Utiliser des agents IA pour écrire et coder un site internet

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Finir un site codé entièrement à la main, c’est long. Très long. Et quand en plus il faut écrire les cours, les structurer, les intégrer en HTML et penser au SEO, ça peut vite devenir un chantier sans fin. Voilà comment l’IA m’a aidé à enfin terminer apprendre-html-et-css.com.

J’ai commencé un side-project il y a 8 ans déjà, le site apprendre-html-et-css.com
Ce site regroupe tous mes cours HTML et CSS, gratuitement au plus grand nombre.

Le projet avançait, oui. Mais au rythme du bonhomme. C’est-à-dire entre les cours que je donne en présentiel, les clients, les tournages, les autres projets, la fatigue, et la vie qui a la fâcheuse habitude de s’incruster dans le planning.

Problématique : un site codé à la main, long à mettre à jour

Ce site, il avait un problème très simple : il était est codé à la main, sans CMS.
Pas de WordPress, pas de back-office, pas de “ajouter un article” avec trois champs à remplir et un bouton bleu qui donne l’illusion d’être productif.

Tout est en HTML.

Et sur le principe, j’aime bien ça. Parce qu’avec un site fait main, on a un code propre et léger.
On sait ce qu’on fait et on sait ce qu’on met dans le moteur.

Mais il y a un revers à la médaille : chaque nouvelle page prend du temps. Et pas juste un peu.

Le problème d’un site écrit à la main.

Le code HTML du site apprendre-html-et--css.com dans le logiciel SublimText 3

Oui, tout était codé à la main. Même la navigation.

Quand on parle d’un site statique codé à la main, il y a toujours un type pour vous dire que c’est formidable parce que c’est plus propre qu’un CMS, plus rapide, plus pérenne, plus noble, probablement meilleur pour la digestion et la croissance des cheveux.

Et ce type n’a pas complètement tort.

Mais ce qu’il oublie souvent de préciser, c’est que chaque page est une petite pièce d’artisanat.

Dans mon cas, publier un cours ne consistait pas juste à écrire du texte. Il fallait aussi :

  • rédiger le fond,
  • organiser le plan,
  • écrire un chapeau,
  • penser aux intertitres,
  • préparer les exemples de code,
  • intégrer le tout dans le template HTML du site,
  • vérifier la navigation entre les pages,
  • et garder une structure cohérente sur l’ensemble.

Résultat : un seul article pouvait facilement me prendre plus de 4 heures.

Et encore, là je parle d’un article qui se passe bien. Pas d’un cours qui me force à réécrire trois fois une explication parce qu’elle est trop floue, ni d’une page qui me demande de revoir toute sa structure parce qu’elle n’est pas assez claire pour un débutant.

Donc oui, le site avançait.

Mais il avançait comme un vieux diesel en montée, chargé avec trop de valises.

Je publiais au fil de l’eau, j’ajoutais des leçons, je corrigeais, j’améliorais. Sauf qu’à ce rythme-là, j’en avais encore pour des plombes.

Et au bout d’un moment, il faut appeler un chat un chat : si chaque page demande autant d’énergie, il y a un vrai risque de ne jamais terminer.

La promesse des agents IA

C’est là que l’IA est devenu intéressante.
Alors oui, pour beaucoup, l’IA est vu comme une machine à pondre du texte LinkedIn sous Monster. Mais on va voir que ça peut être utilisé à bon escient.

Ce qui m’intéressait, c’était autre chose : accélérer tout ce qui me bouffait du temps sans m’apporter une valeur folle.

En gros, je ne voulais pas que l’IA pense à ma place. Je voulais qu’elle m’aide à exécuter plus vite.

La promesse était donc simple :

  • m’aider à rédiger les cours,
  • m’aider à les intégrer dans le HTML du site,
  • m’aider à respecter la structure globale,
  • et m’aider à optimiser l’existant sans devoir me farcir chaque micro-tâche à la main.

Dit autrement : je voulais un assistant de production, pas un oracle numérique qui hallucine du code en me regardant avec ses grands yeux statistiques.

Créer des agents spécialisés au lieu de tout demander au hasard

Le truc intéressant avec l’IA, c’est qu’on peut lui donner une vraie méthode de travail.

Et c’est là que j’ai commencé à faire quelque chose de plus structuré que simplement ouvrir un chat et taper :
“salut, peux-tu me faire un cours sur les bordures CSS ?”

Parce que ce genre de méthode, en général, donne des résultats à la hauteur de la demande : approximatifs, mous, et à moitié à côté de la plaque.

À la place, j’ai créé plusieurs agents avec des rôles bien définis.

Par exemple :

  • un agent chargé de rédiger un cours à partir d’un brief,
  • un agent chargé d’intégrer ce contenu dans le template HTML du site,
  • un agent plus global chargé d’orchestrer les différentes étapes,
  • et d’autres routines plus ciblées pour vérifier la structure, corriger des pages ou appliquer certaines améliorations.

En gros, j’ai arrêté d’utiliser l’IA comme un stagiaire qu’on balance dans une pièce sans consignes.

Quand on crée un agent, on :

  • définit une psychologie,
  • donne des références de style,
  • pose un cadre à ne pas dépasser,
  • écrit un scillabus,
  • ajoute pleins de règles qui nous semblent essentielles.

Et c’est ça la grande différence entre un simple prompt et un agent IA. Là où un prompt oublie tout au bout d’un échange ; un agent va tout le temps se référer à ses directives.

Avec un agent, il n’y a donc pas d’égarement ou d’hallucination.

J’ai donc créé 3 agents ultra spécialisés, et j’ai commencé à l esutiliser comme une petite équipe :

  • L’un écrit.
  • L’autre intègre.
  • Le dernier contrôle et enchaîne les étapes.

Et tout de suite, ça change le niveau du résultat.

3 agents IA dans le finder de MacOS.

Mes 3 agents IA.

Parce qu’au lieu d’avoir une seule réponse fourre-tout, on obtient un process plus propre, plus prévisible, et surtout beaucoup plus exploitable.

Concrètement, comment ça marchait ?

Le fonctionnement était assez simple.

1. Je préparais un brief

Chaque cours partait d’un point de départ clair : un titre, un plan, parfois un objectif pédagogique, parfois quelques points à traiter ou à éviter.

Rien de révolutionnaire.
Mais sans brief, même une bonne IA part vite faire du tourisme dans les ronces.

Un exemple de prompt pour un agent IA.

Exemple de prompt que je pouvais donner à mes agents.

2. Un agent rédigeait une première version

L’agent de rédaction prenait ce brief et produisait une base de travail : introduction, sections, explications, exemples, structure du contenu.

Le but ici n’était pas de publier brut ce qui sortait.
Le but était d’avoir une matière déjà structurée, déjà cohérente, déjà proche du ton souhaité.

Références données aux agents IA.

Listes des ressources que j’ai données à mes agents pour pas qu’ils ne partent en couille.

Et honnêtement, quand on part d’une feuille blanche, ça fait gagner un temps énorme.
Parce que grâce à lui, j’avais une belle base de travail qu’il me suffisait de retravailler, et éventuellement réécrire.

3. Un autre agent intégrait le tout dans le site

C’est probablement là que le gain de temps a été le plus violent.

Parce que l’intégration HTML, quand on doit répéter la même structure page après page, ce n’est pas la partie la plus palpitante du métier.

Il faut être rigoureux, oui.
Mais ce n’est pas là que se joue la finesse pédagogique du contenu.

L’agent d’intégration prenait donc le texte et l’insérait dans le template, en respectant :

  • la structure attendue,
  • les variables prévues,
  • les conventions du site,
  • la navigation entre les pages,
  • et l’organisation générale du projet.

En clair, il faisait la plomberie.

Et moi, je pouvais garder du jus pour les tâches qui demandent vraiment un cerveau : clarifier une explication, améliorer un exemple, revoir un enchaînement pédagogique, ou décider qu’un passage raconte nawak et mérite d’être refait proprement.

4. Je relisais et je corrigeais

Évidemment, je passais derrière.

Je corrigeais les formulations bancales, je simplifiais certains passages et je changeais des exemples.
En gros, je vérifiais que le fond tenait la route.

Parce que non, l’IA ne remplace pas le jugement.
Et heureusement.

Par contre, elle permet de déplacer le temps humain vers les décisions utiles, au lieu de le cramer dans des tâches répétitives.

Et c’est là, pour moi, qu’elle devient vraiment intéressante.

Aller plus loin : utiliser l’IA pour optimiser le site

Une fois la production de contenu accélérée, je m’en suis aussi servi pour améliorer le site lui-même.

J’avais déjà en tête plusieurs axes d’amélioration SEO.
Le genre de chantiers qu’on repousse pendant des mois parce qu’ils sont utiles, mais franchement pas très sexy :

  • harmoniser certaines structures,
  • améliorer des métadonnées,
  • vérifier la cohérence de certains titres,
  • renforcer le maillage interne,
  • corriger des incohérences répétées dans plusieurs pages.

Ce sont des tâches importantes, mais pénibles.
Et comme tout ce qui est pénible, elles finissent souvent dans la pile “on verra plus tard”.
C’est-à-dire le cimetière des bonnes intentions.

Là, l’IA m’a permis d’avancer beaucoup plus vite.

Ce que l’IA et les agents m’ont vraiment apportés

Au fond, le plus gros apport de l’IA, ce n’est pas d’avoir écrit du HTML plus vite que moi. C’est de m’avoir aidé à aller au bout.

Et ça, c’est loin d’être anecdotique.

Il y a plein de projets qui ne meurent pas parce qu’ils sont mauvais.
Ils meurent parce qu’ils sont trop longs, trop lourds, trop chiants à maintenir, ou simplement incompatibles avec le reste de la vie pro.

Apprendre HTML et CSS, c’était exactement ce genre de projet : utile, solide, pensé sérieusement, mais extrêmement gourmand en temps.

Ici, l’IA m’a aidé à transformer un gros chantier artisanal en process plus fluide.
À industrialiser certaines parties sans transformer le site en usine à contenu sans âme.
Et surtout, à garder le cap sur ce qui comptait vraiment : le partage de connaissance.

Conclusion

J’ai commencé ce site il y a longtemps, et viens enfin de le terminer. Et oui, l’IA a joué un rôle important là-dedans.

Pas comme une baguette magique, mais comme un vrai assistant de production, capable d’écrire, structurer, intégrer, corriger et accélérer tout un tas de tâches qui, sinon, m’auraient encore mangé un temps absurde.

On parle souvent de l’IA comme d’un gadget spectaculaire, d’une menace cosmique, ou d’un concours de prompts entre marketeux sous cocaïne caféine.

Mais il y a déjà un usage très concret, très terre à terre, très utile : aider des créateurs, des formateurs et des indépendants à finir les projets qu’ils auraient peut-être laissés traîner trop longtemps.

Dans mon cas, c’est exactement ce qui s’est passé.

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