Test Synco XTalk Master : les meilleurs intercoms pour tournage en équipe ?

Posté par le

0 commentaires :(

Les Synco XTalk Master font partie de ces accessoires qu’on sous-estime facilement… jusqu’au jour où l’on commence à tourner en équipe. Sur un plateau, un bon système d’intercom change tout : la communication est plus fluide, le niveau de stress baisse et la production gagne immédiatement en efficacité.

On parle souvent caméras, optiques, lumière ou son, mais beaucoup plus rarement de communication interne sur un plateau. Et c’est dommage, parce qu’à partir du moment où une production réunit plusieurs personnes, ce sujet devient central.

Quand les informations circulent mal, tout le monde perd du temps, le niveau sonore grimpe, l’organisation se dégrade et l’ambiance générale se tend. À l’inverse, quand toute l’équipe peut se coordonner proprement, la prod devient beaucoup plus lisible et beaucoup plus professionnelle.

Utilisation des Intercoms sur un shooting phoot publicitaire.

C’est exactement pour ça que les intercoms ont fini par prendre une place importante dans mon workflow. J’utilise les Synco XTalk Pro depuis plus d’un an sur mes tournages. J’en ai 13, et même s’ils ont quelques défauts, ils me rendent service sur absolument toutes mes prods.

Les XTalk Pro utilisés sur mon dernier court métrage.

Avec l’arrivée des Synco XTalk Master, j’avais donc envie de voir si cette nouvelle génération corrigeait vraiment les points faibles que je connaissais déjà sur le terrain.

Les XTalk Pro et XTalk Master.

Je précise aussi un point important : Synco m’avait envoyé 5 XTalk à l’époque, puis les XTalk Master que je teste ici m’ont également été fournis par la marque. En revanche, comme d’habitude, j’ai attendu de les avoir vraiment utilisés sur des productions avant d’en parler, et la marque n’a pas de droit de regard sur ce que je vais dire. C’est donc un retour terrain, pas une fiche produit déguisée.

Le sujet de cet article, ce n’est pas seulement de savoir si ces casques sont bien finis ou s’ils tiennent la batterie. C’est surtout de comprendre pourquoi un intercom devient rapidement un must-have dès qu’on travaille en équipe, et en quoi les XTalk Master apportent quelque chose de vraiment intéressant par rapport aux solutions plus classiques.

Pourquoi un intercom change concrètement la vie sur un tournage

Dès qu’une prod dépasse deux ou trois personnes, la communication devient un vrai problème. Quelqu’un a besoin d’une info, il se met à crier. Quelqu’un d’autre est à l’autre bout du bâtiment, donc on crie encore plus fort. Devant un client, ce n’est pas très sérieux. Et au quotidien, c’est franchement fatigant.

En plus du côté peu élégant, cette manière de fonctionner donne rapidement l’impression d’un plateau mal tenu. L’image est simple mais assez juste : parfois, certaines productions ressemblent plus au vieux port à 7 heures du matin entouré de poissonniers qu’à une équipe parfaitement coordonnée. Et ça, à la longue, ça stresse le client, ça fatigue l’équipe, et ça tape un peu sur les nerfs de tout le monde.

Avant, j’utilisais des talkies-walkies. Le problème, c’est que ce n’est pas très pratique. On ne garde pas vraiment les mains libres, et sur une prod, on a souvent besoin de ses deux mains. C’est encore plus vrai quand on est déjà en train de gérer une situation un peu tendue, par exemple en montant un 750 watts sur une boom sans avoir mis les gueuses avant. Oui, ça sent le vécu.

Avec un intercom porté sur la tête en permanence, la logique change complètement. L’information circule instantanément, chacun peut réagir vite, et le plateau reste calme. On ne gagne pas seulement en confort, on gagne aussi en professionnalisme perçu. Et sur une prestation, ça compte énormément.

Qualité de fabrication : mieux que les XTalk Pro, sans être premium

Sur la qualité de fabrication, les XTalk Master montent clairement d’un cran par rapport aux XTalk Pro. Cela dit, je ne vais pas vendre du rêve : au premier abord, ils ne donnent pas non plus une sensation de produit luxueux. Le plastique n’est pas vraiment premium, et le revêtement tire plutôt vers un simili-cuir assez classique.

Ils ne me semblent pas pensés comme des produits réellement taillés pour la pluie ou pour les conditions extrêmes. En théorie, ce ne sont pas des casques que j’aurais spontanément envie d’utiliser sous une averse. En pratique, je l’ai pourtant fait pendant environ quatre heures sous une pluie modérée, et ils sont encore là pour en parler. Ce n’est pas une raison pour les maltraiter, mais ça montre au moins qu’ils ne se désintègrent pas à la première goutte.

Les XTalk Pro en utilisation sous la pluie.

Ce côté un peu cheap doit aussi être remis dans son contexte. Yann, qui est pointeur à l’Épicentre et qui bosse aussi régulièrement en caméra-car, m’a dit que la qualité perçue lui semblait au final assez proche de celle des Eartec qu’il utilise dans son milieu de travail. Autrement dit, ce niveau de finition semble assez normal dans cette catégorie d’intercoms.

Yann, le pointeur.

Donc oui, on n’est pas sur un objet premium au sens marketing du terme. Mais sur le terrain, la fabrication reste cohérente avec le marché et avec l’usage auquel ces casques sont destinés.

Une ergonomie très bien pensée pour la vraie vie sur un plateau

Un seul écouteur, et c’est précisément le bon choix

Le premier point ergonomique très réussi, c’est le choix du mono-oreille. Il n’y a qu’un seul écouteur, et c’est volontaire. Le but est de rester en communication avec son équipe tout en gardant une oreille libre sur son environnement.

Le Xtalk Master donne un look de GI Joe.

Sur un tournage, on échange en permanence avec des gens qui n’ont pas de casque : un client, un talent, quelqu’un de la prod, un assistant, un figurant à recadrer. Avec un système à une seule oreille, vous n’avez pas besoin d’enlever et remettre votre casque toutes les trente secondes. Vous restez opérationnel en continu.

C’est aussi un vrai plus en matière de sécurité. Garder une oreille libre permet d’entendre ce qui se passe autour de soi, de capter un imprévu, de réagir à un problème ou à un mouvement dangereux. C’est un détail en apparence, mais sur un plateau chargé, ce genre de détail compte.

Autre bon point : le casque peut se porter à droite comme à gauche. Que vous soyez droitier, gaucher, ou simplement plus à l’aise avec une oreille dominante, vous pouvez l’adapter à votre usage. Dans mon cas, mon oreille forte est la droite, donc je le porte de ce côté.

Le micro relevable est l’une des meilleures idées du produit

Le fonctionnement du micro est extrêmement bien pensé. Quand vous baissez le micro, il s’active automatiquement. Vous parlez, et toute l’équipe vous entend immédiatement. À l’inverse, quand vous relevez le micro, vous passez en mute. Le micro est coupé, et votre équipe ne vous entend plus.

C’est particulièrement utile dès que vous devez parler à un talent, à un client ou à quelqu’un sans vouloir diffuser la conversation à tout le monde. En pratique, on passe instantanément d’un mode de coordination collective à une discussion privée, sans chercher de bouton et sans casser le rythme du tournage.

Et oui, c’est aussi très utile quand vous allez aux toilettes. Là aussi, true story.

Ce qui est vraiment intéressant avec ce système, c’est qu’il pousse tout le monde à garder le casque sur la tête en permanence. On arrive sur la prod, on distribue les casques, chacun le garde, et dès qu’il faut partager une info, il suffit d’abaisser le micro. Toutes les informations utiles deviennent immédiatement disponibles pour toute l’équipe, ce qui fait gagner un temps énorme sur une journée complète.

Le monitoring audio intégré est un vrai bonus terrain

Autre point très intéressant : on peut utiliser ces casques pour monitorer son son. Sur une interview, par exemple, il suffit de brancher un câble jack depuis le boîtier vers le casque. Cela permet de contrôler sa piste audio tout en restant en communication avec le reste de l’équipe.

Focus sur l'entrée jack du XTalk Master.

L’entrée jack du XTalk Master.

Dit autrement, vous n’êtes plus obligé de vous isoler complètement pour vérifier votre prise de son. Vous continuez à coordonner le tournage tout en contrôlant que votre audio reste propre. Il y a simplement une contrainte à respecter : la sortie audio du boîtier doit être en mono, sinon vous n’entendrez le signal que dans une seule oreille, ce qui est logique avec un casque mono.

Deux exemples de tournage où l’intercom change tout

Il y a au moins deux productions récentes où ces casques m’ont vraiment montré leur intérêt. La première, c’était le tournage de 3e Round. Sur ce projet, on avait un plan-séquence assez complexe où toute l’équipe devait être parfaitement synchronisée.

Sur ce plan précis, j’étais cadreur. J’avais aussi un pointeur pour gérer la mise au point, un assistant pour éviter que quelqu’un ne tape dans la Steadicam, et deux assistants lumière qui déplaçaient les projecteurs en fonction de mon placement et de ce qui entrait dans le cadre. Tout le monde devait intervenir au bon moment, sans se gêner et sans casser le rythme du plan. Dans ce genre de situation, communiquer en criant n’est tout simplement pas une option.

Le RIG ultra compact typé action.

Avec les intercoms, chacun avait le micro directement sur la tête. On pouvait tous parler et s’entendre en temps réel, annoncer nos actions, ajuster nos décisions, et s’adapter immédiatement à ce qui se passait. Résultat : une coordination beaucoup plus fluide, beaucoup plus précise, et surtout beaucoup plus efficace.

Le second exemple est encore plus parlant. Pour une autre vidéo, on avait monté cinq décors sur un plateau de 800 m², avec 100 figurants et une équipe technique de 19 personnes. Là aussi, le plan à tourner était un plan-séquence où la caméra passait d’une scène à l’autre. Les talents, la lumière, le cadreur et le pointeur devaient être parfaitement synchronisés, avec en plus seulement deux prises autorisées. Autant dire qu’il y avait un peu de pression.

Sur ce type de production, les intercoms ne sont plus un confort mais un vrai outil d’exécution. Ils nous ont permis de mener la mission à bien parce qu’ils rendaient possible une synchronisation très fine, sans créer de chaos sonore sur le plateau.

Des boutons simples, mais bien pensés

Niveau interface physique, on reste sur quelque chose d’assez simple. On trouve un bouton on/off, puis quatre boutons à l’arrière de l’écouteur. Les boutons plus et moins servent au volume, donc jusque-là rien de très mystérieux.

Les boutons présents sur le Xtalk Master.

Les boutons présents sur le Xtalk Master.

En restant appuyé sur le bouton +, on active le mode PTT, anciennement appelé mode dominant. Le nouveau nom n’est pas plus mal. Concrètement, ce mode permet de mettre tout le monde en mute et de rester le seul à pouvoir parler. Dans certaines configurations, c’est très utile.

En restant appuyé sur le bouton , on active la réduction de bruit. Et les boutons A et B servent à gérer les groupes. Ce n’est pas une interface compliquée, mais elle reste efficace et suffisamment claire pour un usage terrain.

Le système Master Free est la vraie révolution des XTalk Master

Le point le plus important de cette nouvelle génération, c’est clairement la synchronisation. Quand on achète ces casques, ils sont déjà synchronisés entre eux. On les allume, et ils sont prêts à fonctionner immédiatement.

On peut connecter jusqu’à huit intercoms. C’est moins que les XTalk Pro, qui pouvaient monter jusqu’à 13 casques connectés, mais la gestion de la synchronisation est bien meilleure.

Le vrai problème des XTalk Pro, comme de beaucoup d’intercoms concurrents, vient du système pyramidal de type master/slave. On a un casque principal, puis des casques dépendants. Et comme dans tout système pyramidal, si la tête saute, tout l’ensemble s’effondre. Si le casque master se déconnecte pour une raison X ou Y, plus personne ne peut communiquer. Le master devient un single point of failure, et c’est l’un des plus gros défauts de ce type d’intercom.

Le système pyramidal des XTalk Pro.

Avec les XTalk Master, Synco corrige ce problème grâce à un fonctionnement Master Free. Il n’y a plus de hiérarchie pyramidale, mais un maillage entre les casques. Résultat : pas de master, pas de point de défaillance unique, pas de désynchronisation si quelqu’un quitte temporairement le réseau.

Le système en nœud de Synco.

Le système en nœud de Synco.

C’est vraiment pratique sur le terrain. Si vous avez déjà utilisé des intercoms, vous avez probablement déjà vécu le moment où la personne qui porte le master s’éloigne du plateau, et où tout le monde perd la connexion. Avec les XTalk Master, ce problème disparaît.

Mieux encore : si trois personnes quittent le plateau pour aller gérer autre chose, comme le catering par exemple, elles peuvent continuer à communiquer entre elles, pendant que les autres restent connectés de leur côté. C’est comme si deux groupes se formaient naturellement, sans avoir à ouvrir une appli ni reconfigurer quoi que ce soit. Tout reste fluide. Et pour une prod en équipe, c’est franchement un énorme avantage.

Gestion des groupes et application mobile

Puisqu’on parle de groupes, les XTalk Master permettent de base de créer deux groupes distincts : A et B. Il suffit d’appuyer longuement sur les boutons correspondants pour rejoindre ou quitter un groupe.

Personnellement, j’utilise ça quand je suis sur une production mêlant photo et vidéo. Dans ce cas, je place souvent l’équipe photo sur le groupe A et l’équipe vidéo sur le groupe B. De cette manière, les conversations des uns ne polluent pas inutilement le travail des autres.

J’ai aussi parfois un DA et un assistant volant connectés aux deux groupes pour pouvoir recevoir et transmettre les infos de part et d’autre. Et ça, c’était impossible avec les XTalk Pro précédents.

Il est également possible de connecter les casques à l’application Synco pour créer deux groupes supplémentaires, assigner rapidement des intercoms à un ou plusieurs groupes, et ajuster certains réglages. L’application est d’ailleurs très bien faite, ce qui mérite d’être signalé.

Dernier petit bonus : Synco fournit aussi des patchs velcro pour identifier visuellement les rôles de chaque membre de l’équipe. Ce n’est pas la fonction la plus importante du produit, mais c’est un accessoire malin, un peu plus propre que du gaffer coloré, et ça ajoute une petite touche pro sur le plateau.

Qualité sonore : excellente, avec une latence enfin maîtrisée

Ces casques sont pratiques à utiliser, mais encore faut-il que la qualité audio suive. Et de mon expérience, elle est tout simplement excellente. On entend très clairement les membres de l’équipe, même quand ils parlent à voix basse. Il n’y a pas besoin de hausser le ton ni de forcer sa voix. Une communication naturelle suffit.

C’est particulièrement agréable sur les longues journées de tournage. On peut communiquer en continu sans se fatiguer vocalement, tout en restant très intelligible pour le reste de l’équipe.

Ayant utilisé les deux modèles, je trouve aussi que les XTalk Master font mieux que les XTalk Pro en qualité audio pure. Le son est plus clair, plus propre, les voix sont mieux définies, et l’ensemble est plus confortable à l’usage au quotidien.

Le volume disponible est lui aussi très bon, et je l’ai constaté de manière très concrète sur le tournage de mon dernier court-métrage. Ce jour-là, on avait une quarantaine de figurants qui hurlaient autour d’une cage de free fight pendant que deux comédiens se battaient à l’intérieur. Le niveau sonore était donc extrêmement élevé.

De mon côté, je tournais en anamorphique, soit en Steadicam, soit avec un rig compact orienté action. Dans cette configuration, je ne pouvais pas faire le point moi-même. C’était Yann qui s’en chargeait, et on devait rester en communication permanente pour se synchroniser et décider immédiatement si le plan était bon ou s’il fallait refaire une prise.

Malgré tout ce bruit, je l’entendais parfaitement, et lui m’entendait tout aussi bien. Même chose pour les assistants lumière perchés sur des échelles pour ajuster les sources. On n’a eu aucun problème de communication pendant toute la durée du tournage.

Mais l’amélioration la plus marquante par rapport aux XTalk Pro, c’est la latence. Sur les Pro, le décalage pouvait approcher une demi-seconde, ce qui était l’un des gros reproches faits à la gamme. Sur les XTalk Master, le décalage audio a été divisé par dix. On passe à environ 45 millisecondes, autant dire qu’on ne le ressent quasiment plus.

C’est un très gros point, parce qu’une latence trop marquée rend certains usages pénibles, voire impossibles, notamment en broadcast. Avec cette nouvelle génération, on obtient un système beaucoup plus crédible pour la fiction, le clip, la pub ou le broadcast.

Portée et franchissement des obstacles : de très bonnes surprises

En matière de portée, les performances sont elles aussi très bonnes. Synco annonce jusqu’à 500 mètres entre chaque casque. Je n’ai pas souvent l’occasion de tester une telle distance sur un plateau, simplement parce que 500 mètres, c’est déjà énorme dans la plupart des cas d’usage.

En revanche, j’ai pu utiliser les XTalk Master dans une configuration répartie sur deux voitures différentes. Dans la première, il y avait le pilote et l’opérateur caméra. Dans la seconde, les deux assistants. Malgré la distance et le fait que les équipes soient séparées, la communication est restée parfaitement claire et stable, sans coupure notable.

Ce qui m’a encore plus surpris, c’est la manière dont le signal traverse les obstacles. Ici, dans le studio où j’ai pu les tester, je suis en sous-sol dans un vieux bâtiment marseillais avec des murs très épais. Et encore en dessous, il y a un autre niveau de sous-sol avec une salle de sport entourée de murs en béton massif et de roche.

Même dans cette configuration, quelqu’un situé tout en bas peut communiquer sans problème avec une personne au rez-de-chaussée, soit deux niveaux plus haut. Pour des casques dans cette gamme, c’est une performance franchement impressionnante.

Autonomie et système de charge : moins que les Pro sur le papier, mais largement suffisant

Synco annonce une autonomie d’environ 15 heures en utilisation continue. C’est moins que les XTalk Pro, mais cela reste largement suffisant pour couvrir une journée entière de prod. Dans mon expérience, je n’ai jamais eu de véritable souci de batterie avec les XTalk, et pourtant ils ont enchaîné les tournages.

Une fois la batterie vide, il faut compter environ deux heures et demie pour la recharger. La batterie est amovible, et surtout les XTalk Master sont livrés avec deux batteries par intercom. Donc au pire, on échange la batterie et on repart immédiatement.

Les chargeurs ont eux aussi été améliorés. Ceux des XTalk Pro faisaient vraiment cheap. Les nouveaux modèles paraissent plus sérieux, plus propres, et permettent de charger simultanément six batteries avec un vrai port d’alimentation sécurisé. Là encore, ce n’est pas spectaculaire sur le papier, mais dans la vraie vie, c’est un vrai progrès.

Prix : un positionnement très solide pour une équipe

Le kit de huit casques coûte 1 499 €. Pour ce prix, on obtient les intercoms, une valise de transport de très bonne facture et 16 batteries. Clairement, on ne se moque pas de vous.

Si vous n’avez pas besoin d’un pack de huit, il existe aussi un pack de quatre casques à 799 €, un pack de deux casques à 399 €, ainsi que la possibilité d’acheter un casque à l’unité à 199 €.

On est donc légèrement plus cher que les XTalk Pro, qui étaient vendus en pack de neuf à 1 099 €. Mais honnêtement, 1 499 € pour 8 casques ou 799 € pour 4, c’est un excellent rapport qualité-prix, surtout au regard de l’évolution du système.

Oui, des concurrents comme les Hollyland Solidcom SE Pro peuvent être un peu moins chers. Mais ils reposent encore sur un système master/slave qui me semble aujourd’hui complètement archaïque. À mes yeux, dans cette gamme, les Synco restent parmi les propositions les plus cohérentes du marché, avec une ergonomie vraiment solide.

XTalk Pro vs XTalk Master : faut-il passer à la nouvelle génération ?

Si vous vous demandez quelles sont les différences concrètes entre les XTalk Pro et les XTalk Master, il y en a plusieurs, et elles sont loin d’être anecdotiques.

La première, c’est la portée. Sur le papier, les XTalk Pro pouvaient monter jusqu’à un kilomètre, contre 500 mètres pour les Master. Mais dans la vraie vie, cette différence est largement compensée par le nouveau système de communication des XTalk Master.

Là où les XTalk Pro fonctionnaient sur une logique pyramidalе avec un casque master et des casques dépendants, les XTalk Master utilisent un système maillé sans master. Chaque casque communique directement avec les autres. Il n’y a donc plus de point de défaillance unique, et le système devient bien plus fiable sur le terrain.

Autre grosse évolution : la connexion à une application mobile. Cela permet de gérer les groupes plus facilement, d’assigner les casques, et d’accéder à des réglages avancés. C’est une fonctionnalité qui n’existait pas vraiment sur les XTalk Pro. Et pour ceux qui travaillent sur Mac, c’est loin d’être un détail : à l’époque, mettre à jour les XTalk Pro relevait parfois de la galère, avec un logiciel disponible uniquement sous Windows.

L’autonomie, en revanche, est légèrement en retrait. Les XTalk Pro pouvaient atteindre 24 heures d’utilisation, contre environ 15 heures pour les Master. Mais dans la pratique, ces 15 heures restent largement suffisantes pour une journée complète, surtout avec deux batteries par casque.

Le système de charge a lui aussi progressé. Les nouveaux chargeurs sont plus robustes, plus pratiques et plus propres à utiliser au quotidien.

Le chargeur des Xtalk Pro.

Le chargeur des Xtalk Pro.

Le chargeur des Xtalk Master.

Le chargeur des Xtalk Master.

Au final, les XTalk Master corrigent la plupart des limites des XTalk Pro. Ils proposent un système plus moderne, plus fiable, mieux pensé pour les besoins réels des productions actuelles.

Mon avis sur les Synco XTalk Master

La vraie question, au fond, c’est de savoir à qui s’adressent ces casques. Pour moi, la réponse est simple : à toute personne qui travaille en équipe, en photo comme en vidéo.

Dès que vous êtes deux ou plus sur un set, ces casques deviennent utiles. En studio ou sur un plateau, ils permettent de réduire le niveau sonore global tout en améliorant la qualité de la communication. Et sur le terrain, ils deviennent carrément indispensables dès que les gens sont éloignés les uns des autres, ou que l’environnement est bruyant, complexe ou venteux.

Ce ne sont pas des gadgets. Ce ne sont pas des accessoires qu’on utilise juste pour faire plus pro ou pour avoir l’air mieux équipé. Ce sont de vrais outils de travail, capables d’améliorer la productivité, la réactivité et l’efficacité globale d’un tournage.

Ils renforcent aussi votre image professionnelle auprès des clients et des équipes avec lesquelles vous travaillez. Et oui, on sait tous qu’avoir un intercom sur la tête et un gaffer à la ceinture, ça vous donne immédiatement une allure de pro. Et les clients aiment travailler avec des pros.

Le pointeur peut communiquer avec le cadreur via les intercoms.

Personnellement, les XTalk font aujourd’hui complètement partie de mon workflow. Je les utilise sur toutes mes productions et je ne reviendrai pas en arrière. C’est clairement un investissement que je recommande à toute personne qui travaille régulièrement en équipe et qui veut monter en gamme dans son organisation.

Petit conseil d’ailleurs : prévoyez toujours plus de casques que le nombre de personnes de votre équipe principale. Dans ma boîte de production, on est six, mais sur un tournage, il y a souvent une régie, une maquilleuse, un photographe de plateau ou des assistants supplémentaires qui viennent se greffer. Avoir quelques casques en plus permet d’intégrer tout le monde dans la communication, et ça change énormément la fluidité générale.

En résumé, les Synco XTalk Master ne sont pas seulement de bons intercoms. Ce sont surtout des outils qui rendent un plateau plus calme, plus lisible, plus efficace et plus professionnel. Et quand on a commencé à travailler comme ça, il devient franchement difficile de revenir en arrière.

Tu kiffes ? Alors partage avec tes potes !

Sois pas timide, lâche tes com’ !

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.