Test du panneau led Godox LiteWafer UP150R

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Le Godox LiteWafer UP150R est un panneau LED RGB ultra fin, léger et silencieux qui peut réellement simplifier la vie sur un tournage.


Les panneaux LED ultra fins ont souvent le même problème : soit ils restent compacts mais manquent de puissance, soit ils deviennent suffisamment puissants pour être utiles… et perdent au passage tout l’intérêt de leur format. Après plusieurs semaines de test, le Godox LiteWafer UP150R fait justement partie des rares modèles qui arrivent à tenir cet équilibre.

Le Godox 150UPR utilisé sur une production photo publicitaire.

Le Godox 150UPR utilisé sur une production photo publicitaire.

Je l’ai utilisé en studio, sur des plans produit, mais aussi sur des tournages plus contraints, dans des décors où une source plus traditionnelle devient vite encombrante. Et c’est précisément là que ce panneau commence à devenir intéressant.

Godox LiteWafer UP150R : un panneau pensé pour les tournages compliqués

Le premier vrai point fort du LiteWafer UP150R, c’est son format. On est sur un panneau de 68 x 35 cm pour seulement 2,4 cm d’épaisseur. Dit comme ça, ça peut paraître anecdotique. En pratique, c’est exactement ce qui permet de le glisser là où un COB avec une grosse softbox deviendrait inutilisable.

Les dimensions du UP150R : 68cm x 38cm x 2,4cm.

Dans un petit décor, un appartement étroit, une salle de bain, un couloir ou un studio avec peu de hauteur sous plafond, ce genre de panneau peut résoudre des problèmes qu’une source plus puissante ne sait pas gérer proprement. Même avec la softbox et le système de quick release montés, on reste autour de 25 cm d’épaisseur. Pour du toplight ou une lumière cachée dans un décor, c’est très confortable.

Le poids joue aussi énormément. Le panneau seul ne pèse que 3,2 kg, ce qui ouvre des usages très concrets au bout d’une perche ou dans des positions peu agréables. Je l’ai par exemple utilisé en douche au-dessus d’une salle de bain sur un tournage où il fallait déporter la lumière sur une longue boom, avec un lit au milieu de la pièce et très peu de marge. Clairement, sans ce type de panneau, le setup aurait été beaucoup plus pénible à gérer.

Le UP150R utilisé au bout d'une boom sur un setup pub dans une salle de bain. Le UP150R utilisé au bout d'une boom sur un setup pub dans une salle de bain.

Accessoires et ergonomie : un ensemble vraiment bien pensé

Godox a eu la bonne idée de ne pas livrer un panneau nu en espérant que le reste s’invente tout seul. Le LiteWafer UP150R arrive avec un ensemble d’accessoires cohérent, pensé pour un usage réel sur le terrain.

  • Une softbox rectangulaire
  • Deux couches de diffusion avec des rendus différents
  • Un nid d’abeille
  • Un système de quick release avec Baby Pin 5/8″
  • Une boîte de transport sérieuse avec compartiments dédiés

Le point important, c’est que les modificateurs peuvent être stackés. On peut donc combiner diffusion et contrôle sans bricolage douteux. Sur un tournage en petit espace, éviter les fuites de lumière tout en gardant une source douce n’a rien d’un détail.

La softbox montée sur le Godox UP150R.

La softbox montée sur le Godox UP150R.

La softbox et une couche de diffusion montées sur le Godox UP150R.

La softbox et une couche de diffusion montées sur le Godox UP150R.

La softbox, une couche de diffusion et le nif d'abeille montés sur le Godox UP150R.

Concernant l’accroche, le panneau de base n’embarque pas de système intégré, mais le quick release fourni fait bien le travail. Le verrouillage inspire confiance, le montage est rapide, et surtout il évite le petit rituel de vissage interminable qu’on finit toujours par détester sur un plateau.

Godox propose aussi un support orientable universel UP 150 RUH 01 vendu séparément pour ceux qui veulent davantage de latitude dans les réglages.

Le UP 150 RUH 01

Le UP 150 RUH 01

Le système d'accroche fournis de base avec le Godox UP150R.

Le système d’accroche fournis de base.

Alimentation secteur et V-Lock : enfin un panneau mobile qui ne se bride pas

L’autre très bonne surprise concerne l’alimentation. Le UP150R peut fonctionner sur secteur ou sur batterie V-Lock, et il garde 100 % de sa puissance même sur batterie. C’est loin d’être systématique aujourd’hui. Beaucoup de lumières deviennent nettement moins intéressantes dès qu’on les sort d’une prise murale.

Une batterie V-Lock branchée au ballaste.

Ici, ce n’est pas le cas. Que ce soit avec une V-Lock 14,4 V classique ou une batterie 26 V, le panneau reste à pleine puissance. Pour du tournage mobile, c’est un vrai plus.

La puissance reste de 100%, même en alimentation sur V-Lock.

La puissance reste de 100%, même en alimentation sur V-Lock.

La rallonge fournie devient quasiment indispensable, parce que le câble qui sort directement du panneau est très court. Sans elle, le ballast se retrouve à pendre au bout de la source, ce qui n’est ni pratique ni très rassurant.

Le câble accroché à l'écran est court.

Le câble accroché à l’écran est court.

Avec la rallonge, on peut déporter proprement le ballast sur le pied, ou même le mettre à la ceinture pour alléger encore la manipulation du panneau.

Un opérateur tient le UP150R à la main, avec le ballaste sur lui.

Concrètement, ça ouvre des usages très utiles :

  • une débouche mobile pendant qu’un talent se déplace
  • une lumière d’accentuation tenue à la main dans un espace étroit
  • un panneau caché plus facilement dans le décor
  • un toplight léger dans une configuration compliquée

Menus et ergonomie du ballast : simple, lisible, efficace

Tout le pilotage du UP150R passe par le ballast. On y retrouve un bouton de changement de mode, une molette pour naviguer et valider, ainsi qu’un bouton menu pour entrer dans les paramètres ou revenir en arrière.

Les menus du Godox UP150R.

Visuellement, l’interface ne cherche pas à impressionner. Elle fait même plutôt penser à un vieux film de science-fiction rétro-futuriste. Mais sur un tournage, la priorité n’est pas d’avoir un menu joli : c’est d’avoir un menu clair et rapide. Sur ce point, le panneau fait le job.

Un détail intéressant se cache dans les réglages : la possibilité de modifier la courbe de variation de l’intensité. Selon l’usage, on peut donc choisir un comportement plus progressif ou plus réactif.

L'option de gestion des courbes.

Modes d’éclairage : CCT, HSI, RGBW, gélatines et FX

Comme beaucoup de panneaux RGB modernes, le LiteWafer UP150R est assez complet côté modes. Mais contrairement à certains produits qui multiplient les options gadget, ici l’ensemble reste cohérent.

Le mode CCT

C’est celui que j’utiliserais le plus au quotidien. Le panneau couvre une plage de 1800 K à 10 000 K, avec en plus un réglage vert/magenta. Cette correction est très utile pour faire matcher plus proprement d’autres sources sur un plateau.

Le mode HSI

Le HSI permet de contrôler la couleur via la teinte, la saturation et l’intensité. C’est souvent le mode le plus intuitif quand on veut créer rapidement une ambiance colorée.

Le mode RGBW

Ici, on règle séparément les canaux rouge, vert, bleu et blanc. C’est plus précis quand on cherche une couleur bien spécifique ou un rendu très calibré.

Le mode gélatines et les FX

Le panneau propose aussi un mode gélatines, pratique pour retrouver rapidement des références connues du monde du cinéma, ainsi qu’une banque d’effets spéciaux plutôt complète :

  • Flash
  • Lightning
  • Cloudy
  • Broken Bulb
  • TV
  • Candle
  • Fire
  • Firework
  • Explosion
  • Welding
  • Police Car
  • SOS
  • Cycle
  • Party

Le vrai bon point ici, c’est la possibilité d’activer ou couper rapidement un effet sans devoir passer par un réglage de dimmer détourné, avec en plus plusieurs paramètres accessibles pour personnaliser le rendu.

Puissance du Godox UP150R : très solide pour cette catégorie

J’ai réalisé les mesures dans mon studio avec un Sekonic C-700, à une distance d’un mètre, sans couche de diffusion et sans nid d’abeille. Et les chiffres sont franchement bons pour un panneau de ce format.

  • 1800 K : 14 700 lux
  • 2800 K : 19 400 lux
  • 4200 K : 20 600 lux
  • 5500 K : 22 100 lux
  • 6500 K : 22 700 lux
  • 10 000 K : 20 700 lux
  • Bleu : 2660 lux
  • Vert : 11 400 lux
  • Rouge : 9010 lux

Le point à retenir, c’est qu’on est ici environ deux fois plus lumineux qu’un Nanlite PavoSlim 120C. Évidemment, il faut garder la tête froide : le UP150R n’est pas une énorme key light destinée à traverser plusieurs couches de diffusion sur un décor de pub. En revanche, pour une rim light, un hair light, une douche ou une lumière produit, il devient franchement très intéressant.

Les données spectrométriques complètes sont disponibles sur SPECTRD.

Qualité de lumière : de très bons résultats pour un panneau RGB ultra fin

Sur la qualité de lumière, le UP150R s’en sort très bien. Le CRI oscille globalement entre 95 et 97 selon les températures utilisées, avec des résultats particulièrement propres autour de 2800 K et 5500 K.

On observe une légère baisse vers 10 000 K, mais rien de dramatique. Même chose sur la balance des blancs : ce n’est pas mathématiquement parfait, mais les écarts restent suffisamment faibles pour un usage de tournage réel. Bref, on n’a pas ici cette sensation de panneau RGB cheap qui complique immédiatement l’intégration avec les autres sources du plateau.

Application mobile : le NFC change vraiment l’expérience

Le panneau peut être contrôlé depuis l’application Godox, avec deux méthodes d’appairage : Bluetooth ou NFC. Et honnêtement, le NFC est clairement la solution la plus pratique.

Le Bluetooth fonctionne, mais il impose la logique habituelle : chercher le projecteur dans une liste, attendre la connexion, gérer plusieurs lumières affichées en même temps quand le set commence à se remplir. Le NFC est beaucoup plus direct : on approche le téléphone du ballast, et l’appairage se fait automatiquement.

Ce qui m’a surtout plu, c’est que l’application reprend vraiment tous les réglages du panneau, y compris les modes avancés et les paramètres des FX. Là encore, ce n’est pas toujours le cas chez la concurrence. Et en plus, l’ensemble est réactif, sans lag gênant pendant les tests.

Chauffe et bruit : un panneau chaud, mais totalement silencieux

Oui, le panneau chauffe. Mais ce n’est pas inquiétant. Il faut surtout garder en tête qu’on parle d’une source très fine et très étendue : la chaleur se répartit sur une grande surface au lieu de se concentrer dans un bloc compact.

En revanche, l’absence totale de ventilateur est un énorme avantage. Pas de souffle parasite, pas de variation de vitesse pendant une prise, pas de mauvaise surprise dans une pièce silencieuse. Pour de l’interview, du dialogue ou n’importe quelle captation sonore un peu propre, c’est un vrai confort.

Pour quels usages le LiteWafer UP150R est-il vraiment pertinent ?

Pour moi, ce type de panneau est avant tout pensé pour la vidéo. Le RGB permet de travailler une ambiance, de colorer subtilement un décor ou de créer une séparation plus intéressante entre le sujet et l’arrière-plan.

Ses usages les plus convaincants sont très clairs :

  • rim light
  • hair light
  • toplight
  • lumière cachée dans un décor
  • lumière d’accentuation sur un plateau
  • packshot et vidéo produit
  • interview dans un espace restreint

En photo, ça fonctionne aussi, mais on sent plus vite les limites de puissance si on veut un setup très lumineux ou un portrait dynamique. En revanche, pour de la nature morte, du produit, du packshot ou un sujet relativement immobile, ça marche très bien.

Prix du Godox LiteWafer UP150R : un tarif cohérent au vu des performances

Le Godox LiteWafer UP150R est vendu autour de 838 €. Ce n’est pas un petit achat, mais je trouve le tarif cohérent avec ce qu’il propose.

Il y a la puissance, bien sûr, mais aussi tout le reste : le form factor, la qualité de fabrication, les accessoires bien pensés, la boîte de transport sérieuse, l’alimentation V-Lock non bridée, le silence absolu, et une vraie facilité d’intégration sur le terrain.

Mon avis sur le Godox LiteWafer UP150R

Au final, le LiteWafer UP150R fait clairement partie des meilleures propositions que j’ai pu tester dans cette catégorie. Pas parce qu’il remplace toutes les autres lumières, mais parce qu’il résout très bien un problème précis : apporter une vraie lumière exploitable dans des endroits où les sources traditionnelles deviennent trop encombrantes, trop lourdes ou trop pénibles à installer.

Si votre objectif est d’éclairer un immense décor en key light principale à travers plusieurs couches de diffusion, ce n’est probablement pas le bon produit. En revanche, si vous cherchez une lumière ultra fine, légère, silencieuse, mobile et réellement utile sur un plateau, le UP150R mérite franchement votre attention.

C’est exactement le genre de panneau qu’on commence par sortir « au cas où », puis qu’on finit par utiliser partout parce qu’il règle une quantité absurde de petits problèmes très concrets.

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