The Last Of Us PART II : Ludmila Tokova, mon court métrage inspiré de Ellie Goes to Space
Découvrez Ludmila Tokova, mon court métrage inspiré de la scène Ellie Goes to Space de The Last Of Us 2, tourné en studio avec lumière millimétrée et making-of BTS.
Il y a des scènes qui restent collées au cerveau pendant des années. Pas parce qu’elles en font trop, mais justement parce qu’elles arrivent à faire beaucoup avec presque rien : un visage, une lumière, un décor minuscule et une émotion qui monte doucement. La scène Ellie va dans l’espace de The Last Of Us fait clairement partie de celles-là, et c’est exactement ce que j’avais envie d’aller chercher avec ce court métrage.
Le point de départ est très simple : une inspiration très libre autour de la scène Ellie Goes to Space dans The Last Of Us Part II. Pas pour la recopier plan par plan, ça n’aurait aucun intérêt. L’idée était plutôt de reprendre ce qui me fascine dans ce moment culte de The Last Of Us : la sensation de départ, la montée en puissance, et ce mélange très particulier entre fragilité humaine et fantasme spatial.
Un court métrage inspiré par The Last Of Us
Voilà donc le résultat. Ludmila Tokova est un court métrage inspiré par The Last Of Us, tourné en studio, avec une caméra fixe, beaucoup de précision sur la lumière, et l’envie de faire croire pendant quelques instants qu’on a envoyé quelqu’un dans l’espace alors qu’en vrai on était juste enfermés dans un module bricolé avec beaucoup trop d’obstination.
Pourquoi revisiter la scène Ellie Goes to Space de The Last Of Us 2
Ce que j’aime dans ce genre d’exercice, c’est qu’on est obligé d’être malin. On n’a pas un vrai module Apollo. On n’a pas la NASA. On n’a même pas Jeff Bedos dans le carnet d’adresses. Par contre, on a des idées, du matos, des gens motivés et une furieuse envie de voir jusqu’où on peut pousser un setup si on le pense correctement pour recréer l’esprit de The Last Of Us en studio.
Le film repose donc volontairement sur très peu de choses visibles : un facecam, un casque, quelques éléments en practical, une comédienne capable de faire passer l’émotion sans avoir besoin d’en faire des caisses, et toute une lumière qui raconte à elle seule le décollage, l’ascension, l’espace, puis la perte de contrôle. C’est aussi ce qui rend la scène Ellie va dans l’espace de The Last Of Us aussi forte. Dit comme ça, ça a l’air simple. En vrai, c’était un joyeux bordel millimétré.
BTS : comment on a recréé The Last Of Us en studio
Comme souvent, la partie invisible est celle qui m’amuse le plus. Pour ce projet inspiré de The Last Of Us, on a cherché à faire un maximum de choses en practical : construire un vrai volume, ajouter de la matière au premier plan, fabriquer un casque imprimé en 3D avec des LEDs intégrées, créer de fausses ouvertures, incruster de vraies textures de module Apollo, et surtout penser la lumière comme un acteur à part entière.
Le principe du setup était presque absurde, donc forcément très drôle : plutôt que de faire bouger le module, on a fait tourner la lumière autour du personnage. Avec un studio pas si grand, des marges ridicules, des contrepoids un peu partout et trois personnes sur le pont, on a mis au point un dispositif capable de passer d’une lumière froide de petit matin à un feu de décollage, puis à un soleil dur d’espace, avant de finir en vrille complète. Le tout sans que ça ressemble à une démo technique sans âme, ni à une imitation fainéante de The Last Of Us.
Si la fabrication t’intéresse, j’ai justement documenté tout ça dans une vidéo BTS. J’y montre comment on a fabriqué ce court métrage inspiré de The Last Of Us : le décor, le casque, les choix de lumière, les astuces un peu schlag qui marchent quand même très bien, et tout ce qu’on a dû bricoler pour que l’image tienne debout.
Caméra et optique utilisées
Côté image, Ludmila Tokova a été tourné avec la Nikon ZR et un 24-70 mm version 2 utilisé autour de 45 mm. Ce choix collait parfaitement à l’idée de départ : garder une caméra fixe, rester très proche du visage, et laisser la lumière faire une grosse partie du boulot narratif. Le setup a aussi été monté en V-Lock pour pouvoir tourner longtemps sans se battre avec l’alimentation, avec plusieurs retours vidéo répartis autour du décor pour contrôler l’image malgré l’espace minuscule. Quand on tourne un plan aussi simple en apparence, il faut être encore plus maniaque sur tout le reste.
Ce que j’aime dans ce genre de court métrage inspiré d’un jeu vidéo
Au fond, ce projet résume assez bien ce que j’aime faire : raconter quelque chose de simple avec beaucoup de soin, fabriquer des images ambitieuses sans attendre qu’une production hollywoodienne tombe du ciel, et prouver qu’avec une bonne idée, une vraie direction photo et quelques gens solides autour de soi, on peut faire décoller des choses très sérieuses dans très peu d’espace. Si en plus ça permet de rendre hommage à la scène Ellie va dans l’espace de The Last Of Us sans la photocopier bêtement, alors on est exactement au bon endroit.
- Un décor compact, mais pensé pour donner une vraie sensation de volume.
- Un maximum d’éléments réels pour éviter le côté trop fake des images 100 % numériques.
- Une lumière qui ne sert pas juste à éclairer, mais à raconter l’évolution émotionnelle de la scène.
- Un tournage léger, avec peu de monde, mais beaucoup d’idées et une exécution très précise pour retrouver l’esprit de The Last Of Us.
Regarder le court métrage et son making-of The Last Of Us
Si tu veux juste voir le film, tu as ce qu’il faut plus haut. Et si tu veux comprendre comment on peut envoyer quelqu’un dans l’espace avec un studio, du practical, un casque imprimé en 3D et une bonne dose de système D pour recréer la scène Ellie va dans l’espace de The Last Of Us, le BTS est là pour ça.
Dans tous les cas, j’espère que le court te plaira autant qu’on a pris plaisir à le fabriquer.