Pictrd : le logiciel qui vous aide à mettre en page vos story board, gratuitempent
Le storyboard, LE document qui fait foi Sur mes tournages pub ou fiction chez épicentre production, on bosse avec un storyboard. C’est le document que tout le monde a dans la main : le réal, la cheffe op, le client, l’assistante …
Le storyboard, LE document qui fait foi
Sur mes tournages pub ou fiction chez épicentre production, on bosse avec un storyboard. C’est le document que tout le monde a dans la main : le réal, la cheffe op, le client, l’assistante réal qui prépare le plan de travail. C’est celui qui fait foi quand on discute d’un plan, et c’est surtout celui qui fait gagner pas mal de temps sur la prod.
Par contre, du temps, j’en perdais beaucoup au moment de le mettre en page.

Dix ans d’Illustrator et d’InDesign
Puriste que je suis, je faisais mes storyboards sur Illustrator ou InDesign. Autant vous dire que ce n’était pas opti.
Un storyboard de pub, c’est une trentaine de plans. Pour chacun : une image, une ligne d’action, parfois un dialogue, un effet sonore, une caméra, une optique. Le tout sur des pages A4 paysage, avec le nom du projet, les numéros de séquence, le logo de la prod, la pagination. Dans un logiciel de graphisme généraliste, tout ça tient tant que rien ne bouge. Et sur un tournage, tout bouge :
- le réal intervertit deux plans la veille du tournage : tous les numéros qui suivent sont à refaire ;
- on change de caméra sur six plans : six champs à retaper, sans faute ;
- on ajoute une image à une scène : la grille ne suit pas, on recale tout à la main.
Bref, l’enfer en cas de modifications, surtout à la dernière minute. Le storyboard existe pour aider à réfléchir, pas pour occuper une soirée.
L’outil que j’ai rêvé, puis pensé, puis développé
J’ai donc rêvé, puis pensé un outil simple mais surpuissant : un éditeur de storyboard à la fois intuitif et ultra efficace. Pas un logiciel qui veut tout faire, avec dessin, animatique, timeline, collaboration en ligne et abonnement mensuel. Pas un modèle InDesign de plus. Juste une page A4 dans laquelle je tape directement, et un PDF identique à l’écran, en une seconde.
Personne ne le vendait. Alors, au final, je l’ai carrément développé.

L’application Pictrd.
Ce que fait Pictrd
Pictrd part d’un principe : la page est l’éditeur. Vous déposez une image dans un cadre, vous écrivez l’action sous l’image, et ce que vous voyez est exactement ce qui sort dans le PDF, au point près. Autour de cette page, il y a ce qu’un tournage demande, et rien d’autre :
Une mise en page de storyboard qui se numérote toute seule
Dans Pictrd, une scène tient en 1, 2 ou 3 images, et chaque image a son action, ses dialogues, ses SFX, sa caméra et son optique. Vous ajoutez une scène d’un clic ou d’un raccourci (⌘1, ⌘2, ⌘3), et le logiciel s’occupe du reste : la grille, les filets, la répartition sur les pages A4, les numéros de séquence et de scène, la pagination.
Le réal intervertit deux plans la veille du tournage ? On glisse la scène dans la liste, à droite de la page, et tous les numéros suivent, dans la liste comme dans le PDF. On insère une scène entre deux autres, on en duplique une, on en supprime trois : rien à recaler à la main. Et si on s’est trompé, ⌘Z annule tout, même une suppression.
L’import en lot : un dossier d’images devient un storyboard
C’est la fonction qui me fait gagner le plus de temps. Nommez vos images Sq01Sc03.jpg (séquence 1, scène 3), déposez le dossier dans Pictrd, et les séquences et les scènes se créent seules, dans l’ordre. Une scène à plusieurs images ? Sq01Sc03-02.jpg range l’image en deuxième position dans la scène.
Oui, il suffit de 5 secondes pour mettre en page un short de plus de 10 minutes. Et quand une image change, on la réimporte sous le même nom : elle prend la place de l’ancienne, les textes déjà écrits restent. À la fin, un bilan dit ce qui a été importé et, s’il y en a, quels fichiers ont été écartés et pourquoi.
Les réglages en lot : six scènes modifiées d’un coup
On change de caméra sur six plans ? Cochez les six scènes dans la liste, ou une séquence entière, choisissez la caméra et l’optique une seule fois, appliquez. C’est tout : plus de champ à retaper six fois, plus de faute de frappe oubliée en page 7.
1 800 caméras et optiques en catalogue
Pictrd est livré avec plus de 1 800 références : les caméras, d’ARRI et RED à Sony, Nikon ou Blackmagic, et les optiques, de Cooke et Zeiss à Sigma, chacune avec sa focale et son ouverture. Pas besoin de dérouler la liste : on tape « alexa » ou « s7 50 » dans la recherche, on valide, et c’est écrit sous l’image.
Le catalogue se plie à votre matériel. Masquez ce que vous n’utilisez jamais, ajoutez ce qui manque (cette optique vintage que personne d’autre n’a) : vos ajouts restent sur votre Mac et se retrouvent dans tous vos boards.
Des templates à votre nom et à vos logos
Un template garde votre nom d’auteur et vos logos, avec une variante pour les pages noires. À chaque nouveau projet, vous choisissez un template, et le board sort tout de suite aux couleurs de votre boîte de prod. Vous bossez pour plusieurs prods ? Un template par prod.
Le nom et les logos sont copiés dans le board au moment où vous le créez : le fichier reste complet, même ouvert sur un autre Mac.
Pages blanches ou noires, séquence par séquence
Chaque séquence choisit son fond, avec un interrupteur dans l’en-tête de la page. Textes, filets et logo s’adaptent tout seuls, à l’écran comme dans le PDF. Pratique pour distinguer une séquence de nuit ou un flash-back, ou simplement pour un board qui se lira sur un écran plutôt que sur papier.
Un export PDF vectoriel, en une seconde
⌘P, un nom de fichier, et le PDF s’ouvre dans Aperçu. C’est du A4 paysage vectoriel, polices incluses : les textes restent nets à n’importe quel zoom comme à l’impression, et la page est exactement celle que vous aviez à l’écran. Rien ne se décale.
Les images sont allégées à l’export : le fichier est ultra léger et optimisé, douze pages tiennent dans un mail. Le client veut le PDF dans l’heure ? Il l’a dans la minute.
Hors ligne, sans compte, sans cloud
Pictrd marche sans connexion, sur le plateau comme dans le train. Vos boards sont des fichiers .stbd sur votre Mac, avec vos images, vos textes et vos logos dedans. Ils se copient et s’envoient comme n’importe quel fichier, et s’ouvrent d’un double-clic.
Pas de compte à créer, pas de serveur entre vous et votre travail : rien n’est envoyé nulle part, ce qui compte quand une pub n’est pas encore sortie.
Et aussi : enregistrement automatique, un raccourci clavier pour chaque action, recherche dans tous les textes, interface en français et en anglais. Le guide en ligne montre tout ça en animations.
Pourquoi gratuit ?
Et tout ça, je le mets à dispo de la communauté, gratuitement.
Parce que construire une boutique et un abonnement n’avait pas de sens à mes yeux. J’ai fait Pictrd pour mes propres tournages.
Il est fini et il marche. Et étant un grand fan de l’open source et du partage, je fais pareil avec les outils que je développe. Ni période d’essai, ni clé de licence, ni option cachée, pour un usage personnel comme professionnel.
Cependant !
Si vous kiffez Pictrd, il y a un bouton pour soutenir le projet, du montant que vous voulez, en une fois. Ça paye la licence développeur Apple et le serveur. Et ça fait plaisir aussi ;) Ça ne débloque rien : celui qui soutient a la même app que celui qui ne soutient pas.
Une seule chose vous est demandée au téléchargement : une adresse mail, pour vous prévenir quand une mise à jour sort. Ni pub, ni spam, et vous vous désinscrivez en un clic.
Faire un storyboard avec Pictrd, en cinq étapes
- Téléchargez Pictrd sur pictrd.com et glissez-le dans Applications. Il faut un Mac à puce Apple Silicon sous macOS 15 ou plus récent.
- Créez un projet : un nom, votre nom d’auteur, un logo. Ou choisissez un template que vous avez enregistré.
- Déposez vos images : une par cadre, depuis le Finder, ou tout un dossier d’un coup avec l’import en lot.
- Écrivez directement dans la page : action, dialogues, SFX, caméra, optique. Tabulation pour passer au champ suivant, ⌘Z pour tout annuler.
- Exportez avec ⌘P. Le PDF s’ouvre dans Aperçu, prêt à partir chez le réal.
Et ensuite ?
Pictrd continue d’évoluer, au rythme de mes tournages et de vos retours. Les prochains chantiers : vos propres raccourcis clavier, l’export d’une partie seulement du board (une journée de tournage, une version client), et une app iPhone à part pour parcourir un storyboard sur le plateau. La feuille de route est publique.
Si une fonction vous manque, dites-le-moi. Pictrd est fait par quelqu’un qui fait des storyboards ; si c’est pertinent, ça entrera dans l’app.
Questions fréquentes
Pictrd est-il vraiment gratuit ?
Oui. La version que vous téléchargez est complète, la même pour tout le monde, pour un usage personnel ou professionnel. Ni période d’essai, ni clé de licence, ni abonnement.
Sur quels ordinateurs fonctionne Pictrd ?
Sur les Mac à puce Apple Silicon (M1 ou plus récent) sous macOS 15 ou plus récent. Pas de version Windows ni Intel.
Faut-il un compte ?
Non. Seule une adresse mail est demandée au téléchargement, pour vous prévenir des mises à jour.
Est-ce que ça marche hors ligne ?
Oui, entièrement. Pictrd n’a besoin d’aucune connexion : de quoi tenir tout un tournage.
Où sont mes storyboards ?
Sur votre Mac, dans des fichiers .stbd qui contiennent images, textes et logos. Rien n’est envoyé nulle part.
Puis-je dessiner dans Pictrd ?
Non. Pictrd met en page des images que vous apportez : dessins scannés, keyframes, photos de repérage, images générées. Le dessin reste dans l’outil de votre choix.