon premier Coolpix. Ouais, mon tout premier appareil photo, c’était au Lycée et j’avais déjà un Nikon à l’époque.
Un coolpix, mais un Nikon quand même.
Bref, ce zoom est super pratique pour rapidement vérifier votre piqué.
Au dessus de cette molette se trouve le bouton de déclenchement et là, là, là … ça va pas du tout.
Bon, petit point récap sur les boutons de déclenchement.
Quelque soit la marque, quelque soit le modèle, quelque soit l’année de mise en service, absolument tous les boutons du déclenchement DU MONDE ont le même fonctionnement.
- Premier niveau de pression, je gère le focus.
- Second niveau de pression, je déclenche.
Même mon coolpix fonctionnait comme ça.
Et là, va savoir pourquoi, Nikon nous sort 3 niveaux de pression.
- Le premier niveau de pression ne fait rien.
- Le second gère l’AF.
- Et le troisième déclenche le REC.
Pourquoi ? Pourquoi Nikon ? C’est quoi ce délire ?
Non parce que là, ce qui m’est arrivé et ce qui va vous arriver aussi : c’est que vous allez vous arrêter au second niveau de pression en pansant que votre caméra enregistre alors que en fait non !
Et la première fois que j’ai pris la caméra en main, ben j’ai misclick tous mes premiers plans.
Et ça m’arrive encore aujourd’hui alors que ça fait un mois que je l’utilise.
Non ça franchement, c’est vraiment un gros défaut qu’il faudra corriger avec les prochaines versions.
Parce qu’on peut pas se permettre d’avoir un fonctionnement différent sur un bouton aussi important que le déclencheur.
D’autant plus que le troisième niveau, il faut vraiment forcer pour l’activer.
C’est agréable ni pour moi, ni pour la caméra sûrement, et surtout vous aurez un tremblement sur le début de votre plan à cause de ça.
Bon, bref, je vais arrêter d’en parler parce que ça m’énerve.
On a ensuite les deux molettes qui servent à régler la vitesse et l’ouverture.
Molettes qui deviennent difficile d’accès avec la cage de Smallrig, et surtout si vous lui collez une VLock au cul ; mais je parlerais plus tard des RIG dans cette vidéo.

On a aussi un bouton REC à l’avant de la caméra, pratique pour le vlog et 3 boutons personnalisables en haut du boitier.
Là encore le bouton REC à l’avant est inaccessible si vous utilisez un cage, et les 3 du dessus (enfin, surtout le numéro 1) ; ben leur accès est plus hardu avec ladite cage.

Sur le coté, on retrouve le joystick, le bouton i qui sert aussi de bouton à afficher les menus si vous y faites un appui prolongé ; et enfin la visionneuse.

Alors oui, le Zr est très avare en bouton ; et on perd certains qui sont quand même bien pratiques :
La croix directionnelle.
Alors oui, on a le joystick ; mais c’est une tannée de naviguer dans les menus avec.
Vraiment c’est l’enfer. Une fois sur deux quand je veux aller à droite, ça va en bas.
Et on perd aussi le bouton corbeille qui permettait de rapidement supprimer des photos ou des rushs.
Avec le Zr, si vous voulez supprimer un rushs, il faudra passer par les menus.
C’est pas très pratique, d’autant plus que vous allez faire cette manip assez souvent vu le poids des fichiers.
Donc au final, le Zr a clairement été pensé comme une RED.
Parce que oui, les RED Komodo, elles sont full tactile.
Très peu de boutons, et tout se fait via l’écran.

On aime ou on aime pas, mais c’est la philosophie de RED.
Alors perso, je dois vous avouer que je n’aime pas du tout.
Le tactile, c’est bien pour faire mumuze ; mais si vous voulez être réactif ; rien de mieux que des boutons physiques bien placés.
En fait c’est marrant parce que on pourrait croire que cette caméra a été pensée pour le Run and Gun (c’est d’ailleurs ce que je disais au début de cette vidéo) ; mais à cause du full tactile vous ne serez pas assez réactif pour du run and gun.
Par contre, dans des situations plus posées comme en studio ou en pub, là oui ; pas de soucis.
Vous pourrez prendre le temps de vous caler face à cette immense dalle de 4 pouces pour faire vos réglages.
Et enfin, détail qui n’attristera que moi ; à cause du manque de bouton, le Zr ne sera jamais utilisable en caisson sous-marin, ou même dans un Outex.
Tristesse.
Personnalisation du Nikon Zr
Pour les névrosés de l’ergonomie et de l’optimisation comme moi, vous serez ravis de pouvoir personnaliser cette caméra en long, en large et en travers.
Vous aurez la possibilité de customiser l’ensemble des boutons comme bon vous semble et d’y assigner les fonctions que vous voulez.
Vous pourrez donc avoir LE boitier qui correspond à votre pratique de la photo et de la vidéo.
Il est aussi possible de customiser les informations affichées sur l’écran, et d’en créer plusieurs pour pouvoir switcher rapidement de l’un à l’autre en fonction de vos conditions de prises de vue.
Par exemple, j’ai configuré le premier écran avec toutes les infos possibles pour régler ma caméra et bien exposer mon image.
Le second écran n’affiche pratiquement rien pour que je puisse me concentrer sur mon image.
Et le dernier affiche les grilles de tiers pour vérifier que mes verticales soient droites et que mon sujet soit bien cadré.
Très pratique tout ça.
Idem pour le menu I sur lequel vous allez pouvoir assigner vos fonctions préférées.
Personnellement, j’y ai mis les outils que j’utilise au quotidien qui sont cachées dans menus et sous-menu.
Ça me permet d’être plus réactif sur le terrain.
Bref, vous l’aurez compris, avec le Z6III vous allez pouvoir vraiment aller très très loin dans la personnalisation de l’ergonomie, si bien qu’à la fin vous aurez un boitier qui VOUS ressemble.
Les modes U1 – U4
Et que serait un boitier Nikon sans les modes UX ou A, B, C et D ?
J’avais pas mal râlé sur les modes U du Nikon Z6III qui sont beaucoup moins bien pensés que leurs pendant alphabétique du Z8 ou Z9. Alors je vais pas vous la refaire ici parce que ça prendrait beaucoup trop de temps, et j’en parle déjà suffisamment en détail dans cette vidéo, celle-là et celle là aussi.
Mais pour la faire courte, Nikon ici a pensé à tout le monde puisque vous aurez le choix de faire réagir les Réglages utilisateurs comme sur un boitier milieu de gamme en écrasant les modification ; ou bien comme sur les boitiers haut de gamme en conservant les modifications.
Et je dois vous avouer que les modes U sur le Z6III, c’était un gros point noir pour moi.
Donc très content que Nikon ait ajouté cette fonctionnalité pour contenter tout le monde.
Les points négatifs de l’ergonomie
Bon, jusqu’à présent, on a vu les bons points et les points perfectibles du Zr.
Mais maintenant, je vais être moins gentil et rentrer un peu plus dans le lard.
Et vous savez de quoi on parler : le slot microSD et le port micro HDMI.
Le slot hybride microSD / CF express
Bon, on va commencer par le slot hybride microSD / CF express

microSD, sérieusement ? C’est une gorpo ou quoi ?
Non sérieux, c’est gênant.
Franchement, j’aurais préféré n’avoir qu’un seul slot CF Express et économiser les 50€ que doivent couter le second.
À la limite, mettez un slot SD. Mais MicroSD, pour une caméra qui filme en RAW avec des débits de malade …
Bon je vais arrêter d’en parler parce que ça me gêne.
Plus grave par contre, son positionnement.
Étant donné qu’on a pas de grip sur cette caméra, ben les cartes se trouvent à coté du bloc batterie.
Et ça a deux inconvénients majeurs :
Primo, ça ne sera pas possible de les changer à la volée si vous avez votre caméra montée sur un trépied ou un Ronin.
Vous serez obligé de dé-rigguer la caméra ; et ça, c’est plutôt cochon ; surtout qu’en RAW vous allez en consommer des cartes.
Et je sais pas pour vous mais moi, moins je fais de manipulation sur mon Ronin, mieux je me porte.
Et surtout, ces cartes elles sont super relou à enlever et vous risquer de les casser.
Alors, sur Youtube tous les influenceurs vous conseilleront les Angelbirds.
Elles ont du débit et elles sont (relativement) pas cher.
Donc très certainement que vous allez en acheter parce que, … parce que tout le monde en parle.
Mais ces cartes, elles sont vraiment pas ouf.
Si elles coutent aussi peu chère, c’est parce qu’Angelbird a fait des économies sur les matériaux et notamment sur la qualité du plastique et de la colle.
Et avec le Zr, vous allez devoir forcer un petit peu trop sur cette partie là, qui permet une meilleur préhension ; mais qui utilise aussi un plastique à la qualité douteuse.
Résultat, il va casser, comme c’est arrivé sur ces deux cartes.
Ça vaut 300 balles quand même.

Et comme la colle est de mauvaise qualité, je sais que c’est le début de la fin et qu’elle finiront par s’ouvrir en deux.
Alors oui, c’est pas la faute du Zr, mais quand même, son port mal placé favorisera la casse de vos cartes CF Express bon marché.
Les ports disponibles
Et enfin, dernier point concernant l’ergonomie de cette cam : les ports disponibles.

On a les classics Jack entrée et sortie son, un port USB-C pour alimenter le boitier ou bien à utiliser des accessoires comme la MC-N10 de Nikon.
Et oui, on peut utiliser cette poignée sur le Zr pour avoir des vrais boutons, ou bien pour avoir un RIG vertical un minimum ergonomique.
C’est cadeau comme info ; et oui je sais, ça fait deux ans que je dois vous en faire le test de cette poignée ; mais j’ai trop de taff …
Et enfin, Nikon nous a flanqué d’un port micro HDMI ; parce que le microSD c’était pas suffisant et qu’il fallait bien en rajouter une couche.
Bon, je vais la faire rapide, ce port n’est pas fiable, il est fragile, et comme vous êtes un vidéaste qui se respecte vous n’avez que des câbles HDMI ou SDI dans votre écosystème.
Alors, tous ces points auraient pu être rédhibitoires ; et d’ailleurs, à la présentation du Zr, j’ai été le premier à hurler.
Je trouvais ces choix débiles et j’étais persuadé que j’allais détester le Zr à cause de son ergonomie.
MAIS
S’il y a une chose que Nikon nous a appris ces dernière années ; c’est qu’ils sont loin d’être stupide et que tous leurs choix sont murement réfléchis.
Et ici, tous les compromis que fait la Zr ; ben ils sont contrebalancés par un partenariat avec SmallRig qui a créé tout un écosystèmes d’accessoires qui vont venir overcloquer cette caméra.
Utilisation sur différents RIG
Parce que oui, ça serait malhonnête de parler de la ZR sans évoquer la cage, la plaque à batterie VLock ou même ce petit truc qui ; à eux trois ; vont changer votre perception du ZR.
On va commencer par la cage qui va vous ajouter un plaque arca swiss en bas de votre RIG et un poignée sur le coté pour améliorer la prise en main.

Vous aurez aussi la aussi la possibilité d’y fixer de pas mal d’accessoires comme une top handle mais surtout, je vous conseille vraiment d’acheter ces deux là : l’adaptateur miniHDMI vers HDMI et le serre cable.
Grace à eux, vous n’exercerez pas de pression sur vos ports et surtout, vous aurez accès à du vrai HDMI.

Pour ma part, la cage et ces deux accessoires restent tout le temps fixé sur ma caméra tellement je les trouve indispensables.
Et regardez comment l’écran ne vient pas empiéter sur les cables ! Ça reste lisible !
C’est vraiment trop cool, ce boitier il corrige toutes erreurs du Z6III.
Sans déconner, le Zr sans la cage, c’est vraiment un produit pas fini et on sent que Nikon a pensé cette caméra avec SmallRig pour aboutir a quelque chose d’utilisable.
Donc déjà là, on commence à avoir quelque chose de sympa.
Mais si vous voulez passer à la vitesse supérieure et avoir un vrai RIG bien costaud pour encaisser des productions plus ambitieuses, ben vous allez adorer la plaque à batterie VLock.

Alors cette plaque elle n’a pas été pensée que pour le Zr et elle est compatible avec tous les autres mirrorless du marché, mais Smallrig a clairement consulté Nikon pour l’adapter à leur caméra.
Elle dispose d’un cale écran réglable qui fit parfaitement le téléviseur qui sert d’écran au Zr.
La Vlock elle se change très facilement, même quand tout votre RIG est en place.

Et surtout, cette plaque permet de récupérer pleins de ports d’alimentions, à savoir 3 DTap et deux USB-C.
Vous allez donc pouvoir alimenter le Zr, mais aussi votre moniteur externe et un transmitter DJI.
Alors oui, il est possible d’ajouter un tansmitter DJI sur ce RIG ; mais je vous avoue que c’est pas opti.
Normalement, ce transmitter il se met entre la plaque et la VLock, à l’arrière de la caméra.
Chose qu’il est possible de faire sur sur le Z9 ou Z8 ; mais impossible avec le Zr à cause de son écran sur le coté.

Du coup, le seul endroit om j’ai pu le mettre, c’est ici, derrière le moniteur externe.
C’est pas ce qu’il y a de mieux mais vu que tout le poids est déjà à l’arrière de mon RIG, c’est pas trop dérangeant.

Et mine de rien, avec ça vous avez une petite arme de guerre capable de filmer en RAW avec un premier retour sur un moniteur externe et un second sur un écran DJI pour votre client ou votre DA.
Sans oublier l’accès relativement simple à l’écran du Zr pour pouvoir le piloter.

Ergonomie : Conclusion
Bon, Je me suis pas mal étalé sur l’ergonomie de cette caméra, mais ça me semblait important parce que oui, les codecs et la resolution et les FPS et la fiche technique ; c’est clairement ce qui fait cliquer les internautes ; mais la prise en main et l’utilisation au quotidien, c’est aussi voir plus important que ça.
Du coup, ce ZR il y a clairement deux manières de l’utiliser.
La première, c’est de manière chill et sans RIG, avec uniquement l’écran intégré.
C’est petit, léger, maniable et parfait pour des productions sans trop de stress et en équipe réduite ; voir solo.
Clairement, cette config elle vise tous les vidéastes solo de chez Sony ou les créateurs de contenu.
Mais si vous bossez en équipe sur des prods plus longues, plus ambitieuses ; ben le Zr fait le taff.
Alors pas en sortie de carton, clairement pas ; mais avec tout l’écosystème d’accessoires déjà disponible ; et ceux qui ont été annoncés par les constructeurs ; ben vous pouvez vous monter une petite cam vraiment pas déconnante.
Et perso, je la kiff. Je kiff l’utiliser sur le terrain sans me prendre la tête ou en studio avec un énorme RIG déconné.
Je me permet quand même d’instster sur un point : avec le Zr, tout prend plus de temps qu’avec un Z6III.
J’ai pas mal manipulé ces deux boitiers pendant toute ma phase de tests ; et quand même, le fait d’avoir pleins de boutons partout ; ben ça vous rend bien plus réactif.
Alors il ne manque pas grande choses hein ; mais avoir un vrai bouton menu plutôt qu’un appui long sur le bouto i et un vrai pad plutôt qu’un joystick ; ça change vraiement la donne.
Codecs et framrate
Bon, je vous ai suffisamment fait attendre.
Il est temps de parler Codec.
Le point qui impressionne le plus avec le Zr, c’est l’éventail des possibilités que nous offre cette caméra, et avec le moins de compromis possible.
On a droit à 3 RAW et 3 formats standards.
En raw, on peut choisir entre
- R3D 422 12 bits
- N RAW 422 12 bits
- Apple ProRes RAW HQ 422 12 bits
Et tout ces formats sont disponibles en 6k et 4k sans facteur de crop ; avec un framerate allant de 60 à 24 images par seconde.
Sauf pour le ProREs, mais j’y reviendrais plus tard.
Et il est aussi possible de shooter en 120 impages par secondes en 4K, mais cette fois-ci avec un facteur crop.

On constate que Nikon reste fidèle à elle même en nous proposant toutes les résolutions en plein format ; sans crop sauf pour le 100 fps ; et ça ça fait plaisir.
Mis à par le RAW, on a aussi la possibilité de shooter en
- Apple ProRes 422 HQ 10 bits
- H.265/HEVC 8 bits/10 bits
- H.264/AVC (8 bits)
Et pour ces formats, vous pourrez tourner en
- 5,4K avec un framerate de 60 à 24 fps
- 4K de 120 à 24 fps
- et à 1080p vous allez même pouvoir pousser jusqu’à 240 fps. Ce qui est assez impressionnant et vous permettra de faire des slowmo ultra slowmo.

Bon, ça fait quand même beaucoup de codecs tout ça, et ça peut nous perdre.
Mais avant de les comparer, je vais vous dire à quoi ils servent et pourquoi Nikon nous en sert autant.
Le N-RAW
Le N-Raw, C’est le Codec RAW qui propose le meilleur ratio débit / qualité.
Il existe en deux version, Haute et normale. En haute, il pèse un âne mort ; et en normale on divise carrément par deux son poids.
En plus de ça, c’est un codec assez permissif qui vous permettra de récupérer vos hautes lumières ou vos ombres très facilement, et c’est aussi un régal à étalonner. Avec lui, vous retrouverez les couleurs Nikon qui tirent naturellement vers le jaune et les marrons dans les basses lumières.

Bref, moi j’en suis fan et c’est celui que j’utilise sur toutes mes prods un tant soit peu ambitieuses, comme les clips, la pub ou encore les plans sous-marins que je peux faire.
Ce codec est donc parfait pour les projets ambitieux ou alors réalisés en conditions d’exposition difficile ; et qui vont nécessiter un vrai travail d’étalonnage ; sans pour autant peser trop lourd.
Le R3D
Ensuite, vous avez le RAW de Red.
Il a exactement le même débit que le N-RAW ; mais lui ne propose pas de version normale.
Vous serez donc obligés d’avoir des fichiers assez lourds et vous devrez acheter des SSD de 4To et des NAS de 30 TO pour stocker tout ça.
Et alors lui, tout le monde en parle parce que WAhou, un codec RED disponible sur du Nikon, c’est trop ouf !
Alors ok, le name dropping c’est rigolo, mais avant de l’utiliser sur vos projets, il y a quelques petites choses à savoir.
Parce que si le RAW de RED permet de faire des trucs assez ouf ; il est par contre ultra relou à utiliser.
Contrairement au N-RAW, le R3D est beaucoup moins permissif.
Vous allez devoir faire bien plus attention à son exposition au moment de la prise de vue.
Et là Nikon ne nous aide pas parce que exposer son R3D sur le Zr, c’est une tannée.
Primo, la waveforme.
Si elle marche très bien sur absolument TOUS les codecs proposés par cette caméra ; elle régit différement avec le R3D.
Elle s’arrêtera à ce niveau, et ce même si vos hautes lumières sont cramées.
Et ça, si vous ne le savez pas, ben vous allez sur-exposer.
D’autant plus que ça ne se voit pratiquement pas quand votre waveforme est en configuration petite, dans un angle.
Alors pourquoi ce comportement ?
hé bien, le R3D dispose d’une récupération des hautes lumières intégrée, ce qui ferait monter la waveform jusqu’à 120 alors que celle des autres RAW sarrêtent elles à 100.
MAIS, Nikon ne veut pas afficher deux waveforme différentes, ils ont donc mis à l’échelle le signal R3D NE pour qu’il atteigne 100 au maximum.
La forme d’onde est donc ajustée pour que le cliping point du R3D soit aussi à 100.

CEPENDANT,
comme la ZR ne peut pas dématricer le R3D directement en interne (c’est pour cela qu’elle a besoin de proxys),on ne peut pas voir la récupération des hautes lumières dans l’appareil, ni sur la forme d’onde.
Résultat : le signal est tronqué à 80 % sur la forme d’onde.
Les caméras RED natives, elles, n’ont pas besoin de proxys pour lire le R3D.
Elles dématricent directement le R3D en interne, ce qui leur permet :
- d’afficher la récupération des hautes lumières directement dans la caméra,
- et de garder leurs formes d’onde normalisées à 100 % (sans coupure visible).
Et merci à Nick Lam pour avoir partagé son savoir auprès de la communauté.
Sans lui, j’aurais été incapable de vous fournir cette info.
Ajoutez à ça le fait que cette LUT de prévisualisation est trop lumineuse.
À l’écran, vous aurez l’impression d’être sur exposé, donc vous allez compenser et au final, vous serez sous-exposé.
Et c’est pour ça que tout le monde sur Youtube dit que le Log de Nikon bruite trop.
En réalité, il faut juste exposer son image en prenant en compte le LOG, et non pas la prévisualisation Rec709.
Donc moi, je vous conseille vraiment de prévisualiser votre image en LOG, d’afficher la waveform en grand et de lui faire confiance.
Alors oui, c’est pas très flatteur parce que le LOG sur le Raw de RED est vraiment déssaturé par rapport aux autres Log, mais ça vous évitera d’avoir des soucis d’exposition.

Comparatif du log Nikon avec le log RED.

Comparatif du log Nikon avec le log RED.
Après, il est possible de charger jusqu’à dix LUT 3D, dont des LUT 65 points, pour les visualiser sur le moniteur de la ZR.
Donc libre à vous de vous créer votre LUT de Rec709 ; et je sais que certaines personnes de la communauté sont déjà en train de bosser dessus pour ensuite nous les partager.
Elle est belle la communauté Nikon, toujours dans le partage.
Bon par contre, le Red de Raw il nous propose un vrai dual ISO.
Pas du dual ISO géré par la caméra, mais un vrai sur lequel vous aurez la main.

C’est à dire que vous allez pouvoir choisir comme base un ISO Basse à 800, ou haute à 6400.
Et de là, vous pourrez switcher vos ISO.
Le truc avec le Z6III, c’est qu’on a effectivement 2 isos natifs : 800 et 6 400 ; mais que entre ces deux ISO, ben on a pas vraiment de choix.
C’est le boitier qui choisi de switcher de l’un à l’autre, et c’est notamment pour ça que ISO 5 000 est si pourri.
Parce qu’on est sur une base ISO 800, mais qu’on le pousse au max.
Mais avec le Zr, vous pourrez choisir de passer sur une base haute avant d’atteindre le pallier des 6400 ISO.
Et pour comprendre son intérêt, il faut poser les bases de l’utilisation du RAW.
Même si ça peut paraître contre intuitif, quand vous vous retrouvez en situation lumineuse, il vaut mieux utiliser des ISO élevés et ajouter des filtres ND pour préserver les hautes lumières.
Et à contrario, en situation sombre, on baisse les ISO et on ouvre les TStop pour préserver les hautes lumières et éviter le bruit.
Mais ça, c’est la théorie.
Et en pratique, si vous n’avez pas la main sur la base ISO utilisée par votre caméra ; ben vous ne pourrez pas l’appliquer.
Alors que là, Nikon nous donne cette charte qui va vous permettre d’utiliser la bonne base ISO en fonction de votre environnement.
Alors oui, je sais que cette histoire d’ISO c’est pas forcément intuitif.
Je vais pas non plus m’éterniser dessus parce que c’est pas l’objet de la vidéo ; mais si le sujet vous intéresse, dites-le moi en commentaire et j’en ferai une mastercall dédiée.
Bon, je pense avoir fait le tour du R3D.
En ce qui me concerne, je réserve ce codecs aux situations posées avec un Mac à coté pour faire un pré étalonnage et bien vérifier mon expo.
Pas pour du Run and Gun. Même si ça fait 1 mois que j’utilise à temps plein, je ne pense pas l’avoir encore suffisamment apprivoisé pour être complètement à l’aise avec.
Mais, j’ai bon espoir d’y arriver.
Le Apple ProRes RAW HQ
Enfin, le dernier codec RAW à notre disposition est le Apple ProRes RAW HQ.
Alors lui, il a un débit déconné et pèse une âne mort plus toute sa famille d’âne morts et la cargaison qu’ils portaient.
Non sans déconner, on est à 4170 Mbps pour de la 6K 25 fps contre 1590 Mbps pour le NRAW ou le R3D.
Le débit est tellement abusé que ce codec est limité à 30fps en 6K et 60fps en 4K.
Bon du coup il sert à quoi ce codec s’il est si lourd ?
De mon point de vue, le seul interêt que je lui trouve, c’est si vous utilisez plusieurs caméras de marques différentes sur un set.
Si vous avez du Nikon, du Sony et du Canon ; ben vous shootez tout ça en ProRes, et ça limitera les colorshift.
Et vous simplifierez la vie de votre étalonneur.
Dans mon cas, je n’utilise pas le ProRes d’Apple puisque je ne bosse qu’avec des caméras Nikon en N-RAW.
Sur 3e round on avait un Z9 et un Z8 ; et sur Echo Zero Nine on était même monté à 3 caméras en ajoutant un Z6III.
Mais aucun problème de coloshift avec ces configs.
Par contre, si demain je devais m’intégrer dans une équipe utilisant du Sony ou du Canon, ben je passerais en Apple ProRes.
Sinon l’étalonneur m’insultera ; et il aura raison.
Bon, vous avez compris qu’en matière de codec RAW, on est servi.
Vous avez le choix du vainqueur avec le N-RAW en Haute ou qualité normale.
Celui du guerrier avec le R3D et celui du mec sociable avec le ProRes.
Mais si vous ne voulez pas exploser votre budget avec des cartes CFexpress type B de 1To haut débit ; ben il vous reste encore les 3 autres codecs, à savoir
– Apple ProRes 422 HQ 10 bits
– H.265/HEVC 8 bits/10 bits
– H.264/AVC (8 bits)
Et avec ça, si vous n’êtes pas content, ben je sais pas quoi vous dire …
Bon, maintenant qu’on a passé en revue tous ces codecs, il est temps de les comparer !
Lequel a la meilleure plage dynamique, lequel bruite le moins, quels sont les compromis en terme de piqué et surtout, est-ce que le rendu couleur est différent ?
Bruit des différents codecs
On va commencer par la gestion du bruit.
Ce que j’ai fait pour ce premier test, c’est d’exposer les sur les bases ISO mon image avec tous les codecs à notre disposition.

Et on peut voir que le R3D s’en sort mieux que les autres, surtout en base 800.
Le bruit est plus fin, moins prononcé dans les couleurs et plus agréable à l’œil.
Le NRAW en qualité élevée a lui un bruit plus brouillon, moins fin.
Quand on le passe en qualité normal, le bruit est plus étalé et me rappelle la compression JPG. Ce qui est normal puisque cette version est plus compressée.
Le ProRes a peu-être le bruit le moins prononcé de tous, et le H265 a un dénoise en interne ; lais il reste pas ouf.
Mais quand même, je vous montre maintenant toutes ces images avec le denoiser IA automatique de DVR d’activé.
Parce que oui, un RAW ça ne s’utilise pas comme ça, on y applique forcement un dénoiser ; donc avec cette planche on est plus réaliste dans le rendu final.

On va maintenant tout comparer en montant progressivement les ISO ; avec et sans le denoise de DVR.
Et sur tous les tests que j’ai pu faire, le R3D s’est sort bien mieux que le NRAW, qu’il soit en High ou en normal.
Et alors comparé au H265, bon je préfère pas en parler.

Comparatif du bruit entre le Nikon Zr, le Z8 et le Z6III
Je vais maintenant comparer le R3D avec le NRAW du Zr, Z8 et Z6III.
Bon, sans surprise ici, c’est le R3D qui a le meilleur rendu en terme de bruit.
Il est mois présent, plus fin et plus agréable à l’œil.

Comparatif du bruit entre le Nikon Zr et la Red Komodo
Mais je ne me suis pas arrêté là pour les tests ISO.
Au vu des excellents résultats du R3D sur la Zr, je me suis dit que ça pourrait être cool de le comparer avec un Vrai RAW de Red, à savoir celui sortit tout droit d’une Komodo.
Alors oui, j’ai pas poussé le vice jusqu’à le comparer avec une Raptor, faut pas déconner non plus, on va comparer ce qui reste comparable.
Une bonne vieille komodo qui se trouve à 3 000 € sur leboncoin, on reste dans la même catégorie que cette Zr.
Donc pas déconnant de comparer tout ça et, en matière de bruit, ben la Zr annihile la komodo.

Que ce soit en base ISO, et quelque soit la qualité, le R3D de la Zr est supérieur à celui de la komodo.
Bon en même temps, la komodo elle a un global shutter, donc ça l’aide pas.
mais ça fait toujours plaisir à l’ego de savoir qu’on a dans les main une caméra qui surpasse sur au moins un point une Komodo.
Bon par contre, il y a un point où le Zr va moins faire le malin, c’est la plage dynamique.
Test de la plage dynamique des différents codecs
Ici aussi, les résultats sont surprenants.
Alors je vais vous expliquer le protocole de nos tests avec Yann, … Parce que oui, on était deux pour faire toutes ces mesures.
D’ailleurs merci Yann de m’avoir épaulé parce que cette après midi à filmer une mire, c’était pas juste pas drôle; C’était de la souffrance en barre.
Donc encore merci.

Les tests sur mire.
Bref, avec Yann on a volontairement sous exposé et sur exposé notre mire couleur.
Et ensuite, sur DVR, j’ai corrigé l’exposition pour revenir à une exposition neutre.
Ce test va nous permettre de voir comment la caméra et les différents codecs gèrent la dynamique dans les basses et les hautes lumières.
Ça sera aussi plus parlant que ce genre de graphique.
Comparatifs des deux bases ISO du R3D
On va commencer tranquillou en comparant les deux bases ISO du R3D RAW.

Si je surexpose mon image, je remarque que la base ISO haute à 6400 me permet de récupérer plus d’information dans les hautes lumières.
On voit bien que les couleurs sont plus saturées à base 6400 qu’à base 800.
Jusque là, rien de surprenant, on est sur un comportement normal.
Comparatif du R3D ave le N-RAW
Par contre, ce qui m’a étonné, c’est que sur ce point le NRAW surpasse de très loin de R3D !
On voit clairement que le NRAW est bien plus saturé que le R3D et que les hautes lumières sont mieux préservées.

C’est vraiment très surprenant parce que le Raw de RED est vendu pour avoir une meilleure plage dynamique, mais clairement, dans les hautes lumières il est franchement mauvais.
N’ayons pas peur des mots, ces résultats ils ne sont pas bons.
Je dois vous avouer qu’au début je pensais avoir foiré mes tests tellement la réputation de RED est installée ; et j’ai fait mes recherches.
Et je suis tombé sur un article de Cined qui est arrivé aux mêmes conclusions que moi et qui eux aussi étaient très surpris.
Ils ont donc contacté Nikon qui a répondu :
What you have faced is as we have designed. The reason is difference of highlight clipping points between N-Log and R3D NE. Therefore, when you shoot using R3D NE, you need to set the exposure according to the clipping point of R3D NE. Besides, to prioritize reducing noise in dark areas, highlight has been shifted one stop to low light … The actual image sensor sensitivity differs by one stop between R3D NE and other codecs.
Donc en gros, Nikon a préféré sacrifier les hautes lumières pour préserver les ombres et réduire le bruit en basse lumière.
Ce qui est vrai puisque quand je compare le NRAW avec le R3D du Zr, j’ai effectivement plus d’informations dans les tons sombres.

Donc faites très attention à ça. Avec le R3D, il ne faut surtout pas surexposer votre image sous peine de perdre des informations.
Alors, ça ne veut pas dire qu’elles seront irrécupérables, loin de là.
À + 3 stops, on peut re-saturer facilement les couleurs. Par contre, passé 4 stops ça va devenir compliqué de récupérer les informations dans les hautes lumières.
Comparatif du N-RAW ave le R3D d’une RED Komodo
Et pour le fun, j’ai comparé le R3D du Zr à des fichiers Raw sortis d’une Komodo et … bon il n’y a pas photo, en haute lumière la RED défonce tout.
Mais quand même, le NRaw s’en sort pas si mal que ça si le compare aux fichiers d’une RED !




Pour les couleurs, la différence est vraiment minime et par contre, sur les tons gris et blanc, là c’est plus flagrant.
Mais de pas beaucoup.
Comme quoi, personne n’est parle de ce NRAW, mais il est juste ouf.
Franchement, je suis trop content de l’avoir en interne sur mes boitiers.
Bon, du coup j’en conclu quoi de ces tests ?
Ben pour moi, si vous devez shooter en environnement très éclairé, choisissez le NRAW.
Il sera plus permissif et permettra de ratrapper plus facilement une exposition mal faite.
Idem si vous faites du RUN and Gun ou alors du clip en extérieur avec des changements de lumière.
Dans ce cas, le NRAW sera votre meilleur allié.
Par contre, si vous shootez en low light, préférez le R3D.
Son bruit est bien moins prononcé et surtout, il est plus fin et plus agréable à l’œil.
Et aussi, évitez le Run and Gun avec le R3D.
S’il n’est pas bien exposé, vous aurez un moins bon rendu qu’avec du NRAW ; donc je vous conseillerais plutôt de jouer la carte de la sécurité.
Donc en environnement contrôllé : prenez le R3D pour avoir une image exceptionnelle.
Et en environnement non contrôllé : préférez le NRAW qui vous donnera plus de latitude en post prod ; mais en gardant une qualité d’image excellente.
Test du piqué
Okay, ceci était dit, il est temps de parler du sujet qui a fait couler beaucoup d’encre numérique : le piqué ; et plus particulièrement celui du H265.
Beaucoup de Youtubers disent que le H265 du Zr serait flou et inexploitable.
Ce qui m’interpelle, puisque j’ai personnellement utilisé le H265 du Zr pour filmer ma dernière vidéo, celle du test du X200 ; et que personne n’est venu me dire en commentaire que ma vidéo était floue.
Et j’ai beau avoir des lunettes, je n’ai pas été choqué outre mesure par les plans que j’ai tourné en H265 avec le Zr.
Mais bon, je peux avoir tord et j’ai donc décidé de faire des tests.
Avant de comparer le Zr avec d’autres boitiers, j’ai comparé les différents codecs à différentes résolutions.
Et franchement, il n’y a aucune différence entre le R3D, le NRAW, le ProRes et le h265 à résolution égales.
Aucune, je vous les met à l’écran et franchement, c’est la même chose.
J’ai ensuite comparé le h265 du Zr avec celui du NRAW et là en effet, on a une légère perte de piqué.
Mais attention, ça n’a rien à voir avec ce qu’on vous a vendu, loin de là.
Les exemples que vous voyez à l’écran son zoomés à 300%, donc évidement que ça se voit.
Si je repasse à 100%, franchement, est-ce que ça vous saute aux yeux ?

Je crois pas.
Donc à moins que vous soyez un mec ou une nan chelou à vouloir zoomer à plus de 200% dans votre image ; cette légère perte de qualité de la part du h265 ne sera pas rédhibitoire.
Bref, je vais pas en parler pendant mille ans, vous savez que les polémiques créées artificiellement pour générer des clics et des vues, c’est pas mon délire.
Donc on va vite passer à un sujet bien plus interessant, le rendu couleur.
Comparatif du rendu couleur du R3D et du N-Raw
Bon, là, ça va être très subjectif comme point.
Parce que les goûts et les couleurs ; ben c’est propre à chacun.
Je vous met quand même des exemples de plans pris avec en NRAW et en R3D pour que vous puissiez les comparer ; mais la différence est vraiment minime.

Le NRaw a tendance à faire tirer ses bleu vers le cyan ; et le R3D à légèrement tendance à tirer vers les magentas.
Mais ça reste subtile.
Bon, personnelement je préfère le rendu couleur du NRAW (je pense que vous l’aurez compris, j’adore ce format), mais ça ne reste que mon avis.
Son en 32 bits interne
Bon, ceci étant dit, l’image c’est bien ; mais en vidéo, le son c’est aussi important.
Et de ce coté là, Nikon ne se fout pas de notre gueule puisque le Zr est capable d’enregistrer du son 32 bits flottant en interne, via les micros intégrés mais aussi via l’entrée mini jack.
Et ça, ça change tout.
Si vous avez des DJI mics ou que comme moi vous utilisez un enregistreur type Zoom F3, vous savez quelle est la puissance du 32 bits flottant.
En gros, c’est le RAW du son.
Vous pourrez hurler dans le micro, puis chuchoter, et votre piste son sera toujours exploitable.
Vous serez capable de remonter le son ou bien de l’atténuer sans le faire clipper.

Perso, ça fait deux années que je ne travaille qu’en 32bits et pour rien au monde je ne reviendrais au 24 bits.
Pour moi c’est juste un Must have ; et je suis vraiment très très très contant que Nikon l’ai implémenté dans son boitier.
Ça va me simplifier la vie puisque je n’aurais plus besoin d’enregistrer le son sur un F3 à part de l’image et de les rassembler sur DVR.
Ça va m’éviter une manipulation et donc des erreurs potentielles ; et surtout ça va me faire gagner du temps.
Et si vous utilisez des micros en XLR, sachez que Tascam a annoncé une version Nikon de son fameux enregistreur : le CA-XLR2d-N.

Il devrait arriver d’ici fin novembre, avec une poignée smallrig compatible.

En plus du 32 bit flottant; Nikon a incorporé la technologie OZO.
Alors, je vais vous en parler, mais je vos avoue que je ne l’utilise pas ; et ce pour deux raisons :
- cette techno n’est disponible qu’en enregistrement h265,
- et uniquement sur les micros intégrés au Zr.
Et comme je n’utilise cette caméra qu’avec un micro externe ; ben l’OZO c’est pas pour moi.

Mais si de votre coté vous utilisez ces micros internes, vous aurez le choix entre cinq modes d’enregistrement :
- Omnidirectionnel : le son est enregistré à 360 degrés autours de la caméra.
- Super directionnel : ici le son sera concentré dans un cône étroit devant la caméra
- Unidirectionnel : c’est un peu la même chose, mais avec un cône plus large. Vous pourrez aussi choisir entre l’avant ou l’arrière.
- Et Binaural qui est une sorte de stéréo ++ avec une spatialisation 3D de votre son.

Donc sur le papier c’est super cool mais franchement ; le fait que ce soit limité aux microphones internes réduit sérieusement son intérêt.
Surchauffe
On va maintenant parler surchauffe.
Parmi les boitiers Nikon, il n’y a que le Z9 qui ne surchauffe pas.
Z8 et Z6III montrent leur limite au bout d’une vingtaine de minutes ; mais uniquement en h265.
Et oui, le format RAW demande beaucoup moins d’énergie parce qu’il ne compresse pas.
Et je dois vous avouer que je me faisais du soucis pour ce Zr, sachant qu’il partage pas mal de points communs avec le Z6III.
Mais, mais mais mais, en un mois, je n’ai pas connu une seule surchauffe.
Et pourtant, comme je vous le disais, je l’ai utilisé pour tourner cette vidéo youtube que j’ai faite en une seule prise d’une heure vingt.
Bon, normalement shooter une heure vingt d’affilé en h.265, c’est pas possible.
Mais là, avec le Zr, ben ça l’a fait.
Du coup, je me dis que les ingénieurs de Nikon ont quand même bien pensé le boitier avec un système de refroidissement passif assez efficace.
Bon après, à voir ce que ça donnera en été ou dans quelques années quand on connaîtra des températures de plus de 45 degrés à Marseille ; mais pour le moment, ça passe.
Et je pense qu’à 45 degrés, la surchauffe du boitier ça sera le cadet de nos soucis.
Autofocus
Bref, passons maintenant à l’autofocus.
Je vais pas m’éterniser sur ce point puisque c’est exactement le même que celui du Z6III.
Donc si vous avez déjà vu mon test ; ben c’est la même chose.
On a ici droit à un autofocus ayant une plage de sensibilité allant de -10 à +19 IL.
Ce qui est excellent.
Ça veut dire que même dans le noir, le Zr trouvera sons sujet ; et ce même si vous vous ne le voyez pas.
Non vraiment, c’est assez bluffant.

L’autofocus arrive a détecter les yeux, même dans le noir.
Après quoi dire … C’est un AF qui est excellent ; largement au niveau de celui de Sony et Canon.
Franchement, avec les boitiers qu’on a dispo, si votre photo est floue c’est que vous avez mal paramétré votre AF, c’est tout.
Oui, c’est de votre faute, pas celui du boitier. Tous les boitiers du marché sont excellents sur ce point.
Utilisation en photo
Bon, j’en ai pas parlé jusqu’à présent, mais le ZR dispose d’un commutateur photo vidéo qui vous permettra de prendre des photos.
Alors, que dire …
Pourquoi pas ? Mais franchement inutile.
Non parce que l’ergonomie du Zr n’est pas du tout, mais alors pas du tout adaptée à la photo.
La prise en main est nulle, les mollettes sont difficiles d’accès, pas d’EVF, les commandes sont tactiles, …
Bref, pour moi ce boitier est juste inutilisable en photo. Point. Pas de débat possible.
Alors pourquoi Nikon nous propose quand même cette option ?
Ben je pense que s’ils ne l’avaient pas fait, ils se serait fait bâcher.
Les gens auraient dit :
« gna gna gna, il y a pas de mode photo, c’est nul, la FX3 le fait, gna gna gna … »
Non mais sérieusement vous avez vu la gueule des photos de la FX 3 ?
Bref, ce mode existe ; si ça vous intéresse c’est exactement la même chose qu’un Z6III, donc je vous renvoie encore une fois à mon précédent test.
Perso, j’aurais préféré que Nikon retire ce commutateur, oublie le mode photo et gratte de la place pour nous donner un bouton personnalisable en plus.
Prix du Nikon Zr
Ok, maintenant on va parler argent.
Le Zr est vendu pour la modique somme de 2 349 €, ce qui est ridiculement bas pour tout ce qu’il propose.
Non parce que sérieusement, 4K 100fps en RAW interne ; 3 codecs RAW, son en 32 bits en interne, un écran 4 pouces et une caméra qui ne surchauffe pas pour moins de 2 500 €, c’est juste ouf.
Alors attention, pour moi ce prix de 2 349 € est un peu trompeur puisque la Zr demande presque obligatoirement un LBracket ou une cage, et un adaptateur HDMI.
Et ces accessoires vont vous couter 92 € de plus ; il faut donc ajouter une petite centaine d’euros supplémentaire.
Mais ça reste quand même très peu cher.
Surtout que Nikon nous fait une offre de lancement avec une réduction de 150€ sur une sélection d’accessoires vidéo. Cette offre est disponible sur le Nikon Store jusqu’au 31 décembre 2025.
Donc vous pourrez avoir ces deux accessoires et une batterie supplémentaire pour pineuts.
Et ça c’est bénef.
Ce qui manque au Nikon Zr
Bon, j’ai conscience que cette caméra ne coute que 2 350 €, mais quand même, quitte a poser le label Cinéma dessus, autant y aller à fond.
Voilà une liste de feature qui, à mon sens, manquent à la Zr.
Alors Nikon, si vous regardez cette vidéo, s’il vous plait ajoutez-les dans une prochaines mises à jour.
Ou alors sortez une Zr sous testostérone plus cher avec tout ce qu’il y a dans ma liste au Père noël.
Primo, il manque les false color pour nous aider à bien exposer notre image.
Et ça pour le coup, c’est assez facile à ajouter avec une MAJ.
Idem pour une fonction desquiz qui permettrait d’avoir un aperçu natif d’une image prise avec des optiques anamorphiques sans avoir à passer par un moniteur externe.
Parce que qui dit cinéma dit anamorphique.
Ça serait aussi très cool de pouvoir afficher des tailles différentes de waveform sur nos écrans personnalisés.
Par exemple, je kifferai avoir un écran dédié à l’exposition avec une énorme waveform, et un second où je me concentre sur mon cadre ; mais avec une petite waveforme dans le coin au cas où, pour faire des vérififcations rapides.
Avec le NRaw, la petite waveforme passe.
Mais avec le R3D Raw qui est tellement plus capricieux à exposer, ça serait pas mal.
Bon, le global shutter, c’est peut-être trop demander.
Mais en vrai, si Nikon veut faire aussi fort qu’avec le Z9 et sa MAJ 2.0, ben sortez-nous un global shutter.
Et si cette MAJ pouvait aussi ajouter la possibilité d’enregistrer sur un SSD en direct, alors là ça serait la cerise sur le gâteau.
Non parce que les CFexpress ça coûte un bras, et j’ai jamais vu de cartes aussi peu fiables qu’elles.
Donc si je pouvais les remplacer par un SSD, je serai vraiment très content.
Positionnement du Nikon Zr
Avant de conclure cette vidéo, il me semble important de rappeler à qui s’adresse cette caméra.
Beaucoup de Youtubers disent que la Zr est l’arrivée de Nikon dans le monde de la vidéo, et c’est n’importe quoi.
On a déjà le Z9, le Z8 et le Z6III qui excellent dans ce domaine ; et même LE codec le plus puissant disponible sur mirrorless : le NRAW.
Donc si vous êtes déjà Nikoniste, le Zr ne sera pas LA révolution annoncée.
Vous trouverez beaucoup de choses déjà présentes dans les boitiers Z avec cette caméra et honnêtement, si vous avez déjà un Z6III, ben vous ferez groso modo le même taff.
Avec le Zr, on a mix entre RED et Nikon.
C’est d’ailleurs très clairement affiché sur la caméra avec son marquage.
On appelle ça du co-branding et ça vise avant tout les non-nikonistes, ceux qui sont chez d’autres marques **koff koff* SONY **koff koff** ou alors ceux qui s’apprêtent à acheter leur première caméra.
Si vous êtes nikoniste, vous n’avez pas besoin d’avoir un marquage RED sur votre boitier pour savoir qu’il excelle en vidéo.
Ceci étant dit, cette caméra représente pour moi la création d’une nouvelle gamme dans l’écosystème Z de Nikon ; clairement orientée vidéo au détriment de la photo.
Et ce Zr reste l’entrée de gamme de cette nouvelle gamme. C’est une sorte d’apéritif qui, je l’espère, nous prépare à des caméras plus véloces et moins aptes aux compromis.
Conclusion
Maintenant que les choses sont claires, il est temps de conclure !
Contre toute attente, j’adore le Zr.
En toute hônetteté, je pensais le détester.
Je pensais qui ne ferait que remplacer mon Z6III (que j’ai revendu du coup) MAIS, au final, cette caméra va devenir ma caméra principale sur les tournages (si si).
J’adore l’utiliser sur un RIG complet, j’adore l’utiliser pour tourner mes vidéos Youtube (d’ailleur l’option autoportrait est géniale pour ça. Ça vous permet de bien gérer le focus quand vous voulez mettre u élément en exergue près du boitier).
Grace aux accessoires disponibles, je peux en faire une arme de guerre très agréable à utiliser ; et en même tamps, si je ne veux pas me prendre la tête, j’ai toujours l’option de l’utiliser nu uniquement avec l’écran intégré.
La qualité d’image est folle, elle est ultra versatile et surtout, elle est vraiement pas cher.
Pour tout ce qu’elle fait 2 350 € c’est rien.
Vous les rentabiliserez très vite !
Enfin, mois son prix ça me donne jsute envie d’en acheter une deuxième.
Avec le Zr, Nikon envoie un message fort : le futur, c’est la vidéo ; mais sans oublier les photographes.
Nikon, ça reste une marque si ce n’est LA marque qui respecte sa communauté et ses clients ; et le Zr nous le prouve.
Je m’explique.
Le Z6III était un hybride pas très bien pensé, avec la vidéo qui parasitait la photo.
Du coup il a mal été compris, et je lai personnellement boudé.
Il fait d’excellentes photos et vidéos ; mais son ergonomie hybride le rendait un peu chaint à utiliser dans ces deux domaines.
Et le Zr corrige le pas.
Puisqu’on a maintenant une nouvelle gamme dédiée à la vidéo avec une ergonomie propre à la vidéo ; on est en droit d’espérer que les boitiers photo se recentrent sur une ergonomie plus photo.
Sans faire l’impasse sur la vidéo non plus ; mais ça serait bien de se débarrasser de ce flippy screen qui nous empèche de shooter en mode connecté.
J’en ai parlé avec les gars de Nikon au salon de la photo cette années, et ils m’ont expliqué leur vision des produits.
Chez nikon, il n’y a pas d’effet de gamme.
Quelque soit ton choix, tu auras le maximum possible, à savoir : tous les codecs à tous les fps dans la plus haute résilutions permise par le capteur ; mais aussi toutes les options firmweare.
Ce qui va changer entre un Z6, un Z8 ou un Z9 ; ça va être l’ergonomie.
Le Z6III fait grosso modo la même chose que le Z8 ; mais avec une moins bonne ergonomie ; d’où la différence de prix.
Et je trouve ça très malin, mais surtout super respectueux des utilisateurs.
Parce que brider un boitier artificiellement pour créer un effet de gamme ; perso je le prend un peu comme un doigt d’honneur.
Donc Nikon, trop cool votre positionnement.
Maintenant, en ce qui concenrne le ZR, ben il s’agit clairmeent d’un appel de pied fait aux utilisateurs de Sony.
La FX3 est vieille, la FX2 a décçu ; et Nikon a décidé de frapper fort.
Et ça a l’air de marcher puisque sur le stand de Nikon, il y avait pas mal d’utilisateurs Sony ; et il y a aussi pas mal de monde qui a switché. Nottement grace à la bague mégadapt qui permet d’utiliser des objecifs en monture E sur nos boitiers Z sans perte de qualité ni d’autofocus.
Par contre, attention Nikon, ne tombez pas dans le piège.
Le flippy sreen et le cobranding c’est bien pour attirer de nouveaux client ; mais n’oubliez votre base clientelle pro.
J’espère vraiement que vous n’allez pas vous Sonyifier en adoptant une ergonomie bancale.
Pour l’entrée et le milieu de gamme OK.
Mais n’allez pas nous mettre un flippy screen sur un Z9II ou un Z8II.
Franchement je serais dégouté.
Bref, pour revenir au Zr, avec cette caméra, Nikon a juste sorti une nouvelle référence.
Et ils annoncent clairement la suite avec ce label RED et la gamme d’optique cinéma qui a été annoncée ; mais aussi les optiques et PZ.
Le message est clair : On est un acteur du milieu de la vidéo.
J’espère que les constructeurs suivront.
Ce qui a l’air d’être le cas, puisque’on voit de plus en plus d’optiques tierces proposer de la monture Z, et idem en camera.
Et j’espère que ENFIN, les vidéastes sous aplha 7,5,4, j’en sais rien, sous alpha quoi …
J’espère que les vidéastes que je croise en mariage arrête de me dire « ah oui, toi tu fais de la photo, pas de la vidéo, c’est pour ça que t’es chez Nikon ».
J’espère que ces gars là vont arrêter de me dire ça maintenant que l’image de Nikon est associée à RED.
Non parce que c’était un peu condescendant de leur part.
Donc au final, l’avenir s’annonce radieux et j’ai hate de voir la vestion sous testostérone de la Nikon Zr.
Avant de finir, je tiens à remercier encore une fois Yann qui a soufert avec moi sur deux demi-journées et qui m’a prêté sa Komodo ; mais aussi Julien et Mthieu qui ont réalisés les BTS de cette vidéo.
J’espère que vous avez apprécié ce test.
J’espère surtout que vous avez tenu jusqu’au bout ; parce que mon dieu qu’il est long.
Mais il y avait beaucoup à dire, et franchement cette caméra en valait le coup.
Voius n’imaginez pas le nombre d’heures que j’ai passé à tester le Zr, que ce soit en studio ou sur le terrain ; donc si vous avez kifffez, balancez un petit like et un commentaire ; ça me fera plaisir.
Sur ce, je vous laisse, j’ai le 24-70 et le 14-24 à tester sur des mires.
Merci beaucoup pour ce test ultra complet !!! Tu aurais des cartes CFExpress à conseiller du coup ? :D