Test des objectifs cinéma Simera-C de Thypoch

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Je teste les Thypoch Simera-C, une gamme d’optiques cinéma modernes qui promettent un look vintage maîtrisé, sans les compromis du cine-mod artisanal.

Mon code promo pour avoir 5% de réduction : PUSHAUNE Et le lien sponso vers les Simera-C : https://store.thypoch.com/fr/products/simera-c-21-28-35-50-75mm-t1-5?ref=PUSHAUNE

Un nouveau type d’objectif a fait son apparition sur les dernières années : les optiques dites cinéma ; mais à prix raisonnable.
Les marques comme Nissi, Laowa ou encore Sirui vous promettent un rendu cinéma s’approchant de celui d’optiques Leitz à 100 000 € ; et tout ça pour moins de 1 000 €.

Sur le papier ça a l’air cool ; et je dois vous avouer que ça fait un moment que je me tate à acheter un set d’objectifs ciné pour compléter mon parc optique.
Pour vous dire, j’ai même contacté Iron Glass pour me faire un set d’Helios en monture Z.

Oui, j’étais assez chaud.

Mais ça s’est pas fait, pour plusieurs raisons que je détaillerais en fin de vidéo.
Et c’est pas plus mal puisque au final, j’ai été contacté par Thypoch pour tester les Sinema-C.

Le Simera_c 75mm en action.

Le Simera_c 75mm en action.

Ils m’ont envoyé une valise avec les 5 optiques disponibles à savoir : 21mm, 28mm, 35mm, 50mm et 75mm.
Le tout compatible Full Frame et avec une ouverture à T 1.5

La valise du set complet des Simera-C

La valise du set complet des Simera-C

Parfait donc pour être utilisés sur mon Zr.

Et ça fait un mois que je suis en lune de miel avec ces optiques.
Je les ai utilisées en prod contrôlée en studio ; en run and gun extérieur, sur une prod plus costaud pour le Nikon Film Festival et enfin ; je me suis même jeté dans la foule d’un concert de métal avec elles.

 

Et croyez moi, il n’y pas mieux pour tester l’ergonomie d’une optique full manuelle qu’un bon vieux concert de métal.

Bref, je pense en avoir fait pas mal le tour, et il est temps de voir si ce fameux look cinéma est du bullshit marketing ; ou bien s’il est justifé.

Qualité de fabrication

Premier ressenti quand on prend en main ces optiques pour la première fois : c’est la qualité de fabrication.
Les optiques sont en full métal, avec un rendu clairement vintage.
Elles ont l’air solide, et il n’y a aucun jeu.

Par contre, optique ciné oblige, elles ne sont pas tropicalisées.
Attention donc si vous devez tourner en milieu humide ou poussiéreux.

Ergonomie des optiques cinéma Simera-C

En terme d’ergonomie, on a ici des objectifs assez petits et légers.

La taille varie entre 6 et 7,6 cm.

Tailles des Simera-C

Tailles des Simera-C

Les gabarits sont donc relativement les mêmes, et c’est pareil pour le poids puisqu’on est entre 353g et 472g pour la plus lourde.

Poids des Simera-C

Poids des Simera-C

Donc si vous devez changer une optique sur votre RIG, c’est pas les 100g de différence qui va casser votre équilibre.

Les Simera-C disposent de deux bagues crantées pour gérer manuellement l’ouverture et la mise au point.
Sur les cinq optiques, ces bagues sont placées toutes au même endroit pour faciliter un changement de focale. Vous n’aurez pas à refaire votre RIG à chaque fois en devant re caler le follow focus.

Ces deux bagues ont une résistance différente.
La bague d’ouverture offre une certaine résistance, tout en restant souple.
Ça vous évitera de la déplacer par mégarde si vous faites du Run and Gun ou si des gens se mettent à pogotter autours de vous.

Les deux bagues des Simera-C

Les deux bagues des Simera-C

La bague de mise au point est elle plus lâche, mais elle offre quand même une petite résistance.
Pour un opérateur solo à la main ou avec un follow focus manuel : c’est un régal.
On a le parfait compromis pour être le plus précis possible, tout en ayant un retour synaptique suffisant pour pas se tromper.

Par contre, si vous utiliser un follow focus wireless avec un pointeur déporté ; ben là il risque d’y avoir un peu trop de résistance.
En général, les pointeurs préfèrent des bages sans résistance ; et ici on en a quand même.

Le pointeur sur mon dernier tournage.

Le pointeur sur mon dernier tournage.

Bon, c’est pas dramatique et vous pourrez quand même utiliser ces optiques avec un Follow focus DJI, Smallrig ou Tilta.

Un Tilta Nucleus Mini monté sur le Simera-C

Pour passer d’un extrême à un autre, il faut opérer une rotation de 210 degrés.
Là encore, c’est parfait pour la précision, surtout à 1.5 où la zone de mise au point est ridiculement étroite.
En situation posée sur Rig d’épaule ou sur un saddle bag, c’est top.

Mais en Run and Gun, ça va être compliqué de faire des changement de focus sur des plans éloignés les uns des autres.
210 degrés, c’est trop pour être fait en un mouvement, et vous allez devoir vous y reprendre à 2-3 fois pour passer de l’infini au close focus.
Alors ça arrive pas tout le temps, mais sur cette presta en concert, ça m’a dérangé plusieurs fois.
Par contre, sur ces autres prestas plus posées, clairement les 210 degrés étaient les bienvenus.

Pour vous aider dans vos réglages, les valeur d’ouverture et de distance de mise au point sont disponibles sur le coté gauche de l’optique.
Alors oui, c’est en général là qu’on les place sur les optiques cinéma ; puisque c’est traditionnellement à gauche qu’on place son pointeur si on en a un.

Mais avec l’avènement des Follow Focus wireless ou manuels, ben je trouve pas cet emplacement opportun.
Il suffit d’en mettre un pour que l’info soit cachée et surtout, en Run and Gun, c’est quand même plus pratique de les avoir en haut de l’optique pour pouvoir les checker rapidement sans avoir à regarder sur le coté.

Les informations sont cachées par mon RIG.

Les informations sont cachées par mon RIG.

Bon par contre petit détail qui fait plaisir : les tiers de diaph sont indiqués sur la bague d’ouverture.
Et je le précise parce que ça n’est pas le cas sur certains concurrents dans cette gamme de prix.

Donc si comme moi vous ne connaissez pas par cœur vos tables de conversions, ben ça va bien vous aider.

Dernier point ergonomique : le diamètre des filtres.
Il est de 62mm pour toutes les focales, sauf le 75mm qui lui a un diamètre de 67mm.

Et ça c’est pas ouf, parce que ça va vous demander d’avoir deux jeu de filtres, ou bien des bagues d’adaptation.

Bon, clairement ces optiques elles ont été pensées pour être utilisées en solo.
Elles sont petites, légères, et elles s’intègreront parfaitement sur un RIG compact avec ou sans Follow Focus ; ou même sur un Ronin.

Personnellement, j’ai adoré les utiliser sur un Rig ultra minimaliste pendant ce concert.
Que ce soit sur scène ou dans la foule, je ne pouvais pas me permettre d’avoir un moniteur externe, une Vlock et des câbles de partout.
Et juste avec un petit follow focus manuel ; ben ça l’a fait.
90% de mes plans sont nettes, et ce même à T 1.5.

J’ai quand même réussi à monter un RIG avec une mattebox, un Nucleus Nano et un retour DJI Transmission.

C’était un peu compact mais ça l’a fait.

Monture E ou M

Pour la première fois sur cette chaine, je ne teste pas des optiques en monture Z.
Surpris ? Il y a une bonne raison à ça.

Les Simera-C sont disponible uniquement en monture Sony E ou Leica M.
Et je possède la version M.

Alors, pour expliquer ce choix, il faut que je vous parle de Typhoch, la société qui fabrique ces optiques ; et de DZOfilm.

Typhoch, c’est un boite assez récente créée par DZOFilm.
Et DZOFilm, ils ont pour habitude de faire des grosses et lourdes optiques cinéma.
J’ai déjà eu l’occasion d’en voir puisque Yann en a un set qu’il utilise sur sa RED ou sur son Alexa (oui, il a des grosses cam, sûrement un truc à compenser).

Donc eux, leur truc, c’est de faire de la qualité au standard cinéma bien imposante comme il faut. Mais genre, le vrai cinéma, pas le cinéma marketing qu’on voit sur mirrorless.

Et sur ces optiques, la norme, c’est la monture PL.
Quand on parle de monture PL, on parle de Positive Lock. C’est tout simplement la monture la plus répandue en cinéma. Et sa particularité, c’est qu’elle ne fonctionne pas comme une baïonnette classique : ici, l’objectif est verrouillé mécaniquement, avec une bague filetée.
Une fois en place, ça ne bouge plus.
C’est pensé pour les grosses productions, les rigs lourds, et pour éviter toute micro-rotation quand on fait le point.
Et aussi, cette monture offre le plus grand débattement du marché, avec 50mm de tirage.

Tableau de débattement des montures.

Donc l’ADN de DZOFilm, c’est le PL.
Mais pour Thypoch qui est sa petite sœur et qui vise avant tout les configurations plus légères, le PL, c’est overkill.

Avec l’arrivée des mirrorless, les choses ont changé : on a plus de miroir dans les appareils photo, et plus de disque obturateur dans les caméras cinéma.

Résultat : on n’a plus besoin de monter des optiques conçues pour 40 ou 50 mm de tirage.
Un tirage court offre beaucoup plus d’avantages optiques et mécaniques.
Du coup, aujourd’hui, la seule vraie raison d’utiliser une optique PL sur un boîtier qui n’est pas PL, c’est le Positive Lock. Le verrouillage physique. Et c’est tout.

De l’autre côté, on a la monture M, qui elle existe depuis 1954 chez Leica.
Elle est bien plus ancienne que la monture PL mais, et c’est là que c’est intéressant, elle est née comme une monture mirrorless avant l’heure, avec un tirage très court.
En gros, elle était déjà “future-proof” dans les années 50.
Et ce tirage un poil plus long que les autres montures mirrorless actuelles en fait la monture la plus facilement adaptable du marché.

En fait, l’idée est simple :

  1. l’objectif M se clipse d’abord comme une baïonnette standard,
  2. on vient verrouiller l’ensemble avec une bague de serrage, comme sur une monture PL.

Résultat : un combo super compact, hyper sécurisé, et totalement prêt pour les rigs cinéma.

D’ailleurs, Thypoch en propose un qu’ils m’ont envoyé.
On voit bien ici le système de lock qui va maintenir en place votre optique.

Non vraiment, ça ne bouge pas.

Alors, sur le papier, ça a l’air génial.
Mais sur le terrain, je dois vous avouer que j’en ai un peu chié.

Parce que oui, ça ne bouge pas.
Mais c’est aussi super compliqué à déverrouiller pour retirer l’optique.
Franchement, j’étais tout le temps en galère ; et en run and gun comme en concert, c’était une tannée.

Donc cette histoire de positive lock, c’est bien pour les prod avec un gros RIG, mais perso, j’ai fini par acheter 5 adaptateurs comme celui-là, que j’ai monté sur les 5 optiques, et qui ne bougent plus.
Comme ça au moins, ces optiques sont virtuellement en monture Z maintenant.

Et en plus, comme dans la valise fournis par Typoch on peut enlever ce petit bout de mousse, le tout fit parfaitement.
Et ça ça fait plaisir :)

Look d’image cinéma

Bon, on va maintenant entrer dans le vif du sujet et parler image.
Parce que la promesse de ce type d’objectif, c’est d’offrir un look vintage mais avec un rendu qui reste moderne.

Le Simera-C propose un rendu vraiment neutre… mais avec juste ce qu’il faut de douceur.
On a un bokeh super fluide, une transition de netteté très naturelle, et un dégradé flou vers les bords qui donne cette profondeur typique des optiques cinéma.

Mais sans pour autant sacrifier le piqué de votre image ; et c’est ce qu’on va voir.

Piqué

Les Simera-C sont incroyablement sharp au centre de l’image, et ce même à T1.5
Ça m’a d’ailleurs assez surpris parce que quand j’ai fait ces tests de mire, j’en ai profité pour tester aussi le 24-70mm 2.8 V2 de Nikon, et franchement, au centre il y a pas beaucoup de différence.
Et dès T2, on est très très très bon.

Et sur les cotés, on est évidement mou ; et il faudra attendre T5.6 pour avoir un rendu homogène.

Mais n’oubliez pas qu’on est sur des optiques cinéma et que ce flou dans les bords est appréciable, voir même recherché.
Il va vous permettre d’attirer encore plus l’attention de votre spectateur sur votre sujet.

Et aussi, je dois mettre en avant que ce piqué assez nette va radicalement simplifier la mise au point manuelle.
La première fois que j’ai utilisé les Simera-C ; c’était pendant ce concert.
Et je dois vous avouer que je balisais un peu de devoir faire la mise au point à la main, au vu de mon expérience avec mes autres optiques cinema ou anamorphique.

Mais ici, vu qu’on a une belle différence entre les plans ; ben le focus peaking réagit très bien et vous n’aurez aucun soucis à faire votre point.

Enfin, perso quand j’ai dérushé ces plans, j’ai été quand même vachement surpris de la netteté que je pouvais avoir.

Donc le piqué ici, il est très bon ; sans avoir un rendu trop chirurgical non plus.

Aberrations chromatiques

En terme d’aberration chromatique, il y en a sur l’entièreté de l’image, mais uniquement si vous êtes hors focus.

Mais là encore, c’est pas si dérangeant que ça et ça ne m’a pas particulièrement choqué sur les plans que j’ai pu faire.

Constance de la couleur

En ce qui concerne la constance des couleurs, les Simera-C s’en sortent globalement assez bien, mais il y a quand même une légère différence selon les focales.

Si vous voulez plusieurs focales sur un tournage, comme ça a été le cas pour tous les projets que j’ai pu faire, ben il est important d’avoir une constance dans les couleurs pour éviter un travail supplémentaire à l’étalonnage.

Pour réaliser ces tests, j’ai exposé une mire puis j’ai zoomé au niveau du gris neutre pour venir corriger la balance des blanc et la teinte ; et ainsi voir q’il y avait une différence ou non.

Les 21, 28 et 35mm offrent un rendu un peu plus chaud, là où les 50 et 75mm tirent vers une image un peu plus froide, avec une pointe de magenta en plus.

Rien de dramatique : on est sur des écarts faciles à corriger à l’étalonnage.
Et surtout, chaque groupe reste cohérent en lui-même.
Les grand angles se ressembles ; et idem pour les focales plus longes, et ça va vous permettre de travailler sereinement sur un tournage multi-focales.

Flares

Bokeh

En ce qui concerne le Bokeh, on est ici excellent.
Les Simera-C ont un iris composé de 16 lames, ce qui est beaucoup.
Déjà quand on en a 12 on est content, alors 16 c’est juste déconné.

Et le résultat, ce sont des billes de bokeh parfaitement rondes au centre, avec un effet d’œil de chat sur les bords.

La texture des billes est uniforme et on a très peu d’effet d’oignon ring ; sauf pour le 75mm qui est légèrement moins bon que les autres.
Mais il reste quand même bien supérieur à d’autres optiques que j’ai pu tester sur cette chaine ; donc je vais pas m’acharner sur lui.

Donc je sais pas pour vous, mais moi ce Bokeh, je le valide, et pas qu’un peu.
Pa&rce qu’il est clairement dans le haut du panier.

Vignettage

En terme de vignattage, évidemment qu’il y en a, et il est étonnamment identique sur toutes les focales.
Que ce soit le 75mm ou le 21mm, il est très prononcé à pleine ouverture ; et il a tendance à disparaître dès T4.

Donc au final, si je trouve que les Simera-C on un look relativement neutre, sans trop de collor shift ni de perte de piqué.
Ça sera donc très facile d’appliquer votre étalonnage sur des images faites avec ce set.

Mais en plus de ça, vous aurez quand même droit à du cachet avec les flares, le bokeh et le rendu tout doux passé le premier tiers de l’image.
Et ce sont ces détails qui vont venir donner un look cinéma à vos images.

Donc pour moi, avec les Simera-C, on a le parfait compromis entre optique moderne et vintage.

Focus Breathing

Bon, on a vu que ces Simera avait une qualité optique vraiment bonnes, surtout pour leur taille.
Enfin, c’est quand même ouf d’avoir une telle consistance et un tel piqué pour un trux aussi petit.

Mais ça a un prix, et ce prix, c’est le focus breathing.
Il est très prononcé, à telle point que votre focale changera en fonction du point de focus.

Je vous met les résultats de mes tests à l’écran pour toutes les focales, et faites bien attention au bord de l’image.

Vous verrez que des éléments entiers disparaissent en fonction de l’endroit où l’on fait le focus.

Alors, le focus breathing, on aime ou on aime pas.
perso, c’est quelque chose qui ne me dérangeait pas au début de ma carrière, mais j’y suis de plus en plus sensible ; et c’est devenu quelque chose qui me dérenge maintenant.

Donc je dirais qu’avec ce focus breathing, on a le point le plus négatif de ces optiques.

Distance de mise au point

En enfin, dernier point à aborder, la distance de mise au point.
Elle est correcte, sans être non plus folle :

  • 21mm :  23cm
  • 28mm : 40cm
  • 35mm : 45cm
  • 50mm : 45cm
  • 75mm : 55cm

Bon, sur ce point là, on reste dans la norme, rien de particulier à ajouter.
J’aurais aimé pouvoir m’approcher un peu plus de mes sujets, mais c’est pas dramatique.
On est pas sur des optiques macro non plus.

Pourquoi utiliser des optiques dites cinéma ?

Bon, maintenant qu’on a passé en revue tous les aspects techniques de ces optiques, il est temps de savoir à qui elles s’adressent.

Comme je le disais dans mon intro, on voit depuis quelques années un retour en force des optiques photo vintage. Alors pourquoi ?
Parce qu’on est arrivé à un point où les fabricants arrivent à nous sortir des objectifs optiquement parfaites, sans aberration chromatique et au piqué impeccable.
Et si vous pratiquez la photo de pub, la photo animalière ou encore sportive ; ben ce rendu chirurgical c’est effectivement ce que vous allez rechercher.

Mais en vidéo, trop de netteté, ça plait pas.
Et c’est pour ça qu’on voit de plus en plus de monde cine-modder des optiques vintages pour les rendre vidéo proof.

Le meilleur exemple, c’est le film Dune et ses optiques Helios customisées par Iron Glass.

Je vous disais en début de vidéo que je voulais m’en faire péter un set ; mais qu’au final j’étais revenu sur ma décision.
Et c’est pour plusieurs raisons.

Les objectifs photo vintage moddées, ça veut dire : tolérances variables, mécanique pas toujours homogène, marquages approximatifs …
Ce qu’il faut avoir en tête avec ces optiques modifiées ; c’est que vous n’avez aucune garantie d’avoir le même résultat d’une optique à l’autre. C’est ultra aléatoire ; et si vous avez de la chance, ben vous aurez de beaux flares et un rendu doux. Mais si vous n’en avez pas ; ben votre optique sera dégeulasse et vous ne pourrez rien en tirer.

Et vu le prix, c’est dommage.

Et c’est là que les optiques dites cinéma modernes tirent leur épingle du jeu.
Ces objos là, ça reste des produits sortis d’usine en 2025 ; avec des normes, des contrôles qualité, et surtout une homogénéité sur l’ensemble de la gamme.
Pas d’aléatoire ici.
On a tous les avantages qu’impliquent une production moderne.

Résultat : on retrouve le look des optiques photo vintage, sans les compromis du cine mod. C’est constant, fiable, précis, et surtout exploitable sur des projets sérieux, avec une vraie continuité d’image d’une focale à l’autre.

Autre avantage d’utiliser des optiques manufacturées en 2025 : c’est que vous pouvez faire les cons avec.
Vous pouvez les utiliser dans des situations chelous comme sur un drone, sous l’eau ou encore dans une fosse de concert de métal. Et si elles cassent, ben c’est pas grave.
Vous trouverez facilement des pièces de rechange ou un objo de remplacement.

Ce qui n’est pas de cas des optiques soviétiques des années 60.
L’URSS n’existe plus et les usines ont fermées depuis longtemps.
Donc bonne chance pour contacter un SAV.
Soviétique.
En 2025.
Bref, vous avez compris l’idée.

Donc si vous cherchez à avoir un look vintage dans vos vidéos, mais que vous avez la flemme de faire les brocantes ou que vous êtes un tant soit peu exigeant sur la qualité de vos production, ben les optiques cinéma modernes elles sont faites pour vous !

D’autant plus que si vous êtes chaud, ben elles passent très bien en photo aussi.
Alors attention, faut tater du focus manuel et être prêt à avoir du déchet.
Mais franchement, je me suis bien éclaté à shooter avec pendant mes sessions tournage.

Donc voilà, si vous êtes convaincu par ces optiques, ben il faut maintenant se poser la question du prix.

Prix

Avant de conclure, on par parler pépètes.
Parce qu’en plus d’une qualité optique très bonne, l’autre avantage des Simera-C, c’est son prix.

En monture E, chaque optique est vendu 767 € ; et en ce moment elles sont en promo à 729 €.
Vous avez aussi la possibilité d’acheter le pack complet avec une valise et des cales pour 3531 €, mais là aussi on a une promo à 3178 €.

Et en monture M, on est plus cher puisqu’on passe à 836 € l’optique, en ce moment à 794,85 € en promo.
Et le set complet est à 3.767,95 €, lui aussi en promo à 3.390,95

Et en plus de ça je vous propose un coupon de réduction de 5%, ce qui commence à faire tomber pas mal le prix.
Tous les liens sont en descritpion. Vous connaissez le drill, vous les utiulisez et vous payez moins cher ; et ça envoie un signal foert à la marque qui sera encore plus partante pour bosser avec moi à l’avenir.

Bref, les Simera-C sont très biern positionnés.
Ils sont moins cher que la concurrence alors qu’ils sont grosso-modo la même qualité optique.

Donc pourquoi se priver ?

Conclusion

Alors, est-ce que ce fameux “look cinéma” c’est du bullshit marketing ?
Non. Mais ce n’est pas magique non plus.

Les Simera-C ne vont pas transformer un mauvais cadre en plan de cinéma.
Par contre, ce qu’elles font très bien, c’est apporter une vraie signature : une image douce, lisible, avec une transition de focus naturelle, et un rendu qui respire le cinéma sans tomber dans l’excès.

On n’est pas sur une optique gimmick.
On est sur quelque chose de maîtrisé, cohérent, et surtout exploitable sur de vrais projets.

Ces optiques, elles sont clairement faites pour :

  • les vidéastes et réalisateurs solo,
  • les configs légères ou semi-lourdes,
  • la fiction, le clip, le doc créatif, le concert,
  • et surtout pour ceux qui veulent sortir du rendu ultra chirurgical des optiques photo modernes.

Si vous cherchez un set homogène, fiable, avec du caractère, sans vous prendre la tête avec du cine-mod aléatoire… là oui, les Simera-C font totalement sens.
Après, c’est pas dit que vous puisez les rentabiliser rapidement, mais qu’est-ce qu’elles font plaisir à utiliser !

Perso, ce qui m’a convaincu, en plus de la qualité du piqué parce que ça pour le coup je m’y attendais pas du tous.
Donc ce qui m’a convaincu : c’est le terrain.

Je les ai utilisées en studio, en run and gun, sur une fiction, et même au milieu d’un concert de métal…
et à aucun moment elles ne m’ont limité créativement.

Bien au contraire.
Elles sont légères, cohérentes, agréables à utiliser, et surtout : elles donnent envie de tourner.

Et ça, je ne m’y attendais pas du tout.
J’ai vraiment kiffé les utiliser. Et même maintenant alors que j’ai fini de les tester, ben je vais continuer de les avoir dans mon sac photo de tous les jours, monté sur le Zr, pour filmer des trucs de la vie de tous les jours.

Vraiment ces optiques, je sais pas comment l’expliquer, mais elle sont trop agréables à utiliser.
Et j’adore leur rendu.

Bon, après, ces optiques ne sont pas exemptes de défauts.

Le premier, et le plus important : la gamme s’arrête à 75mm.
Donc pas de longue focale ici, pas de 100, 135 ou 150mm pour aller chercher des cadres plus serrés.
Selon votre manière de tourner, ça peut être totalement OK… ou clairement limitant.
Personnellement, ça m’a manqué sur certains tournages, notamment en concert ou en fiction.

Et aussi le focus breathing, qui est très prononcé.
C’est quelque chose qu’il faut accepter, et qui peut devenir gênant si vous faites beaucoup de bascule de point.

Mais mis à part ça, je ne vois pas d’autres aspects négatifs.

Et je tiens à ajouter un dernier point, qui pour moi est important.
Typhoch, c’est probablement la seule marque qui m’a envoyé autant d’infos techniques sur son produit.
Alors, la pluspart des marques, quand elles m’envoient un produit, ben elle me donne aussi accès à un PDF ou un google sheet. Mais en général, c’est juste une série de points clé et de spec technique.
Mais avec Typhoch, c’était pas vraiment ça. J’ai eu droit à un vrai doc avec des explications optiques, des choix de conception ; et même un historique de certaines pratiques du cinéma et de la monture M.

On sent que derrière, ce sont des gens qui aiment le cinéma, qui aiment l’image, et surtout qui connaissent vraiment leur produit.
Et ça, honnêtement, ça fait plaisir ; et ça se ressent dans leur produits.

Donc si vous voulez vous faire plaisir et acheter les Simera-C, tous les liens sont en description avec le code de réduction.
Vous payez moins cher, et ça envoie un bon signal à la marque pour que je puisse continuer à tester ce genre de matos sur la chaîne.

Sur ce, je vous souhaite de bonnes fêtes et c’est pas parce que vous êtes en vacance que vous devez arrêter de faire des images.
Prenez votre boitier, montez-le sur un RIG, et allez sur les pistes de ski avec pour faire …

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