Test des téléconvertisseurs Nikon | les TC-1.4x et TC-2.0x

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Entre portée décuplée, perte de lumière, et piqué en jeu, lequel tient vraiment la route sur le terrain ?
Aujourd’hui, je vous dis toute la vérité sur ces accessoires que Nikon veut vous faire glisser dans votre sac photo.

Pour télécharger les photos des mires, c’est ici que ça se passe !

Durant cet été j’ai pu les tester en long, en large et en travers sur de l’animalier, de la proxy, de l’urbain, de l’astro et des mires.

LE TC-1.4x monté sur le 100-400mm est parfait pour le trekking.

On va pas se cacher que les téléconvertisseurs, ils ont mauvaise presse.
Ils ont la réputation de niquer le piqué de vos optiques ; et je dois vous avouer que je fais partis des gens qui pensent ça.

Les deux téléconvertisseurs de Nikon : le TC-1.4x et le TC-2x.

J’avais le doubleur de focale en gamme F que je montais sur le 70-200mm 2.8 seconde génération ; mais je l’avais vite bazardé pour m’acheter le 80-400 à l’époque, notamment parce que j’avais été déçu de la qualité optique des multiplicateurs de focale.

Mais maintenant, est-ce que ça veut le coup d’acheter un téléconvertisseur ?
Parce qu’avec la nouvelle monture Z, Nikon nous a quand même sorti des excellentes optiques ; et personnellement j’ai l’espoir que cette monture puisse rendre les multiplicateurs de focale bon optiquement, tout simplement.

Et surtout que ça nous permettrais d’économiser pas mal d’argent.

Alors cette vidéo sera un dossier assez complet sur les multiplicateurs de focale, puisqu’on va aborder les sujet suivants :

  • C’est quoi un multiplicateur de focale,
  • Incidence sur la focale, mais aussi sur l’ouverture,
  • Incidence sur la qualité optique et l’autofocus,
  • Incidence sur la prise de vue en proxy,
  • Est-ce que passer en mode APSC ou cropper ça ferait pas la même chose ?

Alors installez-vous confortablement, gardez des dinosaurus et une boisson non sucrée à portée de main puisque cette vidéo risque de durer.

C’est quoi un téléconvertisseur ?

Avant toute chose, on va définir ce qu’est un téléconvertisseur.
Un téléconvertisseur, c’est un accessoire à ajouter entre l’optique et le boitier. Et cet accessoire, il va venir multiplier la focale et l’ouverture par son coefficient multiplicateur.

Le téléconvertisseur vient se placer entre le boitier et l’optique.

C’est à dire que si vous mettez un TC-2.0x sur un 100mm 2.8, il se transformera en 200mm f/5.6.
Et si vous mettez un TC-1.4x sur un 100mm 2.8, celui deviendra un 140mm f/4

Autre exemple : le 180-600mm 5.6 6.3.
Avec un TC-1.4x, il deviendra un 250-840mm 7.8 8.8
et avec un TC-2.0x, on passe à 360-1200mm f/11 12.6

Avec cette dernière combinaison, on se rend bien compte du gain extrême de focale (1200mm, ça commence à être franchement pas mal) mais on remarque aussi la perte conséquente de lumière. Parce qu’à f/11 ou f/12.6, vous avez pas intérêt de shooter en low light.

Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’un téléconvertisseur c’est pas magique. C’est un accessoire physique, avec des lentilles.
Ici, on est pas sur du zoom numérique, mais bien sur de l’optique.

Donc un téléconvertisseur, il permet de multiplier la focale de votre objectif. C’est a dire que vous allez pouvoir aller chercher un sujet encore plus loin ; ou bien écraser encore plus les perspective.

Mais comme pour tout en photo, cette multiplication de la focale s’accompagne d’un compris : vous allez perdre en luminosité et en ouverture.

Et ça aura quand même pas mal d’incidence sur votre prise de vue ; mais on verra ça en détail après que je vous ai présenté les deux téléconvertisseurs de Nikon.

Présentation des deux téléconvertisseurs de Nikon

Sur la gamme Z, Nikon propose deux téléconvertisseurs : les TC-2.0x et TC-1.4x qui ont un facteur multiplicateur de 2 et 1.4.

Alors attention, ces téléconvertisseurs ne sont pas compatibles avec toutes les optiques de la gamme Z.
Si vous regardez ici, vous verrez que l’opercule est prévue pour entrer dans le cul de l’objectif. Il faut donc que celui-ci ait assez d’espace pour pouvoir accueillir un téléconvertisseur.

Opercule des téléconvertisseurs.

Donc n’essayez même pas d’utiliser un multiplicateur de focale avec un 35 1.2 ou un 50mm 1.2, vous allez juste rayer votre optique.

Pas contre, la plupart des téléobjectifs de la gamme Z sont prévus pour accueillir ces téléconvertisseurs.
C’est le cas par exemple du 600mm f/6.3 ; mais aussi du 400mm f/4.5 et du 800mm f/6.3 VR S

Et c’est aussi le cas des 70-200mm 2.8, 100-400mm et 180-600mm que je possède.
Donc autant vous dire que j’ai poncé ces trois optiques pour cette vidéo.

Le TC-2.0x pèse 270g pour un diamètre de 72mm et une longueur de 50,5mm.
Mais comme je vous le disais, il entre en partie dans l’objectif, ce qui fait qu’il n’ajoutera que 32,5mm à votre RIG.

En ce qui concerne le TC-1.4x, il pèse lui 220g pour un diamètre de 37mm et une longueur de 50,5mm, mais n’ajoutera que 18,5mm à la longueur globale.

270g et 220g ça parait pas très important comme poids, mais vu la petite taille du truc, ça donne une masse volumique assez importante.

Et mine de rien, quand vous l’avez dans la main, ben ça fait son poids quand même.
Alors, en terme d’ergonomie, vu que cet ajout se trouve entre l’objectif et le boitier ; ça ne va pas changer le centre de gravité de votre rig.

Mine de rien, le gros du poids se trouve vers le boitier, et vous resterez stable si vous adoptez une posture compacte.

Par contre, sur des optiques déjà limite en poids ; et ici je pense surtout au 180-600mm qui est pour moi à la limite de l’acceptable pour de la photo à main levée ; ben là vous allez fatiguer plus vite.

J’avoue qu’avec un téléconvertisseur monté dessus, j’avais quand même plus de mal à tenir dans la durée et surtout, j’avais les bras défoncées à la fin de la journée.

Mais bon, si vous shootez sur tépied ou monopode, ça ne vous concerne pas.
L’ajout de 250g, on s’en fout un peu.

Mais si vous pratiquez la billebaude, il faut quand même prendre en compte ce surplus de poids.
En gros, sur un 100-400, un 70-200 ou un 400 4.5 ; ça passe.
Mais sur un 180-600 : vous allez forcer un peu plus.

À noter aussi qu’en plus d’ajouter du poids, vous allez ajouter de l’allonge à votre RIG.

Avec le TC-1.4x, c’est anecdotique et si votre rig initial entrait dans votre sac, ça ne changera pas.
Idem si vous utilisez un capture clip de peak design.

Votre RIG restera compact et ne vous gênera pas pendant vos randonnées.

Par contre, avec le 2.0, ça peut poser problème en fonction de votre sac.

Et alors vous imaginez bien qu’avec le 180-600mm, vous pouvez oublier de le monter sur un capture clip ou bien de le mettre dans un sac à dos ; à moins de le démonter.
Mais bon, c’était déjà le cas de l’optique seule, donc ça ne change pas grand chose.

Enfin, dernier détail qui m’a agréablement surpris : les boitiers et objectifs de la gamme Z adaptent leur comportement quand ils sont équipés d’un multiplicateur de focale.
C’est à dire que sur l’écran LCD des optiques, vous aurez la véritable valeur de focale calculée avec le coefficient multiplicateur qui va s’afficher.

Idem pour l’ouverture qui prend en compte ce coefficient sur l’écran d’épaule et le viseur.

Nikon a donc parfaitement intégré ces téléconvertisseurs dans l’écosystème Z, et ça c’est cool parce que ça va vous éviter de devoir faire des calcul de tête.

Et ça m’a surtout été bien utile pendant les tests de mire parce que sans ça, j’aurais juste galéré à avoir les bonne valeurs pendant mes tests de qualité optique.

Incidence sur la qualité optique

Parce que oui, on entre maintenant dans le vif du sujet et on va voir si l’utilisation d’un téléconvertisseur défonce ou pas la qualité de nos photos.

Pour cette vidéo, j’ai du faire une petite centaine de photos sur mire parce qu’avec les très longues focale ; c’est difficile de se rendre compte du piqué sur le terrain.
Au moment où je tourne cette vidéo, on est en août en pleine chaleur, et à cause de ça la réfraction à l’horizon fluctue beaucoup trop pour pouvoir faire des images potables.

Donc on va se frapper de la mire.

J’ai mis l’ensemble des photos de mire en téléchargement. Donc si vous voulez juger vous-même de la qualité optique, vous n’avez qu’à cliquer sur le lien en description.

En préambule, les multiplicateur de focale ne réagissent pas de la même manière selon les optiques.
C’est donc difficile d’avoir un avis global sur la question, mais on peut quand même en tirer une tendance :

  1. Les multiplicateurs de focale ont tendance à casser le piqué des optiques ; mais ça n’est pas catastrophique non plus.
  2. Les multiplicateurs de focale ajoutent des aberrations chromatiques.
  3. Le TC-1.4x a un meilleur rendu que le TC-2.0x.

En gros, le TC-1.4x réagit très bien avec tous les objectifs que j’ai pu tester.
Au centre, la perte de piqué est minime.
Et sur les bords, elle a tendance à s’accentuer et à s’accompagner d’aberrations, mais si c’est flagrant sur les mires ; ça passe sur de la photo de terrain.

Pour le TC-2.0x, le bilan est plus mitigé.
On a une perte de piqué notable dès le centre de l’image, et sur les bords ça devient franchement dégueulasse.
Et là où cette perte de qualité est la plus flagrante, c’est sur le 70-200mm.

Et sur le terrain, cette perte de piqué reste visible. Ça ne se cantonne pas qu’aux mire.
Sur ces exemples, on peut voir que celui-ci est franchement mou, et ce même au milieu.
non vraiment, avec le 70-200mm, c’est une catastrophe.

Par contre, avec le 100-400mm ; il s’en sort pas trop mal.
On est un peu mou sur le centre, surtout en longue focale, mais sur les bords ça se dégrade.

Donc si je devais résumer, je dirais que le TC-1.4x offre une bonne qualité optique dans l’ensemble ; et qu’il reste tout à fait utilisable.
Par contre, le TC-2.0x réduit quand même drastiquement la qualité du piqué et augmente considérablement les aberrations chromatiques dans les angles de l’image.

Mais surtout, et ce dont je vais vous parler a du vous titiller si vous avez été attentif, le TC-2.0x a un énorme problème de flare.
J’ai eu ce soucis, … plutôt majeur en utilisant le TC-2.0x en Camargue : c’est l’apparition d’une sorte de flare, …, ou plutôt d’une tache violette en plein centre de l’image quand je shootais avec le soleil pile dans l’axe.

Surtout si comme moi vous avez la fâcheuse habitude de mettre toujours vos sujets à contre jour.

Alors cette tache elle est apparut aussi en studio, quand j’ai fait mes tests de mire.
Et c’est arrivé avec le 180-600 et le 100-400mm.

Et je ne suis pas le seul a avoir constaté ça.
Richart Asia a eu le même soucis, mais lui il a trouvé une solution.
Il en a fait une vidéo sur sa chaine Youtube et en gros, sa solution c’est d’utiliser une bague d’allonge.

Donc voilà, on a quand même un défaut assez rédhibitoire sur le TC-2.0x ; parce qu’une tache comme ça sur vos photos, c’est quand même super relou à retoucher.
Mais ce soucis peut être corrigé avec une bague d’allonge.

Et en ce qui concerne le TC-1.4x, je n’ai pas constaté de problème de flare ou de tache violette, donc avec lui, vous pouvez y aller.

Incidence d’un multiplicateur de focale sur l’autofocus

C’est au tour de l’autofocus ! J’ai principalement fait mes tests en plein jour, dans des endroits ensoleillés.
Parce que oui, à f/11, j’allais pas m’amuser à shooter en intérieur ; et je ne pense pas que ces accessoires aient été pensés pour être utilisés en low light. Sauf peut sur un 70-200mm 2.8 ; et encore …

Étant donné que j’ai pas mal poncé les 180-600, 100-400 et 70-200 ; je me rend quand même bien compte de comment leur autofocus respectif réagi.
Et je peux vous dire qu’avec un multiplicateur de focale collé au cul, ben ça ne change pas grand chose.

L’autofocus détecte les oiseaux, et il est assez réactif pour passer d’un plan à l’autre.

J’ai même pu photographier des oiseaux en plein vol avec un fond complexe, et j’ai eu grosso modo le même taux de déchet qu’en utilisant les optiques seules.

Donc sur ce point, j’avoue avoir été surpris.
Je m’attendais à une baisse des performances de l’autofocus mais au final non, donc c’est tant mieux.

Une distance de mise au point inchangée

Autre point qui n’est pas beaucoup mis en avant sur Youtube : l’utilisation d’un téléconvertisseur va améliorer la proxy de votre objectif.
Et comment il fait ça bougre ?
Ben tout simplement parce qu’il ne change pas la distance de mise au point minimum, mais par contre il augmente la focale.
Ce qui fait que votre sujet apparaîtra plus grand sur votre capteur.

Donc avec un téléconvertisseur, vous allez multiplier le coefficient multiplicateur par le rapport de grossissement.
Avec le 70-200 ou le 180-600mm, on va donc passer de 0,25 à 0,35 ou 0,5 en fonction du multiplicateur de focale utilisé.

Et 0,5, ça comment à être pas mal.

Mais c’est avec le 100-400mm que c’est encore plus ouf.
Avec lui, on a un rapport de grossissement de 0,38, qui augmente à 0,5 avec un TC-1.4x et 0,76 avec un TC-2.0x
Et 0,76, ça c’est franchement pas mal.

Dans mon test de cette optique, je vous disais qu’elle était très polyvalente et que vous pouviez faire de la proxy avec. Et bien avec un téléconvertisseur, c’est encore plus vrai.

Il y a un mois, je suis aller rejoindre Xavier avec Wess pour une session macro dans le Vercors.
Ensemble on s’est baladés pour prendre ces clichés.
Toutes les photos que vous voyez à l’écran on été faites avec le 100-400mm et le TC-1.4x monté dessus.

Et franchement, c’est assez ouf de se dire qu’on peu arriver à photographier d’aussi près des insectes avec un téléobjectif.

Donc si vous songez à acheter un téléconvertisseur et qu’en plus vous aimez la proxy, ben je pense que va clairement faire pencher la balance.

Incidence sur la Stabilisation

Bon, un point qui me faisait peur avec les téléconvertisseurs, c’était la stabilisation.
Parce que plus la focale s’agrandit, plus on doit augmenter la vitesse du shutter pour éviter du flou de bouger.
Et comme l’ouverture est elle aussi augmentée, on se retrouve rapidement à f/11 et donc avec très peu de lumière qui entre.

Si je reprend l’exemple du 180-600mm avec le TC-2.0x, on shoot donc à 1200mm à f 12.6 minimum.
Ce qui veut dire que si je veux respecter la règles des 2x pour éviter un flou de bouger, je dois avoir une vitesse minimum de 1/2400s.
Et à f/12, je vais devoir taper à balle dans les ISO ; et ça, je n’aime pas.

Mais c’est sans compter sur la stabilisation exceptionnelle des optiques Nikon et sur l’IBIS.

Je me suis amusé à prendre en photo la lune.
Et ce cliché, je l’ai fait à main levée, avec le 180-600 et le TC-2.0x monté dessus, en mode APSC.
On a donc un équivalent de 1800mm, et une vitesse de 1/160e de seconde.

Oui, 1800mm pris à main levée, sans trépied ou monopode, à 1/160s.
Et la photo, elle est loin d’être flou.
Elle est même sharp qu’elle en peu plus.

Enfin, je trouve ça quand même hallucinant de pouvoir prendre une photo aussi détaillée de la lune, à main levée, avec plus de 3kg à bout de bras.

Donc en terme de stabilisation, ne vous en faites pas, vous n’aurez pas besoin de venir taper dans les ISO pour compenser une vitesse trop importante.
Et à l’ère des mirrorless, je pense qu’on peut abandonner la règles des fois 2 pour éviter le flou de bouger ; elle n’a plus lieu d’être.

CROP vs APSC vs multiplicateur de focale

Bon, il est maintenant temps d’aborder un sujet qui a fait couler pas mal d’encre : est-ce que le crop, l’utilisation d’un téléconvertisseur et le mode APSC c’est la même chose.
On entend de tout et son contraire sur internet, et surtout pas mal de conneries.

Donc on va donc y aller par étape et commencer à comparer le mode APSC et les téléconvertisseurs.

APSC versus multiplicateur de focale

Le mode APSC, pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, permet de n’utiliser qu’une partie du capteur Full Frame.

On va donc virtuellement réduire la taille de notre capteur. Et ça aura deux conséquences :

  1. la réduction de la résolution de notre image
  2. ça va venir appliquer un facteur multiplicateur de 1.5

Et ce facteur, il marche comme celui des téléconvertisseurs.
C’est à dire que vous allez multiplier la focale et l’ouverture par 1.5.

En gros, c’est comme si on utilisait un téléconvertisseur 1.5 sur notre boitier ; mais en sacrifiant la résolution de notre image.

Bon, et en terme de qualité optique, ça dit quoi ?

En mode APSC, vous n’avez aucune perte de piqué et aucune aberration chromatique en plus.
Étant donné qu’il n’y a pas de verre supplémentaire devant votre capteur, la qualité d’image est exactement la même que si vous shootiez en mode full frame.
Par contre, on remarque une pixellisation plus importante : donc moins de possibilité de cropper en post production.

Et si je compare ce cliché avec son pendant téléconvertisseur sur un capteur full frame, ben on remarque quand même une perte de piqué, surtout avec le 2.0 et dans les angles. Oui, dans les angles ça peut devenir franchement dégueulasse.
On a aussi plus d’aberrations ; là encore surtout présentes dans les angles.
Et ces résultats, je les obtiens avec les trois optiques que j’ai pu tester : le 70-200mm, le 100-400mm et le 180-600mm.

Donc si je devais comparer le mode APSC et l’utilisation d’un téléconvertisseur, ben je ferais un tableau parce qu’il y a des pour et des contre.

Pour le mode APSC, on a une qualité optique meilleure. Surtout si on le compare au TC- 2.0x.
Par contre, le TC-2.0x offre une plage de focale plus longue, mais pas le TC-1.4x
Et enfin, avec le mode APSC, on sacrifie la résolution ; ce qui n’est pas le cas avec les téléconvertisseurs.

Donc à vous de voir quelle technique correspond le mieux à vos contraintes.

Cropper dans l’image versus multiplicateur de focale

Et là, les petits malins du fond vont me dire : Mais pourquoi se faire chier ? On a juste à cropper notre image pour avoir le même niveau de zoom.
Et bien non !
Dire ça, c’est ne rien comprendre à la photo ; ou du moins ne rien comprendre aux différences de focale.

Comme je vous l’expliquais dans ma vidéos sur les réglages ; l’intérêt premier de la focale c’est la déformation des perspective ; et la compression des plans. Et non pas un effet de zoom ou de dezoom.

Plus une focale est courte, moins il y aura de compression.
Et à une focale longue, la compression sera exacerbée.
Et l’effet induit par cette compression, c’est une contextualisation ou pas de votre sujet dans son environnement.

Si je prend cette photo prise à 70mm et celle-là prise à 150mm, on se rend bien compte que l’arrière plan n’est pas le même.
À 70mm, j’ai beaucoup plus d’informations qu’à 150mm.

Donc si j’avais pris ce portrait à une focale de 70mm, pour ensuite la cropper. J’aurais eu ce résultat là.
Alors qu’en utilisant un téléconvertisseur 2X pour voir une vraie focale de 150mm ; ben j’ai ça.
Et c’est pas du tout la même chose.

Alors si cette histoire de déformation des perspectives induite par la focale est une notion un peu floue pour vous, je vous invite à aller voir cet article ou j’explique tout en détail avec des exemples concrets.

Et là, on commence à voir l’avantage d’un téléconvertisseur 2x, même si celui-ci défonce la qualité optique.
Parce qu’avec une très longue focale, comme 1800mm ; ben vous allez avoir des perspective déconnées dans lesquelles le soleil, la lune ou tout autre élément éloigné pourra être ultra massif.
Et c’est comme ça qu’on fait ce genre de photo.

Donc, si je devais résumer :

  • Cropper son image, c’est pas une bonne idée.
    Vous perdez en résolution, et vous ne gagnez pas en focale. Donc aucun intérêt.
  • Le mode APSC lui, il est intéressant parce qu’il évite une perte de piqué.
  • Et les téléconvertisseurs permettent eux d’atteindre des valeurs de focale encore plus importantes pour maximiser la compression des perspectives, au détriment de la qualité.

J’espère que maintenant c’est plus clair.

Prix des téléconvertisseurs de Nikon

Ok, maintenant qu’on a passé tous ces points en revue, il est temps de parler oseille.
La promesse de ces téléconvertisseurs, c’est d’éviter de vous faire acheter une seconde optique et d’économiser de l’argent.

Et pour ça, ils sont forcément moins cher qu’une optique.
Comptez 649€ pour le TC-1.4x et 709€ pour le TC-2.0x

Donc c’est quand même relativement abordable pour ce qu’ils proposent.
Mais si vous voulez savoir s’il est plus avantageux d’acheter un téléconvertisseur plutôt qu’un 100-400 pu qu’un 180-600mm ; je vous invite à patienter une petite semaine puisque je vais faire deux vidéos dédiées aux comparatifs des 70-200mm avec TC-2.0x contre le 100-400mm.
Et le 100-400mm avec le TC-2.0x contre le 180-600mm.

Ces vidéos aborderont la qualité optique bien plus en détail que sur la vidéo que vous venez de voir ; mais aussi l’ergoniomie, le facteur de grossissement et surtout on va voir s’il est plus rentable d’acheter un multiplicateur de focale ou bien une nouvelle optique.

Donc restez connectés, et en attendant, on va conclure cette vidéo.

Conclusion

Avant toute chose, je tiens à remercier Mr Truc, Xavier et Wee qui m’ont accompagnés pendant les tests terrains de ces téléconvertisseurs.
Grace à eux, j’ai pu découvrir de supers spots mais aussi en apprendre plus sur la technique d’éclairage macro.
Donc encore merci les gars.

Bon, on a vu que le plus gros concurrent des téléconvertissseurs, c’est pas une optique mais bien le mode APSC.
Parce que quand on compare une image prise avec ce mode avec une autre prise avec un multiplicateur de focale, ben ya pas photo sur la qualité. Le mode APSC gagne haut la main.

Donc on serait en droit de se demander à quoi peuvent bien servir les téléconvertisseurs ?
Non parce que, si les constructeurs dépensent de la thune en R&D depuis des décennies, c’est qu’il y a une bonne raison non ?

Pour moi, il y a 3 cas de figure où il est intéressant d’utiliser un téléconvertisseur :

  1. Avoir un gain de focale assez conséquent pour venir encore plus écraser les perspectives.
    On l’a vu avec les photos de la lune immense.
  2. Gagner de la focale sans sacrifier la résolution.
  3. Pouvoir booster le rapport de grossissement et donc améliorer les photos en proxy.

Donc si votre pratique de la photo implique une de ces 3 contraintes ; allez-y. Achetez un téléconvertisseur.
Si par contre ça n’est pas le cas, je vous conseillerais plutôt de shooter en mode APSC.

Et en ce qui concerne les 2 téléconvertisseurs que propose Nikon, hé bien les deux ne se valent pas.

Le TC-1.4x est excellent, et c’est celui que je vous conseille.
La perte de piqué est tout à fait acceptable, il est discret et saura se faire oublier sur votre RIG.
Il ne prend pas de place dans un sac, et ça ne coûte rien de le prendre pendant une sortie photo au cas où.

D’ailleurs, j’aime particulièrement le combo 100-400mm et TC-1.4x
Cet été, j’ai refait un trek dans le Vercors et c’est cette configuration que j’ai choisi.
Grace à elle, j’ai pu faire du paysage et de l’animalier avec une seule focale.

Par contre, je suis plus mitigé sur le 2.0.
D’un coté, on peut atteindre des valeur de focale extrême, comme 1800mm avec le 180-600mm.
Mais bon, cet accessoire demande trop de compromis optique, entre la tache violette et la perte de piqué.

En ce qui me concerne, ça n’est pas un accessoire que j’achèterai.

Mais le cas du TC-2.0x n’est pas inintéressant, et si il vous intéresse ; soyez un petit peu plus patient.

Comme vous avez été nombreux à me demander de comparer le 100-400mm avec le 70-200mm 2.8 équipé du TC-2.0x, ben j’en ai fait un article dédiée.
On y voit plus en détail la qualité optique, focale par focale.
Je passe aussi plus de temps à analyser l’ergonomie et le facteur de grossissement.

Et puisque je me suis chauffé, j’ai aussi fait la même pour comparer le 100-400mm équipé d’un TC-2.0x avec un 180-600mm.

Je vous invite donc à recharger vos dinosaurus, de prendre une grande inspiration : et d’aller lire tout ça :)

Tu kiffes ? Alors partage avec tes potes !

1 commentaires

  1. Le , Formery Jean a dit :

    Très bon article, plutôt exhaustif : utile dans la pratique photo animalière

Sois pas timide, lâche tes com’ !

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