PGYTECH OneMo Tactical vs OneMo 2 : test terrain complet dans le Mercantour
Test terrain des PGYTECH OneMo Tactical et OneMo 2 : deux sacs photo-vidéo, deux usages et un vrai verdict après le Mercantour.
La quête du sac photo parfait, c’est un truc qui finit par obséder pas mal de vidéastes. On veut un sac capable de transporter beaucoup de matériel, de le protéger, de rester rapide à utiliser, et surtout de ne pas devenir une punition dès qu’on marche plus de vingt minutes.
Sur le papier, beaucoup de sacs promettent d’y arriver. Sur le terrain, c’est souvent une autre histoire.
Pour ce test, je suis parti dans le parc national du Mercantour avec deux sacs de la gamme OneMo de PGYTECH : le OneMo Tactical et le OneMo 2. Deux sacs, deux philosophies, deux manières d’aborder le transport de matériel photo-vidéo.

L’idée n’était pas de les ouvrir sur une table, de lire une fiche technique et de conclure en trois phrases. On les a chargés, portés, posés dans la poussière, manipulés en tournage, utilisés avec une longue focale, une Alexa Mini, des batteries, des optiques, de l’eau, de la nourriture et tout le bazar habituel d’un tournage terrain.
La vidéo dont est tiré cet article est sponsorisée par PGYTECH. La marque m’a fourni les sacs et a participé aux frais du week-end de tournage. En revanche, elle n’a pas eu de droit de regard sur mon avis, le script ou le montage. Et ça, c’est important de le préciser.
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PGYTECH OneMo : où se placent ces sacs dans la gamme ?
PGYTECH est une marque chinoise qui s’est d’abord fait connaître dans l’univers du drone, notamment avec des accessoires pour DJI : filtres ND, filtres polarisants, fixations et petits accessoires de terrain. La marque a ensuite étendu son catalogue vers les trépieds, les accessoires mobiles, les systèmes de fixation rapide et les sacs photo-vidéo.
Dans sa gamme de sacs, il faut comprendre trois grandes familles.
- OneGo correspond plutôt aux sacs du quotidien : un boîtier, une optique, un ordinateur, quelques affaires, et on part travailler ou se balader.
- OnePro vise des productions plus ambitieuses, avec une logique plus nature, trek, expédition et environnement exigeant.
- OneMo se place entre les deux : des sacs capables de transporter beaucoup de matériel, mais dans des contextes encore relativement maîtrisables.
La gamme OneMo est donc pensée pour des productions ambitieuses, mais pas pour partir en autonomie plusieurs jours en montagne. On parle plutôt de ville, de voyage, de tournage solo, de production légère à moyenne, de randonnée à la journée, ou d’un déplacement où l’on doit transporter un vrai setup sans sortir une valise de prod.
Le OneMo Tactical et le OneMo 2 partagent cet ADN modulaire, mais ils n’ont pas du tout la même personnalité. Le Tactical assume le terrain, le système MOLLE et le look militaire. Le OneMo 2 assume davantage la ville, le voyage, les transports et le côté passe-partout.
PGYTECH OneMo Tactical : le sac photo-vidéo orienté terrain
Le Tactical porte bien son nom. C’est celui qui a le look le plus énervé de la gamme. Il existe notamment en camouflage noir et en Coyote Brown, avec un système MOLLE, des attaches, des sangles, un patch et une esthétique franchement militaire.

Il faut donc déjà être à l’aise avec ce style. En montagne, dans une communication visuelle un peu nerveuse, ou si vous aimez ce type d’identité, ça peut très bien fonctionner. En ville ou dans un contexte plus discret, ce sera forcément plus clivant.
Attention aussi à son positionnement. Avec le OneMo Tactical, on peut faire de la randonnée, mais pas du trek. Ce n’est pas un sac fait pour partir plusieurs jours en autonomie. Il est plutôt pensé pour une sortie à la journée : on part de la voiture, on marche, on monte, on shoote, on redescend.
Le test s’est fait avec la version 35 litres. C’est la plus intéressante si vous voulez vraiment charger, parce qu’elle donne accès au grand compartiment photo-vidéo, à l’accès rapide supérieur et à une capacité extensible. Mais c’est aussi une taille qui devient vite lourde quand on commence à tout remplir.
Fabrication, protection et matériaux
Sur la fabrication, PGYTECH propose des matériaux résistants à l’eau. Il faut bien comprendre ce que ça veut dire : le sac n’est pas étanche à une grosse pluie, mais les tissus sont déperlants. Sur une pluie légère, de la rosée, des éclaboussures ou une humidité de terrain, l’eau reste davantage en surface au lieu d’être absorbée immédiatement.

Les fermetures éclair sont des YKK water resistant. Là encore, ce n’est pas une promesse d’étanchéité absolue, mais c’est rassurant pour un sac photo-vidéo utilisé dehors. Si le sac est correctement fermé, l’eau a moins de chances de rentrer par les zips sur une pluie raisonnable.

La qualité globale est bonne. Le sac utilise pas mal de zones caoutchoutées, avec un équilibre assez réussi entre rigidité et souplesse. Il n’est ni trop mou, ni trop rigide. Quand on le charge, qu’on le pose ou qu’on le retourne pour accéder au compartiment principal, il garde une vraie tenue. Sur un sac photo-vidéo, c’est loin d’être un détail : un sac trop mou devient vite pénible à organiser et protège moins bien le matériel.
Le compartiment principal du OneMo Tactical
Le compartiment principal occupe l’essentiel du volume. Sur la version 35 litres, il prend pratiquement toute la capacité disponible et s’ouvre à plat à 180 degrés. On a donc accès à tout le matériel d’un coup.

À l’intérieur, on retrouve un système de dividers à scratch. Ce n’est pas nouveau dans le monde du sac photo, mais ici l’exécution est vraiment sérieuse : les dividers sont rigides, bien finis, faciles à placer, et le scratch tient bien.

Dans ce compartiment, j’avais notamment :
- un boîtier ;
- deux optiques ;
- des petites action cams ;
- quatre batteries V-Lock ;
- les PicoMic pour enregistrer le vlog ;
- des cartes mémoire ;
- la nourriture pour deux personnes ;
- un k-way ;
- une petite trousse de secours ;
- de quoi boire.
Pour un 35 litres, on peut donc déjà partir avec un vrai setup photo-vidéo et du matériel de journée. Ce n’est pas juste un sac pour un boîtier et deux objectifs : c’est une base de tournage complète.
Rangements et accès rapides du OneMo Tactical
Le Tactical propose beaucoup d’accès et de poches secondaires. Et c’est indispensable, parce qu’en randonnée, un sac bien organisé mais lent à ouvrir devient vite pénible.
À l’arrière, on trouve une grande poche plate pour ordinateur ou tablette. Un MacBook Pro 16 pouces rentre facilement, et une petite lanière de sécurité vient retenir le matériel si le sac bascule ou s’ouvre un peu trop vite.

À l’avant, il y a une poche plus petite avec deux rangements internes type dividers. C’est la poche des petits accessoires qu’on veut sortir vite sans ouvrir le compartiment principal : action cam, bras magique, petits micros, cartes, filtres, chiffons, câbles courts. Dans mon usage, j’y avais placé une action cam avec un bras magique pour pouvoir faire du making-of rapidement.

Sur un côté, on a une poche externe capable d’accueillir un trépied compact ou une bouteille d’eau.

Sur l’autre côté, on a un accès latéral vers le compartiment photo-vidéo. Cet accès permet d’attraper un boîtier sans ouvrir tout le sac à plat. Dans mon cas, j’avais mon 100-400 mm à portée de main sur un clip, et un boîtier avec ultra grand angle dans le sac. L’accès latéral permettait donc d’alterner rapidement.

Juste à côté, PGYTECH ajoute une poche batterie avec indicateur de charge. Le principe est tout simple : on range les batteries dans cette zone, et quand une batterie est vide, on la marque comme épuisée. C’est exactement le genre de détail qui évite de mélanger batteries pleines et batteries vides au milieu d’une journée de tournage.

Sur le haut, la version 35 litres ajoute un accès rapide vers le compartiment principal. C’est l’une des grosses différences avec la version 25 litres. On peut y placer une softshell, un boîtier ou un accessoire qu’on veut récupérer sans poser le sac. Si le sac est lourd, quelqu’un peut même ouvrir cette poche pendant que vous le gardez sur le dos.

On trouve aussi une petite poche supérieure séparée, plus adaptée aux petits objets : powerbank, cartes mémoire, batteries légères, téléphone ou accessoires de tournage. Et une poche AirTag cachée permet de localiser le sac s’il finit dans une voiture, un train, un avion ou un coffre.
La grande poche avant : bonne idée, mais pas une poche à eau
À l’avant, le OneMo Tactical dispose d’une grande poche extensible très profonde. Elle s’ouvre de façon fluide, tient bien en place, et ajoute environ 10 litres de capacité. Sur la version 35 litres, on peut donc monter autour de 45 litres utiles.
À la base, cette poche est pensée pour accueillir une gimbal, par exemple un Ronin. Dans mon usage montagne, je l’ai détournée pour y mettre une poche à eau.

Et c’est là qu’on voit à la fois la force et la limite du sac. Oui, on peut mettre une poche à eau dans cette grande poche avant. Mais ce n’est pas prévu pour ça : il n’y a pas de crochet pour la suspendre correctement, la poche risque de s’écraser, et le tuyau doit passer à l’extérieur. Ça fonctionne en bricolage, mais ce n’est pas un vrai système d’hydratation intégré.
Sangles, système MOLLE et accessoires
Le sac est livré avec des sangles qui permettent d’accrocher du matériel à l’extérieur.
On peut les placer à l’avant, pour fixer une veste, une softshell ou un coupe-vent sans sacrifier de volume interne. On peut aussi les placer sous le sac pour accrocher ponctuellement un tapis de sol, un sac de couchage ou une tente. Je ne conseillerais pas de transformer ce sac en sac de trek, mais la possibilité existe.

Le système MOLLE est l’un des éléments distinctifs du Tactical. On trouve des panneaux à l’avant et sur les côtés. Sur l’avant, je trouve ça moins pratique : si on charge trop cette zone, on risque de gêner l’ouverture principale ou d’écraser ce qu’on a accroché quand on pose le sac ouvert.

Sur les côtés, en revanche, le MOLLE devient plus intéressant. J’y ai par exemple ajouté un étui rigide pour lunettes de soleil. Ça évite de prendre un emplacement dans le compartiment principal, tout en gardant les lunettes accessibles et protégées.

Sur les bretelles, on peut aussi fixer un accessoire type Capture Clip. Le positionnement est un peu plus bas que ce dont j’ai l’habitude avec Peak Design, mais en pratique ça fonctionne. Avec une longue focale, j’ai trouvé plus malin de fixer l’attache Arca Swiss sur le collier de trépied plutôt que sur le boîtier. Le poids se répartit mieux, ça tape moins dans la hanche, et on garde un boîtier avec optique accessible en permanence.

En randonnée, ce genre de détail compte. Si une marmotte, un oiseau ou un sujet intéressant apparaît, on peut dégainer vite, shooter, puis remettre le matériel en place.

Confort du OneMo Tactical
Le confort est probablement le point le plus important quand on choisit un sac photo-vidéo chargé. Et sur le Tactical, PGYTECH a fait plusieurs bons choix.
D’abord, le dos est ajustable. On peut régler la hauteur des bretelles en fonction de son gabarit, par exemple en S, M ou L. Pour les petits gabarits, c’est un vrai plus, parce que beaucoup de sacs photo de gros volume sont dimensionnés comme si tout le monde avait le même buste.
Le système dorsal est bien ventilé. Le dos n’est pas collé directement au sac, ce qui laisse circuler l’air et limite la transpiration. Sur une journée de randonnée, ça compte. Les appuis lombaires sont présents, le dos est large, et deux zones viennent stabiliser le haut du dos au niveau des omoplates.

Les bretelles sont larges, épaisses, bien rembourrées et elles aussi aérées. Elles donnent une impression haut de gamme et tombent bien sur les épaules. On retrouve aussi une sangle pectorale réglable en hauteur pour stabiliser le sac.
Le gros point discutable, c’est la ceinture ventrale. Elle existe, elle permet de déporter une partie du poids sur les hanches, et sur un sac de randonnée c’est indispensable. Mais elle est vendue séparément.
Pour moi, ce n’est pas normal. Sur un sac de 35 litres qu’on peut charger à 13 ou 15 kilos avec de l’eau et du matériel, la ceinture ventrale devrait être fournie de base. À ce niveau de charge, ce n’est pas un petit accessoire de confort : c’est une pièce centrale du portage.
Autre limite : pour les petits gabarits, elle ne se serre pas assez. Si vous faites un gabarit XS ou petit S, typiquement autour d’un 36-38 en pantalon, il faut vraiment faire attention à ce point. Le sac peut être bien conçu dans sa structure, mais si la ceinture ne prend pas correctement les hanches, le poids finit quand même dans les épaules.
Les bons points du OneMo Tactical
Le Tactical a beaucoup de qualités très concrètes.
- Les grandes poignées sur les côtés sont très pratiques pour sortir le sac d’une voiture, d’un coffre, d’un compartiment bagage, d’un bus ou d’un avion.
- Les fermetures éclair peuvent être sécurisées pour être plus difficiles à ouvrir discrètement.
- La rain cover est fournie, ce qui est cohérent avec un usage randonnée ou terrain.
- Le système MOLLE permet de customiser le sac avec des pochettes ou accessoires externes.
- Le patch ajoute une touche personnalisable qui colle bien à l’identité tactique du produit.
Les limites du OneMo Tactical
Pour moi, le Tactical a cinq vrais points faibles.
- La ceinture ventrale est vendue séparément, alors qu’elle devrait être fournie sur un sac de cette capacité.
- Cette même ceinture manque de rangements : une petite poche pour une barre, un déchet, un accessoire ou un point d’accroche aurait été logique.
- Le look militaire est clivant. Ce n’est pas un défaut technique, mais il faut l’assumer.
- La rain cover n’a pas de compartiment dédié. Il faut donc lui sacrifier une poche ou un espace de rangement.
- Il n’y a pas de vrai compartiment pour poche à eau, ce qui est dommage pour un sac présenté comme orienté nature et randonnée.
PGYTECH OneMo 2 : le sac photo-vidéo urbain et voyage
Le OneMo 2 change complètement de philosophie. Là où le Tactical assume le côté terrain et militaire, le OneMo 2 est beaucoup plus urbain, plus casual, plus discret et plus facile à imaginer dans une voiture, un train, un aéroport, un hôtel ou une journée de production en ville.

C’est le sac du vidéaste solo qui doit transporter beaucoup de matériel sans forcément partir en randonnée. On peut y mettre plusieurs boîtiers, plusieurs optiques, une gimbal, des accessoires, un ordinateur, une tablette et même des affaires personnelles.
En gros, c’est le pendant urbain du Tactical.
Fabrication et protection du OneMo 2
Comme sur le Tactical, on retrouve des matériaux de bonne qualité avec un tissu déperlant. Si vous prenez une pluie légère ou des éclaboussures entre deux transports, le matériel est mieux protégé.

Les fermetures éclair sont aussi des YKK water resistant, ce qui renforce la protection des poches et compartiments. Globalement, le niveau de finition est sérieux et cohérent avec le tarif du sac. Le OneMo 2 ne donne pas l’impression d’être un simple sac urbain avec deux dividers ajoutés dedans. C’est vraiment un sac de production pensé autour du transport de matériel.
Le compartiment principal du OneMo 2
Sur la version 35 litres, le OneMo 2 peut être chargé très sérieusement. Comme le Tactical, il s’ouvre à 180 degrés, ce qui donne accès à l’ensemble du compartiment principal.

À l’intérieur, on trouve deux poches plates dédiées au matériel informatique. La première accueille un gros ordinateur, typiquement un MacBook Pro 16 pouces. La seconde peut servir pour une tablette, un iPad ou même un second ordinateur fin. Pour un usage urbain ou voyage, c’est cohérent : on peut transporter à la fois la machine de travail et la tablette de contrôle.
La sécurisation ne se fait pas par scratch mais par une vraie sangle. C’est plus propre et plus rassurant. Le compartiment principal reprend ensuite le système de dividers modulaires. On peut organiser l’espace comme on veut : boîtiers, optiques, batteries, drone, micros, accessoires ou petite caméra.
Pendant le tournage, on a même réussi à mettre une Alexa Mini dans ce sac, avec des optiques, des batteries et des accessoires. Ce n’est pas son usage de base, mais ça montre qu’il peut encaisser du gros matériel.
La sacoche intégrée : le vrai argument voyage
La grosse différence avec le Tactical, c’est la sacoche intégrée. C’est un peu le « one more thing » du OneMo 2.

Cette sacoche prend une vraie partie du volume interne du sac, donc il faut accepter ce compromis. Mais elle peut être retirée et utilisée seule avec une sangle. Pour le voyage, c’est très malin.

En journée, on peut partir avec le gros sac, tout le matériel, l’ordinateur et les accessoires. Le soir, on laisse le gros sac à l’hôtel et on ne prend que la petite sacoche avec un boîtier, une optique, des cartes mémoire et un ou deux accessoires.

Dans mon cas, j’y avais mis un petit Nikon Z50, une deuxième optique 50-250, des cartes mémoire et un petit accessoire de secours. C’est exactement le type de setup que j’aime garder pour une sortie légère quand je voyage.

La sacoche a elle aussi un système de dividers. On peut la diviser en deux, trois ou plus selon ce qu’on veut transporter. Un petit divider interne peut transformer un espace unique en double poche, par exemple pour séparer cartes mémoire, filtre, batterie ou petit accessoire.

Elle peut aussi être agrandie avec une fermeture éclair, ce qui permet de mettre une optique plus grosse, voire un boîtier avec une optique montée. Et détail simple mais agréable : elle a une poignée.
Si vous ne voulez pas utiliser cette sacoche, vous pouvez la retirer et récupérer du volume dans le sac principal avec des dividers supplémentaires.
Rangements extérieurs du OneMo 2
Le OneMo 2 propose beaucoup de rangements extérieurs pour les accessoires de tournage : cartes mémoire, filtres, batteries, micros, gourde, trépied. Son organisation est plus urbaine que celle du Tactical : moins MOLLE, moins militaire, mais beaucoup de poches propres et intégrées.
En haut, on trouve une première poche avec trois compartiments. Elle est adaptée aux petits accessoires qu’on veut attraper vite : micros sans fil, batteries, cartes, câbles courts, filtres ou outils de nettoyage. Elle contient aussi une poche zippée en mesh pour éviter que les petits objets se baladent.

Sur le côté, on retrouve une poche latérale avec une seconde poche interne, et le même système d’indication de batterie que sur le Tactical. On peut donc distinguer les batteries pleines des batteries vides sans réfléchir pendant le tournage.
On a aussi un accès rapide par le haut vers le compartiment principal, si un boîtier est placé dans cette zone. Juste à côté, une petite poche peut servir aux objets personnels ou vraiment urgents. Typiquement, en été, c’est le genre d’endroit où je mettrais des antihistaminiques.
Sur l’autre côté, on trouve encore une poche avec du mesh et une petite fermeture éclair, puis une grande poche très profonde pour transporter un trépied ou une gourde. Une sangle permet de sécuriser l’ensemble, et la poche est assez profonde pour accueillir une bouteille d’eau conséquente sans donner l’impression qu’elle va tomber au premier mouvement.
Il y a aussi une poche cachée pour AirTag, comme sur le Tactical.

À l’avant, on trouve une grande poche extensible qui ajoute environ 10 litres de capacité. Sur un 35 litres, ça permet de monter autour de 45 litres utiles. Cette poche est énorme, zippée, et contient elle aussi des rangements internes : mesh et emplacement pour gimbal.

C’est l’un des grands intérêts du OneMo 2 : on peut séparer le matériel de production des affaires personnelles. Si vous partez en train, en avion ou en bus, vous pouvez mettre votre setup photo-vidéo d’un côté et votre trousse de toilette, vos vêtements ou vos affaires de voyage de l’autre.

En rangement pur, le OneMo 2 est peut-être un peu moins modulaire que le Tactical, mais il permet de transporter beaucoup de choses dans un usage urbain ou voyage.
Confort du OneMo 2
Le OneMo 2 reste confortable, mais il n’a pas exactement le même objectif que le Tactical.
Au niveau du dos, on trouve de gros renforts, surtout au niveau des lombaires. Le maintien est bon, et le sac donne une sensation de structure quand il est chargé. En revanche, l’aération est moins poussée que sur le Tactical. C’est logique : on est sur un sac plus urbain. Il respire un peu, mais si vous l’utilisez par grosse chaleur ou sur une longue marche, vous allez transpirer davantage.
Les bretelles sont larges et rembourrées. Elles sont un peu moins épaisses que celles du Tactical, mais restent confortables. Elles correspondent bien à un usage urbain chargé : marcher jusqu’à un lieu de tournage, prendre les transports, porter le sac dans un aéroport ou tenir une journée de production.
La sangle pectorale est meilleure que celle du Tactical. Elle se règle bien en hauteur et s’adapte plus facilement à la morphologie.
Sur les bretelles, on peut fixer un Capture Clip ou celui de PGYTECH, mais seulement du côté gauche. À droite, on trouve une poche pour smartphone. Cette poche permet d’avoir le téléphone immédiatement accessible, ce qui colle bien à l’usage urbain et voyage, mais elle bloque aussi la symétrie pour ceux qui voudraient choisir librement le côté du clip.

La sangle ventrale est un bon point. Elle est amovible, donc on peut la retirer en ville pour garder un look plus discret. Et surtout, elle est plus adaptée aux petits gabarits que celle du Tactical : on peut vraiment la serrer correctement.
Attention quand même au choix de la capacité. Si vous êtes en XS ou S, je conseillerais plutôt le 25 litres. Le 35 litres peut taper dans le bas du dos ou dans les fesses et devenir moins agréable à porter sur la durée. Si vous êtes plutôt M, L ou XL, le 35 litres sera plus cohérent.
Les bons points du OneMo 2
Le OneMo 2 a plusieurs points forts très nets.
- Il est discret en ville et attire moins l’attention que le Tactical.
- Il transporte beaucoup de matériel, avec informatique, boîtiers, optiques, accessoires, gimbal et affaires personnelles.
- Il fonctionne très bien pour un vidéaste solo ou une production légère avec plusieurs boîtiers et optiques.
- La sacoche intégrée est excellente pour le voyage, parce qu’elle permet de sortir léger une fois arrivé.
- La grande poche avant extensible permet de transporter une gimbal, des vêtements ou des affaires personnelles.
- Les fermetures éclair peuvent être sécurisées, ce qui est rassurant dans les transports.
- Les grosses poignées sur le haut et les côtés facilitent la manipulation dans une voiture, un train, un avion ou un coffre.
Prix des PGYTECH OneMo Tactical et OneMo 2
Le OneMo Tactical en version 25 litres se trouve autour de 180 euros selon les revendeurs. La version 35 litres se trouve plutôt entre 230 et 280 euros.
Pour un sac photo-vidéo sérieux, c’est dans la norme. En dessous de 200 euros, les sacs vraiment sérieux sont rares. On peut acheter un sac bas de gamme moins cher, mais on risque de le payer avec son dos, une mauvaise organisation et une protection moins fiable du matériel.
À 180 euros, le Tactical 25 litres a un très bon rapport qualité-prix. À 280 euros, le Tactical 35 litres devient un peu cher, surtout si on ajoute ensuite la ceinture ventrale en option. En revanche, s’il est trouvé vers 230 ou 250 euros, ça devient beaucoup plus raisonnable.
Le OneMo 2 est légèrement plus cher. La version 25 litres se situe autour de 200 euros, et la version 35 litres autour de 270 euros.
Au vu de la qualité, des rangements, de la modularité et de la sacoche intégrée, le prix me semble cohérent. Le OneMo 2 donne davantage l’impression d’un système complet pour voyage et production urbaine, notamment grâce à la sacoche amovible et à la grande poche extensible.
OneMo Tactical ou OneMo 2 : lequel choisir ?
Après ce test, je comprends mieux où se place la gamme OneMo. Ce ne sont pas des sacs ultra casual comme les OneGo. Ce ne sont pas non plus des sacs de grosse expédition comme les OnePro. Ce sont des sacs intermédiaires pour des productions ambitieuses, mais dans des environnements encore relativement calmes.
Le OneMo 2 m’a clairement convaincu. Pour de la production urbaine, du voyage, du tournage solo chargé ou un déplacement avec du matériel et quelques affaires personnelles, il répond très bien à sa cible. C’est un sac qui comprend bien les contraintes du vidéaste qui bouge : transporter beaucoup, rester organisé, protéger le matériel, puis pouvoir sortir plus léger grâce à la sacoche.
Demain, si je dois prendre l’avion ou partir en voyage avec du matériel photo-vidéo, c’est probablement le OneMo 2 que je prends. Je peux y mettre un vrai setup, garder des compartiments pour mes affaires personnelles, et avoir une petite sacoche pour sortir le soir sans trimballer toute la production.
Le Tactical, lui, me laisse un avis plus nuancé. Ce n’est pas un mauvais sac. Au contraire : il est bien construit, modulaire, protecteur, très riche en poches, agréable pour une petite randonnée ou une sortie terrain d’une journée.
Mais je trouve qu’il n’est pas totalement aligné avec son image de sac nature. Pour un vrai usage montagne, il lui manque un compartiment pour poche à eau, une ceinture ventrale fournie de base, et une ceinture mieux adaptée aux petits gabarits. Ce sont des détails qui deviennent très importants dès qu’on marche longtemps avec un sac chargé.

Je recommanderais donc le OneMo Tactical plutôt pour de la balade, de la petite randonnée, du chemin DFCI, du terrain léger, ou même de l’urbain si vous assumez le look tactique. Si votre image de marque est un peu plus nerveuse, si vous aimez le côté militaire, si vous voulez un sac très modulaire avec MOLLE et beaucoup d’accès, il peut avoir beaucoup de sens.
Mais pour de la grosse randonnée, du trek ou une vraie sortie montagne exigeante, je regarderais plutôt ailleurs, ou du côté de sacs plus spécialisés. Le Tactical peut encaisser une journée de terrain, mais ce n’est pas le sac que je choisirais pour partir plusieurs jours.
Dans tous les cas, la qualité de fabrication des deux sacs est très bonne. Les tissus, les zips, les dividers, les poignées et l’organisation générale donnent une vraie impression de sérieux. Ce sont des sacs auxquels je ferais confiance pour transporter du matériel.
Le seul vrai point d’attention, c’est le gabarit. Si vous êtes petit gabarit, prenez plutôt les versions 25 litres. Les 35 litres transportent plus, mais ils peuvent devenir trop hauts ou trop imposants selon votre morphologie. Si vous êtes plus grand ou plus large, les versions 35 litres seront plus adaptées, surtout si vous chargez vraiment les sacs.
Au final, le OneMo 2 est pour moi le choix le plus évident pour le voyage et la production urbaine. Le OneMo Tactical reste intéressant pour ceux qui veulent un sac terrain modulaire, mais il demande d’accepter ses compromis : look militaire, ceinture ventrale optionnelle, et absence de vraie gestion de poche à eau.