Réflexion autour du BAT pour un webdesign

Dans le milieu du print, le graphiste dispose d’un outil puissant pour faire valider sa créa avant la mise en impression : le BAT.
En ce qui concerne le Webdesign, comment donner un aperçu réaliste de notre produit final ?

BAT, WTF?

Voilà la définition que l’on peut trouver du BAT sur Wikipédia :

En imprimerie, l’épreuve contractuelle est la dernière étape avant l’impression : on effectue une simulation de l’impression d’après les éléments finalisés.
Cette épreuve est soumise au client pour pouvoir vérifier la conformité de la mise en page, des textes, des images (colorimétrie en particulier) pour approbation. Le client peut alors demander des corrections ou des modifications et une nouvelle épreuve lui sera à nouveau soumise.
Quand tout est conforme, il signe alors cette épreuve et y appose la mention « BAT » ou « bon à tirer ». Ce document est dès lors contractuel, il indique l’approbation du client et engage l’imprimeur à obtenir le résultat attendu.

Pour faire simple, le BAT est un tirage qui permet de faire valider au client le produit final imprimé.

Pourquoi un BAT dans le web ?

Le BAT peut aussi servir à protéger le graphiste et l’imprimeur.
En effet, si le client refuse le produit imprimé, il suffit de sortir le BAT validé et signé par ses soins pour lui faire entendre raison.
En web, la problématique est différente.
En effet, il n’est pas possible d’imprimer un design pour le faire signer (la taille imprimée ne correspondra jamais à ce que l’internaute verra sur son écran, à cause des différentes résolutions).

D’autant plus que nous avons un autre problème :
Comment présenter au mieux son design pour que le client se rende compte du rendu final de son site ?
Un pdf ? S’il ne le regarde pas en 100% sa vision sera biaisée.
Des captures d’écran ? Le problème reste le même.
Dans mon précédent article j’avais apporté un élément de réponse avec les mises en situations dans le navigateur.

Et la loi dans tout ça ?

Maintenant que nous avons réussi à présenter de manière réaliste notre production, comment la faire valider par le client et surtout, comment faire pour que cette validation tienne en cas de litige ?

En effet, on peut garder une trace avec les échanges de mails (toujours faire confirmer par mail ce qui s’est dit au téléphone !), mais ceux-ci ne concernent que des fichiers hébergés sur un serveur.
Rien d’aussi concret qu’un BAT papier avec une signature !

C’est pourquoi il faut toujours attacher en pièce jointe une archive comprenant les fichiers html, CSS et autres images à votre mail de demande de confirmation.
Ainsi le client et vous-même avez une preuve plus solide que de simples fichiers hébergés sur votre (ou son) serveur.

À noter que cette technique de BAT virtuelle est déjà pratiquée dans le monde des newsletters.
Un bon prestataire dans ce domaine vous enverra toujours la newsletter avant pour que vous la validiez.

Les limites de cette technique

Les MES dans les navigateurs sont bien belles, mais elles restent compliquées à mettre en place dans le cas d’un site à contenu liquide ou responsive.

Aussi, cela demande de conserver tous ses mails (pièces jointes comprises) mais je sais qu’en bons graphistes vous le faites déjà :)

Et vous, comment faites-vous pour faire valider vos webdesigns par le client ?

See you space designer.

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Réflexion autour du BAT pour un webdesign
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Dans le milieu du print, le graphiste dispose d'un outil puissant pour faire valider sa créa avant la mise en impression : le BAT. En ce qui concerne le Webdesign, comment donner un aperçu réaliste de notre produit final ?
Nicolas AUNE
Nicolas AUNE
PUShAUNE
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Auteur : PUShAUNE

Graphiste freelance, J'ai créé un collectif à Marseille appelé Bison Bleu. Je tiens un blog pour partager mes techniques et mes expériences. Je donne aussi des cours aux élèves de l’école Axe Sud.

2 commentaires

  1. Le , Alexis HERFELD a dit :

    Réflexion intéressante…
    En effet si le BAT print met tout le monde d’accord, dans le web de par la nature du support il est bien compliqué de faire valider des choix graphiques par le client, en particulier à distance, sans la certitude qu’il visualise bien ce que l’on a créé.
    Et les parasites sont nombreux : Type et version du navigateur (combien encore sous IE7…!), taille et définition d’écran, qui plus est dans le cas en effet de design responsive ou liquid, et que dire des couleurs ! Combien de fois une couleur a t elle été prise pour une autre, trouvée trop terne ou trop vive à cause de mauvais réglages ? Ben, pas mal je pense.

    Alors pour répondre à la question, pour ma part, et quand c’est possible va sans dire, je pense que rien ne vaut une petite démo live. Le fait d’être présent (pourquoi pas avec son ordinateur) par exemple à la découverte par le client d’une MES dans le navigateur ou mieux encore d’une maquette en ligne permet non seulement de neutraliser les parasites sus-cités :-) mais aussi d’identifier d’éventuelles erreurs d’ergonomie.

  2. Le , Jean a dit :

    Je rejoins votre article, il faut se protéger en tant que prestataire ! Je pense aussi que ca rassure le client de voir un BAT et ça fait aussi plus professionnel. Personnellement pour faire valider mes BAT je passe par la plateforme ClickToValid (https://clicktovalid.com/), le client doit valider les BAT et derrière on obtient une certification (à voir si ca peut servir de preuve légale ?). Si vous connaissez d’autres outils je suis preneur !

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